No. 102465852

Marcel Jouhandeau - Lot de 8 livres de Marcel Jouhandeau: - 1924
No. 102465852

Marcel Jouhandeau - Lot de 8 livres de Marcel Jouhandeau: - 1924
Lot de 8 livres de Marcel Jouhandeau:
- Chroniques maritales - Paris, Gallimard, 1938 - 222 pp. - 12 X 19 cm. (ex. S.P.)
- Mémorial V Le language de la tribu - Paris, Gallimard, 1955 - 266 pp. - 12 X 19 cm. ( ex. nr 124 sur Lafuma-Navarre)
- Ces messieurs - Paris, editions Lilac, 1951 - 104 pp. - 12 X 19 cm. (ex. nr 842/932 sur pur fil Johannot)
- Opales - Paris Librairie Gallimard, 1928 - 222 pp. - 12 X 19 cm. (ex. S.P.) (dédicacé et signé par Jouhandeau)
- Un monde - sans lieu, Gallimard, 1950 - 267 pp. - 12 X 19 cm. (ex. S.P.) ( dédicacé et signé par Jouhandeau)
- Les pincengrain - Paris, éditions de la nouvelle revue française, 1924 - 237 pp. - 12 X 19 cm. ( ex. nr 379/750) (un signature sur le faux titre)
- Essai sur moi-même - sans lieu, Margueray, 1946 - 294 pp. - 14 X 20.5 cm. (ex. Nr XXXVIII/L sur papier vélin du Marais pur fil) (signé et dédicacé par Jouhandeau)
- Le parricide imaginaire - éditions de la pléiade, Paris, 1930 - 196 pp. - 15.5 x 21.5. ( édition originale sans numéro)
Livres en assez bon état. Quelques dos abîmés par le papier de mauvaise qualité. En état de lecture et d'usage.
Track et trace.
Emballage professionnel.
Envoi assuré.
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Marcel Jouhandeau, né à Guéret (Creuse) le 26 juillet 1888 et mort à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) le 7 avril 1979, est un écrivain français.
Fils d'Anne Alexandrine Marie Blanchet (1861-1936) et de Pierre Paul Jouhandeau (1860-1930), né d'un père boucher dans une famille commerçante de Guéret installée rue de la Mairie (actuelle rue de l'Ancienne Mairie), Marcel Henri Paul Jouhandeau est élevé jusqu'à l'âge de neuf ans par sa tante Alexandrine. Marqué au visage par une malformation labiale, il se tourne dès ses jeunes années — sous l'influence d'une jeune fille (Jeanne Martin) qui avait été novice au carmel de Limoges — vers un catholicisme mystique et il envisage son entrée au séminaire.
À la suite d'une lecture, en 1908, il prend conscience de son homosexualité latente et, bien plus tard, parmi ses amants il comptera Michel Leiris. Cette même année il part pour Paris, étudie quelques mois au lycée Henri-IV, puis à la faculté des lettres. Il écrit alors ses premiers contes. Il devient professeur au collège privé Saint-Jean-de-Passy à partir de janvier 1913.
Son homosexualité entre dès lors en conflit avec sa foi catholique et, toute sa vie, il oscillera entre la célébration du corps masculin et le vécu mortifère de sa sexualité au point qu'en février 1914, dans un élan mystique, il brûle tous ses manuscrits et tente de se suicider. La crise passée, il revient à l'écriture sur les conseils en particulier de son ami Léon Laveine. Il écrit ce qu'il appelle des contes, ce sont des chroniques inspirées par sa ville natale de Guéret qu'il baptise Chaminadour.
Durant la Première Guerre mondiale, il est versé dans le service auxiliaire et affecté à l'arrière comme secrétaire à Guéret. Il publie La Jeunesse de Théophile en 1921 et, en 1924, Les Pincengrain. Ces textes déclenchent une vive animosité des Guérétois à son égard.
Il se marie à quarante ans, le 4 juin 1929, à Paris, avec une ancienne danseuse, Élisabeth Toulemon, dite Caryathis, Élise dans son œuvre. Amie de Jean Cocteau et de Max Jacob, elle avait été la maîtresse de Charles Dullin. Élise espère détourner son mari de ses penchants pour les garçons mais, au cours des années 1930, ceux-ci l'emporteront à nouveau et s'imposeront définitivement à la fin de sa vie. Il en parle ouvertement dans divers ouvrages comme Chronique d'une passion, Du pur amour, Tirésias.
Les Jouhandeau habitent Paris près de la porte Maillot. Ses livres sont publiés aux éditions Gallimard (sept titres chez Grasset à la suite d'une brouille avec Gaston). Professeur de latin durant 37 ans afin d'assurer sa sécurité financière à côté de son œuvre, il part à la retraite en juillet 1949.
De 1936 à 1941, il écrit quatre articles antisémites dont trois seront réunis dans une plaquette, Le Péril juif, éditée par Sorlot. Il s'y félicite que grâce à l'Allemagne « le sort des juifs puisse être du moins négativement réglé pour l’Europe, en attendant une solution plus universelle ». En 1941, il participe au « congrès de Weimar » (organisé par Goebbels) sur l'invitation de Gerhard Heller. Partent avec lui Abel Bonnard, Pierre Drieu la Rochelle, Brasillach, Fabre-Luce, Chardonne, Fraigneau, Fernandez. En décembre 1941, Jouhandeau publie Témoignage, un court article où il développe son admiration pour l'Allemagne, dans La NRF de Drieu. À la Libération, son dossier sera classé sans suite. Dans ses Journaliers, longue chronique de 28 volumes, il reviendra à plusieurs reprises sur cette période de son œuvre.
En mai 1944, Élise Jouhandeau dénonce à la Gestapo Jean Paulhan comme « Juif », et Bernard Groethuysen, comme « communiste ». Marcel Jouhandeau prévient ainsi Paulhan de l'acte de sa femme : « Ce que j'aime le plus au monde a dénoncé ce que j'aime le plus au monde[réf. nécessaire] ».
Vers 1949, les Jouhandeau recueillent une fillette, Céline. Son éducation est un échec. À sa majorité elle met au monde un garçon, Marc, que les Jouhandeau adopteront (le père est reparti pour l'Italie, abandonnant mère et enfant). C'est finalement le vieux Jouhandeau (à plus de 80 ans) qui s'occupera de Marc : l'enfant est omniprésent dans les derniers Journaliers et devient la raison de vivre du vieil auteur.
En 1950, il adhère à l'Association des amis de Robert Brasillach.
Roger Peyrefitte le décrit plusieurs fois dans ses romans sous le pseudonyme transparent de Marcel Jouvenceau. Ce dernier personnage ayant été présenté dans Les Juifs comme un antisémite, Jouhandeau porte plainte contre l’auteur mais est débouté.
Élise Jouhandeau meurt en 1971. Ce couple infernal occupe une place importante dans l'œuvre.
Atteint de cécité, Marcel Jouhandeau cesse d'écrire en 1974. Il consacre ses dernières années à son petit-fils Marc et meurt d'un cancer de l'estomac en 1979 à Rueil-Malmaison, son domicile depuis 1960.
Il est inhumé au cimetière de Montmartre (division 30). (cfr. Wikipédia)
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