[144 large Engraved Plates] - Bonaventure - Ancienne Rome - 1780
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![[144 large Engraved Plates] - Bonaventure - Ancienne Rome - 1780 #3.2](https://assets.catawiki.com/image/cw_ldp_l/plain/assets/catawiki/assets/2026/5/19/4/2/2/4220dd8c-1ac9-42ea-9b9b-36f94d6709ca.jpg)
![[144 large Engraved Plates] - Bonaventure - Ancienne Rome - 1780 #4.3](https://assets.catawiki.com/image/cw_ldp_l/plain/assets/catawiki/assets/2026/5/19/c/b/5/cb51d249-425e-4fea-842a-0b7135b1652f.jpg)
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144 TAVOLES EN FOLIO IMPÉRIALE - AU PREMIER ÉTAT, SUR PAPIER IMMACULÉ - LES REMPARTS DE ROME
Mastodontique (535x435 mm) et une collecte archéologique spectaculaire dédiée aux ruines de l’antique Rome, publiée à Amsterdam en 1709 et considérée comme l’une des plus fascinantes témoignages du goût antiquaire européen entre le XVIIe et le XVIIIe siècle.
L’œuvre de Bonaventura van Overbeke transforme les monuments romains en un véritable théâtre de la mémoire impériale: le Colisée, le Castel Sant’Angelo, temples, arches, mausolées et fragments architecturaux sont représentés avec une sensibilité scénique typiquement baroque, suspendue entre document archéologique et mélancolie des ruines. Les gravures ne sont pas de simples vues, mais des constructions visuelles à fort impact théâtral, où l’antiquité apparaît comme un monde gigantesque, fragmentaire et quasi métaphysique. Ce volume eut une influence immense sur la culture antiquaire européenne et contribua à diffuser l’image romantique de Rome en ruine bien avant le Grand Tour éclairé.
VALEUR MARCHÉ
Les éditions originales des “Restes de l’Ancienne Rome” d’Overbeke sont très recherchées sur le marché antiquaire international, particulièrement pour la qualité et le nombre des gravures à l’acide. Les exemplaires complets et bien conservés peuvent généralement atteindre des valeurs comprises entre 4 000 et 10 000 euros, avec des cotations supérieures pour des copies fraîches ou dans des reliures importantes. Les copies incomplètes de certaines planches conservent néanmoins un intérêt notable pour leur force décorative et pour l’importance de l’œuvre dans l’histoire de l’archéologie antiquaire.
DESCRIPTION PHYSIQUE ET CONDITION
Divisé en trois livres avec son frontispice propre. Première édition française. Reliure plein veau marbré, avec des signes d’usure et dépourvue de la platine arrière. Présent le demi-titre du premier volume. Frontispices imprimés en rouge et noir. Portrait gravé de l’auteur. Ont été conservées 144 planches gravées, sur 146, dont une en double page. Manquent le frontispice gravé, le portrait de la reine Anne. Initiales typographiques dans le texte. Pages avec quelques déliquescences et brunissures physiologiques. Dans les livres anciens, avec une histoire pluriséculaire, peuvent être présentes quelques imperfections, non toujours relevées dans la description. Pp. (2); 28nn; 92; 86; 66.
TITRE COMPLET ET AUTEUR
Les Restes de L’Ancienne Rome.
Amsterdam, Jean Crellius, 1709.
Bonaventura van Overbeke.
