Άγαλμα προστασίας - Nkishi - Songye - Λαϊκή Δημοκρατία του Κονγκό (χωρίς τιμή ασφαλείας)

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Περιγραφή από τον πωλητή

Statue de protection Nkishi de RDC de 27 cm ramenée vers 1975 par mon père ingénieur agronome en mission pour l orstom en RDC lors d'un déplacement en pays Songyé.
Elle était dans cet état lorsqu il l a acheté. La patine est absente sur une partie des jambes, du ventre et les doigts de la main droite sont effacés Petite fissure sur l arrière du socle. Les mains se rejoignent sur un ventre rebondi et une charge devait être insérée sur le nombril prohéminant.
La tête est bien conforme aux normes des Songye. La corne sur le crâne est absente, a cet endroit le crâne est percé jusque dessous le socle, sans doute une charge était insérée et retirée ensuite pour la mettre en vente quand elle avait accompli son "travail"
Belle piece de colection sans prix de réserve

"Utilisée comme un moyen de médiation entre les hommes et les esprits des défunts, cette statue protectrice nkishi (pl. mankishi) nous éclaire sur le monde spirituel et rituel complexe des Songye, établis au cœur des savanes boisées du sud de la République démocratique du Congo.

Une statue protectrice nkishi était le fruit du travail à la fois du sculpteur et du nganga (pl. baganga), le devin-guérisseur ou spécialiste rituel. Pour la réalisation des mankishi communautaires, on faisait souvent appel aux meilleurs sculpteurs. L’arbre était soigneusement choisi, pour ses qualités curatives par exemple. L’abattage et le travail de sculpture étaient fortement ritualisés, régis par des règles et des interdits, et faisaient l’objet de sacrifices et d’offrandes pour s’attirer la bienveillance des esprits. Une fois l’effigie réalisée par le sculpteur, le nganga intervenait pour activer le nkishi. Cette activation était rendue possible par l’adjonction d’une ou plusieurs charges magiques portant le nom de bishimba. Cette charge magique était placée sur des points vitaux, comme la tête, le dos ou le ventre, la zone ombilicale étant généralement la zone privilégiée. Le bishimba était composé d’un amalgame d’ingrédients magiques et symboliques, uniquement connus du praticien et sélectionnés avec précision par ses soins. Selon Dunja Hersak, des cheveux ou des ongles des habitants du village, le cordon ombilical de jumeaux, des plumes de hibou, des griffes de félidés, ou encore des ossements de guerriers pouvaient entrer dans la composition du bishimba. La sélection de ces composantes magiques se faisait en fonction des qualités attendues du nkishi ; qualités censées favoriser son efficacité face aux sortilèges à déjouer. Ces substances actives, protectrices et bénéfiques, jouaient un rôle de premier ordre dans la lutte contre les esprits maléfiques et les fauteurs de troubles, à un niveau individuel et collectif. Sans cette charge magique, le nkishi n’avait aucun pouvoir. Des examens par tomographie X réalisés sur une statue nkishi du musée du quai Branly - Jacques Chirac (Inv. 70.2012.29.1.1) ont permis de lever le voile sur certains secrets gardés par ces effigies, jusqu’à présents insoupçonnés car indétectables à l’œil nu. Outre la présence de la charge ventrale bishimba, les résultats ont révélé un important système de galeries internes - notamment une communication entre l’axe partant du nombril et l’axe de la colonne vertébrale - qui se déploient à l’ intérieur de la statue, sortes de tuyaux nourriciers permettant de renouveler la puissance magique du nkishi"

NEYT François in JOUBERT Hélène (Dir.), Éclectique : Une collection du XXIe siècle, Paris, musée du quai Branly - Jacques Chirac ; Flammarion, 2016, p. 82.

