Platon / Labèque - Apologie de Socrate - 1974






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Apologie de Socrate de Platon illustrée par Philippe Labèque, édition illustrée de 1974 en français, 122 pages, grand format (36 x 28 cm), tirée sur vélin pur chiffon des papeteries d'Arches et signée par l’artiste, numérotée 23 sur 77, en excellent état.
Description fournie par le vendeur
Aux dépens des Soixante-dix-sept Bibliophiles] - PLATON ; (LABEQUE, Philippe)
Apologie de Socrate. Illustrations originales gravées sur cuivre par Philippe Labèque.
Tirage à seulement 77 exemplaires
un des 77 exemplaires (n°23) sur vélin pur chiffon des papeteries d'Arches, signé par l'artiste, 1 vol. in-4 en feuillets sous double emboîtage, chemise et étui sous papier imitation bois clair, dos en bois couvert de vélin, Aux dépens des Soixante-dix-sept Bibliophiles, s.l., 1974, 122 pp., 11 ff. (dont suite de 3 planches double de divers états tirés par le graveur).
Très bel état des feuillets.
Notice sur l’Apologie de Socrate
Socrate était parvenu à l’âge de soixante-dix ans lorsqu’il fut accusé par Mélètos, Anytos et Lycon de ne
pas reconnaître les dieux de l’État, d’introduire de nouvelles divinités et de corrompre la jeunesse. La peine requise contre lui était la mort.
La condamnation de Socrate ne pouvait manquer d’être discutée. S’il avait contre lui des juges prévenus
dès longtemps contre les sophistes avec lesquels on le confondait, et des démocrates qui ne lui pardonnaient
pas ses critiques contre le régime de la fève, il avait pour lui tous ceux qui le connaissaient bien et en particulier des disciples fervents comme Antisthène,
Eschine, Xénophon et Platon. Ceux-ci ne tardèrent pas à prendre la défense de leur maître, et c’est pour le faire
connaître tel qu’il était que Platon écrivit son Apologie.
Il est bien certain – les divergences entre l’apologie de Platon et celle que composa plus tard Xénophon le
montrent d’une manière assez claire – que Platon, pas plus que Xénophon, ne reproduit pas les paroles mêmes
de Socrate devant ses juges. Il a dû pourtant en reproduire l’essentiel et réfuter à peu près comme lui
les griefs des accusateurs ; autrement le nombreux public qui avait entendu Socrate aurait pu l’accuser de
mensonge et ruiner ainsi l’effet de son ouvrage.
D’ailleurs Platon ne pouvait mieux faire pour défendre
son maître que d’en présenter à ses lecteurs une image
aussi exacte que possible. On sait par les pastiches qu’il
a faits de Lysias, de Protagoras, de Prodicos et d’autres,
combien il était habile à contrefaire les talents les plus
divers. Aussi l’on peut croire qu’en s’appliquant à faire
revivre la figure de son maître vénéré, il en a reproduit
les traits avec une grande fidélité.
L’Apologie se divise en trois parties bien distinctes.
Dans la première, de beaucoup la plus importante,
Socrate discute le réquisitoire de ses accusateurs ; dans
la seconde, il fixe sa peine ; dans la troisième, il montre
aux juges qui l’ont condamné le tort qu’ils se sont fait
et il s’entretient avec ceux qui l’ont acquitté de la mort
et de l’au-delà.
Aux dépens des Soixante-dix-sept Bibliophiles] - PLATON ; (LABEQUE, Philippe)
Apologie de Socrate. Illustrations originales gravées sur cuivre par Philippe Labèque.
Tirage à seulement 77 exemplaires
un des 77 exemplaires (n°23) sur vélin pur chiffon des papeteries d'Arches, signé par l'artiste, 1 vol. in-4 en feuillets sous double emboîtage, chemise et étui sous papier imitation bois clair, dos en bois couvert de vélin, Aux dépens des Soixante-dix-sept Bibliophiles, s.l., 1974, 122 pp., 11 ff. (dont suite de 3 planches double de divers états tirés par le graveur).
Très bel état des feuillets.
Notice sur l’Apologie de Socrate
Socrate était parvenu à l’âge de soixante-dix ans lorsqu’il fut accusé par Mélètos, Anytos et Lycon de ne
pas reconnaître les dieux de l’État, d’introduire de nouvelles divinités et de corrompre la jeunesse. La peine requise contre lui était la mort.
La condamnation de Socrate ne pouvait manquer d’être discutée. S’il avait contre lui des juges prévenus
dès longtemps contre les sophistes avec lesquels on le confondait, et des démocrates qui ne lui pardonnaient
pas ses critiques contre le régime de la fève, il avait pour lui tous ceux qui le connaissaient bien et en particulier des disciples fervents comme Antisthène,
Eschine, Xénophon et Platon. Ceux-ci ne tardèrent pas à prendre la défense de leur maître, et c’est pour le faire
connaître tel qu’il était que Platon écrivit son Apologie.
Il est bien certain – les divergences entre l’apologie de Platon et celle que composa plus tard Xénophon le
montrent d’une manière assez claire – que Platon, pas plus que Xénophon, ne reproduit pas les paroles mêmes
de Socrate devant ses juges. Il a dû pourtant en reproduire l’essentiel et réfuter à peu près comme lui
les griefs des accusateurs ; autrement le nombreux public qui avait entendu Socrate aurait pu l’accuser de
mensonge et ruiner ainsi l’effet de son ouvrage.
D’ailleurs Platon ne pouvait mieux faire pour défendre
son maître que d’en présenter à ses lecteurs une image
aussi exacte que possible. On sait par les pastiches qu’il
a faits de Lysias, de Protagoras, de Prodicos et d’autres,
combien il était habile à contrefaire les talents les plus
divers. Aussi l’on peut croire qu’en s’appliquant à faire
revivre la figure de son maître vénéré, il en a reproduit
les traits avec une grande fidélité.
L’Apologie se divise en trois parties bien distinctes.
Dans la première, de beaucoup la plus importante,
Socrate discute le réquisitoire de ses accusateurs ; dans
la seconde, il fixe sa peine ; dans la troisième, il montre
aux juges qui l’ont condamné le tort qu’ils se sont fait
et il s’entretient avec ceux qui l’ont acquitté de la mort
et de l’au-delà.
