編號 100101293

Ferdinand BUISSON (1841-1932), prix Nobel de la Paix - 3 lettres du Prix Nobel de la Paix, Ferdinand Buisson - 1885
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Ferdinand BUISSON (1841-1932), prix Nobel de la Paix - 3 lettres du Prix Nobel de la Paix, Ferdinand Buisson - 1885
3 lettres autographes signées de Ferdinand BUISSON, philosophe et pédagogue, co-fondateur de la Ligue des Droits de l’homme, prix Nobel de la Paix (1928). Elles sont adressée à « mon cher consul général ». 10 pp. in-8. Paris, décembre 1885.
Au sujet de l’aide qu’il octroie à une proche parente qui a des projets mégalomaniaques. Il explique la situation. « Hélas, la pauvre femme est une trop proche parente. Il y a 29 ans, Dieu merci, que nous n’avons aucune relation avec elle et sa famille (sauf pour des interventions pécuniaires que je voudrais bien ne pas renouveler trop souvent). La pauvre femme et une autre sœur à elle sont victimes d’une éducation absurde : leur mère leur a persuadé qu’elles étaient de grandes artistes, appelées aux plus grandes destinées. Toutes deux sont dans une misère irrémédiable, qui ne les guérit pas de leur folie. Je vous épargne les détails. Marthe de Ribaucourt, dont la raison me parait particulièrement ébranlée (on a déjà dû l’enfermer une fois si ce n’est deux dans une maison de santé) s’est jetée dans les excentricités de l’armée du Salut […]. Elle m’a demandé de lui fournir les moyens de s’installer à Genève, avec toute de sorte de plans chimériques pour y fonder un établissement musical de premier ordre. Je ne lui ai rien répondu, sachant par expérience ce qu’il en coûte. Mais j’ai écrit à un autre proche parent à elle, M. Duproix, professeur à la Faculté des lettres de Genève, pour lui dire que si, à part ses rêves de mégalomanie, elle se mettait à Genève à donner modestement des leçons ou à prendre des pensionnaires, et si elle avait besoin pour cela de quelque argent, je le lui ferais tenir, pourvu qu’elle ne sût pas que cela vient de moi […] ».
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