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Sylvain Barberot - Kiss me
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Sylvain Barberot - Kiss me

"Kiss me" est le moulage d'un crâne humain réalisé en caramel. Ce crâne est suspendu à 1,7 m du sol et à 37 cm du mur de manière à ce que le spectateur puisse le lécher, l'embrasser. Embrasser la mort en vue de la faire disparaître. Il s'agit donc d'une oeuvre non pérenne et vouée à ne pas survivre au temps. L’œuvre Kiss s’inscrit avec une remarquable acuité dans la tradition des vanités, tout en en proposant une réinterprétation profondément contemporaine et participative. À première vue, l’objet impose une présence troublante : un crâne humain, forme universelle de la mortalité, est ici reproduit avec une précision quasi anatomique, mais transfiguré par une matière inattendue, le caramel. Cette substance, à la fois séduisante et périssable, introduit une tension immédiate entre attraction et répulsion. Le choix du caramel n’est pas anodin. Il convoque l’univers de l’enfance, du plaisir sucré, du désir immédiat. Pourtant, cette douceur est appliquée à la représentation de la mort, créant un contraste saisissant. Là où les vanités classiques opposaient richesse et fugacité, Kiss met en scène une dialectique entre consommation et disparition. Le spectateur n’est plus simplement confronté à l’image de la mort : il est invité à y participer physiquement. La dimension participative de l’œuvre constitue son geste le plus radical. Suspendu à hauteur de bouche, le crâne devient accessible, presque offert. Le titre, Kiss, introduit une ambiguïté essentielle : s’agit-il d’un baiser, geste d’affection et d’intimité, ou d’un contact plus primitif, celui de la langue qui goûte, qui prélève, qui altère ? En léchant l’œuvre, le spectateur engage son propre corps dans un processus de transformation. Il devient agent de l’érosion, acteur de la disparition progressive de la forme. Ainsi, l’œuvre ne se contente pas de représenter la vanité : elle la performe. Chaque interaction réduit l’objet, le déforme, jusqu’à son éventuelle annihilation. Le temps, habituellement suggéré dans les vanités traditionnelles, est ici accéléré et rendu visible. La dégradation n’est plus abstraite, elle est tangible, presque intime. Ce geste de consommation renvoie également à une forme de cannibalisme symbolique : absorber le crâne, c’est incorporer la mort, la rendre momentanément sienne. Par ailleurs, Kiss interroge la relation entre œuvre et spectateur dans le contexte contemporain. Là où l’art est souvent protégé, sacralisé, ici il est vulnérable, exposé, dépendant des gestes du public. L’œuvre accepte sa propre fin comme condition de son existence. Elle n’est complète que dans sa disparition programmée. En définitive, Kiss propose une méditation incisive sur la finitude humaine, en transformant un motif classique en expérience sensorielle et collective. Entre désir et destruction, douceur et macabre, elle rappelle que toute jouissance est éphémère, et que la disparition n’est pas seulement une idée, mais un processus auquel nous participons, parfois avec une troublante délectation.

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"Kiss me" est le moulage d'un crâne humain réalisé en caramel. Ce crâne est suspendu à 1,7 m du sol et à 37 cm du mur de manière à ce que le spectateur puisse le lécher, l'embrasser. Embrasser la mort en vue de la faire disparaître. Il s'agit donc d'une oeuvre non pérenne et vouée à ne pas survivre au temps.

L’œuvre Kiss s’inscrit avec une remarquable acuité dans la tradition des vanités, tout en en proposant une réinterprétation profondément contemporaine et participative. À première vue, l’objet impose une présence troublante : un crâne humain, forme universelle de la mortalité, est ici reproduit avec une précision quasi anatomique, mais transfiguré par une matière inattendue, le caramel. Cette substance, à la fois séduisante et périssable, introduit une tension immédiate entre attraction et répulsion.

Le choix du caramel n’est pas anodin. Il convoque l’univers de l’enfance, du plaisir sucré, du désir immédiat. Pourtant, cette douceur est appliquée à la représentation de la mort, créant un contraste saisissant. Là où les vanités classiques opposaient richesse et fugacité, Kiss met en scène une dialectique entre consommation et disparition. Le spectateur n’est plus simplement confronté à l’image de la mort : il est invité à y participer physiquement.

La dimension participative de l’œuvre constitue son geste le plus radical. Suspendu à hauteur de bouche, le crâne devient accessible, presque offert. Le titre, Kiss, introduit une ambiguïté essentielle : s’agit-il d’un baiser, geste d’affection et d’intimité, ou d’un contact plus primitif, celui de la langue qui goûte, qui prélève, qui altère ? En léchant l’œuvre, le spectateur engage son propre corps dans un processus de transformation. Il devient agent de l’érosion, acteur de la disparition progressive de la forme.

Ainsi, l’œuvre ne se contente pas de représenter la vanité : elle la performe. Chaque interaction réduit l’objet, le déforme, jusqu’à son éventuelle annihilation. Le temps, habituellement suggéré dans les vanités traditionnelles, est ici accéléré et rendu visible. La dégradation n’est plus abstraite, elle est tangible, presque intime. Ce geste de consommation renvoie également à une forme de cannibalisme symbolique : absorber le crâne, c’est incorporer la mort, la rendre momentanément sienne.

Par ailleurs, Kiss interroge la relation entre œuvre et spectateur dans le contexte contemporain. Là où l’art est souvent protégé, sacralisé, ici il est vulnérable, exposé, dépendant des gestes du public. L’œuvre accepte sa propre fin comme condition de son existence. Elle n’est complète que dans sa disparition programmée.

En définitive, Kiss propose une méditation incisive sur la finitude humaine, en transformant un motif classique en expérience sensorielle et collective. Entre désir et destruction, douceur et macabre, elle rappelle que toute jouissance est éphémère, et que la disparition n’est pas seulement une idée, mais un processus auquel nous participons, parfois avec une troublante délectation.

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