Contexte et signification
L’œuvre de Bonaventura van Overbeke appartient au grand moment de la redécouverte antiquaire de Rome entre XVIIe et XVIIIe siècle. Artiste, graveur et collectionneur flamand, Overbeke visita Rome à la fin du XVIIe siècle, réunissant dessins, bas-reliefs et études des principaux monuments antiques. Le résultat fut l’une des publications archéologiques les plus spectaculaires de l’époque baroque. Contrairement aux œuvres purement techniques ou archéologiques, “Les Restes de l’Ancienne Rome” construit une véritable esthétique de la ruine. Les monuments ne sont pas présentés comme des répertoires froids, mais comme des organismes gigantesques usés par le temps, plongés dans des paysages théâtraux et des atmosphères suspendues. Le Colisée apparaît comme une montagne architecturale fracturée; le Castel Sant’Angelo comme une forteresse presque irréelle; les temples et les arches deviennent des symboles de la caducité de l’empire. Cette sensibilité influa profondément sur la culture du Grand Tour et le goût européen pour les ruines classiques. L’œuvre anticipe en partie l’imaginaire romantique et sublime du XVIIIe siècle, transformant Rome en une ville-spectre où le passé impérial continue de vivre à travers ses monuments sculptés dans la pierre.
Les gravures constituent en outre une documentation extrêmement importante de l’état des monuments romains avant les grandes transformations urbanistiques modernes.
BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR
Bonaventura van Overbeke (1660-1705) fut peintre, graveur et antiquaire flamand. Formé dans l’environnement artistique des Pays-Bas méridionaux, il séjourna à Rome où il développa un profond intérêt pour l’archéologie classique et pour la représentation des antiquités. Son œuvre principale, publiée à titre posthume en 1709, devint l’un des textes fondamentaux de l’antiquaria européenne et contribua de manière décisive à la diffusion du goût pour les ruines romaines au XVIIIe siècle.
HISTORIQUE D’IMPRESSION ET CIRCULATION
La première édition française de 1709 fut publiée à Amsterdam par Jean Crellius, quelques années après la mort de l’auteur. L’œuvre rencontra un succès immédiat parmi les aristocrates, antiquaires, architectes et voyageurs européens grâce à l’exceptionnelle qualité des gravures et à la grandeur du format. Nombreuses copies furent ensuite démantelées pour la vente séparée des planches, particulièrement prisées comme éléments décoratifs. Les exemplaires complets sont aujourd’hui relativement rares sur le marché antiquaire international.
BIBLIOGRAPHIE ET RÉFÉRENCES
ICCU / OPAC SBN: recensions des éditions de “Les Restes de l’Ancienne Rome”.
WorldCat: Amsterdam, Jean Crellius, 1709.
Berlin Katalog.
Brunet, Manuel du Libraire, IV.
Cicognara, Catalogo ragionato dei libri d’arte e d’antichità.
Fowler Architectural Collection.
À propos du vendeur
144 TAVOLES EN FOLIO IMPÉRIALE - AU PREMIER ÉTAT, SUR PAPIER IMMACULÉ - LES REMPARTS DE ROME
Mastodontique (535x435 mm) et une collecte archéologique spectaculaire dédiée aux ruines de l’antique Rome, publiée à Amsterdam en 1709 et considérée comme l’une des plus fascinantes témoignages du goût antiquaire européen entre le XVIIe et le XVIIIe siècle.
L’œuvre de Bonaventura van Overbeke transforme les monuments romains en un véritable théâtre de la mémoire impériale: le Colisée, le Castel Sant’Angelo, temples, arches, mausolées et fragments architecturaux sont représentés avec une sensibilité scénique typiquement baroque, suspendue entre document archéologique et mélancolie des ruines. Les gravures ne sont pas de simples vues, mais des constructions visuelles à fort impact théâtral, où l’antiquité apparaît comme un monde gigantesque, fragmentaire et quasi métaphysique. Ce volume eut une influence immense sur la culture antiquaire européenne et contribua à diffuser l’image romantique de Rome en ruine bien avant le Grand Tour éclairé.
VALEUR MARCHÉ
Les éditions originales des “Restes de l’Ancienne Rome” d’Overbeke sont très recherchées sur le marché antiquaire international, particulièrement pour la qualité et le nombre des gravures à l’acide. Les exemplaires complets et bien conservés peuvent généralement atteindre des valeurs comprises entre 4 000 et 10 000 euros, avec des cotations supérieures pour des copies fraîches ou dans des reliures importantes. Les copies incomplètes de certaines planches conservent néanmoins un intérêt notable pour leur force décorative et pour l’importance de l’œuvre dans l’histoire de l’archéologie antiquaire.
