Nro. 98352193

Mask - Nepali (Ei pohjahintaa)
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Mask - Nepali (Ei pohjahintaa)
Masque domestique protecteur des ethnies des moyennes montagnes du Nepal
Les masques du Népal des Moyennes Collines (ou Middle Hills Masks) appartiennent à une tradition riche et complexe, enracinée dans les croyances animistes et chamaniques des populations montagnardes du pays — notamment les groupes Magar, Rai, Tamang, Gurung, Limbu, et Sunuwar, vivant entre 800 et 2 500 m d’altitude. Ces masques, souvent taillés dans le bois, ne sont pas de simples objets décoratifs : ils possèdent une fonction cultuelle et protectrice étroitement liée aux rituels de la vie quotidienne et religieuse.
Les populations des Moyennes Collines pratiquent une forme de syncrétisme religieux, mêlant :
Animisme et chamanisme (culte des esprits de la nature, des ancêtres, et des forces invisibles) ;
Hindouisme populaire, intégré dans les pratiques locales ;
Parfois une influence bouddhiste (notamment chez les Tamang et Gurung).
Le masque sert d’intermédiaire entre le monde visible et le monde des esprits — un outil pour canaliser, conjurer ou apaiser ces forces.
Les masques représentent souvent :
Des divinités locales ou des esprits tutélaires (bons ou mauvais) ;
Des ancêtres déifiés ;
Des démons ou fantômes (souvent grotesques ou grimaçants) ;
Des animaux symboliques liés à la montagne et à la forêt (ours, singe, tigre, oiseau, etc.).
La laideur ou la férocité du masque n’a rien de négatif : elle sert à effrayer les démons, à protéger la maison ou à purifier un espace rituellement.
Selon les régions et les ethnies, le masque peut avoir plusieurs fonctions :
a) Usage chamanique
Le chaman (appelé jhankri ou phedangma) utilise le masque lors des rituels de guérison, de transe ou d’exorcisme.
Le masque devient alors un vecteur d’incarnation : le chaman ne « porte » pas le masque, il devient l’esprit qu’il représente.
b) Masques domestiques protecteurs
Beaucoup de masques sont accrochés à l’entrée des maisons ou dans les greniers pour éloigner les maladies, les maléfices et les mauvais esprits.
Ce sont des masques-apotropaïques (protecteurs), comparables aux gyen tibétains.
c) Masques festifs et danses rituelles
Dans certaines communautés, des danses masquées sont exécutées lors des fêtes agraires, de la nouvelle année ou des rites funéraires.
Elles mettent en scène l’affrontement entre forces bénéfiques et maléfiques, rétablissant l’harmonie cosmique.
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