Statue de protection Nkishi de RDC de 27 cm ramenée vers 1975 par mon père ingénieur agronome en mission pour l orstom en RDC lors d'un déplacement en pays Songyé.
Elle était dans cet état lorsqu il l a acheté. La patine est absente sur une partie des jambes, du ventre et les doigts de la main droite sont effacés Petite fissure sur l arrière du socle. Les mains se rejoignent sur un ventre rebondi et une charge devait être insérée sur le nombril prohéminant.
La tête est bien conforme aux normes des Songye. La corne sur le crâne est absente, a cet endroit le crâne est percé jusque dessous le socle, sans doute une charge était insérée et retirée ensuite pour la mettre en vente quand elle avait accompli son "travail"
Belle piece de colection sans prix de réserve

"Utilisée comme un moyen de médiation entre les hommes et les esprits des défunts, cette statue protectrice nkishi (pl. mankishi) nous éclaire sur le monde spirituel et rituel complexe des Songye, établis au cœur des savanes boisées du sud de la République démocratique du Congo.

Une statue protectrice nkishi était le fruit du travail à la fois du sculpteur et du nganga (pl. baganga), le devin-guérisseur ou spécialiste rituel. Pour la réalisation des mankishi communautaires, on faisait souvent appel aux meilleurs sculpteurs. L’arbre était soigneusement choisi, pour ses qualités curatives par exemple. L’abattage et le travail de sculpture étaient fortement ritualisés, régis par des règles et des interdits, et faisaient l’objet de sacrifices et d’offrandes pour s’attirer la bienveillance des esprits. Une fois l’effigie réalisée par le sculpteur, le nganga intervenait pour activer le nkishi. Cette activation était rendue possible par l’adjonction d’une ou plusieurs charges magiques portant le nom de bishimba. Cette charge magique était placée sur des points vitaux, comme la tête, le dos ou le ventre, la zone ombilicale étant généralement la zone privilégiée. Le bishimba était composé d’un amalgame d’ingrédients magiques et symboliques, uniquement connus du praticien et sélectionnés avec précision par ses soins. Selon Dunja Hersak, des cheveux ou des ongles des habitants du village, le cordon ombilical de jumeaux, des plumes de hibou, des griffes de félidés, ou encore des ossements de guerriers pouvaient entrer dans la composition du bishimba. La sélection de ces composantes magiques se faisait en fonction des qualités attendues du nkishi ; qualités censées favoriser son efficacité face aux sortilèges à déjouer. Ces substances actives, protectrices et bénéfiques, jouaient un rôle de premier ordre dans la lutte contre les esprits maléfiques et les fauteurs de troubles, à un niveau individuel et collectif. Sans cette charge magique, le nkishi n’avait aucun pouvoir. Des examens par tomographie X réalisés sur une statue nkishi du musée du quai Branly - Jacques Chirac (Inv. 70.2012.29.1.1) ont permis de lever le voile sur certains secrets gardés par ces effigies, jusqu’à présents insoupçonnés car indétectables à l’œil nu. Outre la présence de la charge ventrale bishimba, les résultats ont révélé un important système de galeries internes - notamment une communication entre l’axe partant du nombril et l’axe de la colonne vertébrale - qui se déploient à l’ intérieur de la statue, sortes de tuyaux nourriciers permettant de renouveler la puissance magique du nkishi"

NEYT François in JOUBERT Hélène (Dir.), Éclectique : Une collection du XXIe siècle, Paris, musée du quai Branly - Jacques Chirac ; Flammarion, 2016, p. 82.

Λεπτομέρειες

Indigenous object name
Nkishi
Ομάδα έθνικ/πολιτισμός
Songye
Χώρα προέλευσης
Λαϊκή Δημοκρατία του Κονγκό
Period
Late 20th century
Υλικό
Ξύλο
Sold with stand
Όχι
Κατάσταση
Fair condition
Τίτλος έργου τέχνης
Statue of Protection
Height
27 cm
Width
8 cm
Depth
9 cm
Βάρος
410 g
Provenance
Ιδιωτική συλλογή
Πωλήθηκε από τον/-ην
ΓαλλίαΕπαληθεύτηκε
193
Πουλημένα αντικείμενα
100%
Ιδιώτης

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