DESCRIPTION PHYSIQUE ET CONDITION
Divisé en trois livres avec son frontispice propre. Première édition française. Reliure plein veau marbré, avec des signes d’usure et dépourvue de la platine arrière. Présent le demi-titre du premier volume. Frontispices imprimés en rouge et noir. Portrait gravé de l’auteur. Ont été conservées 144 planches gravées, sur 146, dont une en double page. Manquent le frontispice gravé, le portrait de la reine Anne. Initiales typographiques dans le texte. Pages avec quelques déliquescences et brunissures physiologiques. Dans les livres anciens, avec une histoire pluriséculaire, peuvent être présentes quelques imperfections, non toujours relevées dans la description. Pp. (2); 28nn; 92; 86; 66.
TITRE COMPLET ET AUTEUR
Les Restes de L’Ancienne Rome.
Amsterdam, Jean Crellius, 1709.
Bonaventura van Overbeke.
Contexte et signification
L’œuvre de Bonaventura van Overbeke appartient au grand moment de la redécouverte antiquaire de Rome entre XVIIe et XVIIIe siècle. Artiste, graveur et collectionneur flamand, Overbeke visita Rome à la fin du XVIIe siècle, réunissant dessins, bas-reliefs et études des principaux monuments antiques. Le résultat fut l’une des publications archéologiques les plus spectaculaires de l’époque baroque. Contrairement aux œuvres purement techniques ou archéologiques, “Les Restes de l’Ancienne Rome” construit une véritable esthétique de la ruine. Les monuments ne sont pas présentés comme des répertoires froids, mais comme des organismes gigantesques usés par le temps, plongés dans des paysages théâtraux et des atmosphères suspendues. Le Colisée apparaît comme une montagne architecturale fracturée; le Castel Sant’Angelo comme une forteresse presque irréelle; les temples et les arches deviennent des symboles de la caducité de l’empire. Cette sensibilité influa profondément sur la culture du Grand Tour et le goût européen pour les ruines classiques. L’œuvre anticipe en partie l’imaginaire romantique et sublime du XVIIIe siècle, transformant Rome en une ville-spectre où le passé impérial continue de vivre à travers ses monuments sculptés dans la pierre.
Les gravures constituent en outre une documentation extrêmement importante de l’état des monuments romains avant les grandes transformations urbanistiques modernes.
BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR
Bonaventura van Overbeke (1660-1705) fut peintre, graveur et antiquaire flamand. Formé dans l’environnement artistique des Pays-Bas méridionaux, il séjourna à Rome où il développa un profond intérêt pour l’archéologie classique et pour la représentation des antiquités. Son œuvre principale, publiée à titre posthume en 1709, devint l’un des textes fondamentaux de l’antiquaria européenne et contribua de manière décisive à la diffusion du goût pour les ruines romaines au XVIIIe siècle.
HISTORIQUE D’IMPRESSION ET CIRCULATION
La première édition française de 1709 fut publiée à Amsterdam par Jean Crellius, quelques années après la mort de l’auteur. L’œuvre rencontra un succès immédiat parmi les aristocrates, antiquaires, architectes et voyageurs européens grâce à l’exceptionnelle qualité des gravures et à la grandeur du format. Nombreuses copies furent ensuite démantelées pour la vente séparée des planches, particulièrement prisées comme éléments décoratifs. Les exemplaires complets sont aujourd’hui relativement rares sur le marché antiquaire international.
BIBLIOGRAPHIE ET RÉFÉRENCES
ICCU / OPAC SBN: recensions des éditions de “Les Restes de l’Ancienne Rome”.
WorldCat: Amsterdam, Jean Crellius, 1709.
Berlin Katalog.
Brunet, Manuel du Libraire, IV.
Cicognara, Catalogo ragionato dei libri d’arte e d’antichità.
Fowler Architectural Collection.
