Gregorio Magno - [Incunable] Moralia - 1496
![Gregorio Magno - [Incunable] Moralia - 1496 #1.0](https://assets.catawiki.com/image/cw_ldp_l/plain/assets/catawiki/assets/2026/1/21/b/9/d/b9d05449-7877-4945-afd2-5e637987ae47.jpg)
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Spécialiste des livres anciens, spécialisée dans les conflits théologiques depuis 1999.
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Moralia in Iob de Grégoire le Grand, incunable véntien de 1496 en latin sur parchemin, avec des illustrations coloriées à la main, 686 pages, 1ère édition dans ce format et édition illustrée, en bon état.
Description fournie par le vendeur
L'Énigme de la douleur : une cathédrale gothique du géant de la pensée médiévale
Cette édition vénitienne de 1496 des Moralia in Iob de Grégoire le Grand représente l’un des monuments les plus imposants de la théologie occidentale imprimée au XVe siècle. Œuvre immense par son ampleur, sa densité conceptuelle et son ambition morale, les Moralia ne sont pas seulement un commentaire exégétique sur le livre de Job, mais une véritable encyclopédie spirituelle du Moyen Âge latin, où exégèse biblique, anthropologie chrétienne, ascèse monastique, réflexion sur le pouvoir et sur la souffrance humaine s’entrecroisent de manière indissoluble. Imprimée à Venise par Andrea Torresani dans un élégant caractère gothique, l’édition se situe à une étape cruciale de la typographie vénitienne, immédiatement après la séparation professionnelle d’Aldo Manuzio, et témoigne d’un choix esthétique délibérément solennel et autoritaire, réservé aux grands textes de la tradition patristique. L’exemplaire, bien qu’empreint de manques et de restaurations antiques, conserve une présence matérielle de fort impact, d’autant plus accentuée par le remplacement de la première page imprimée par une feille manuscrite ancienne portant un blason papal minié en couleurs, qui confère au volume une dimension symbolique et quasi liturgique."}
VALEUR DE MARCHÉ
Sur le marché international des livres anciens, les éditions incunables des Moralia in Iob imprimées à Venise au XVe siècle se situent durablement dans une tranche moyen-haute, avec des évaluations qui, pour des exemplaires complets et en bon état, s'établissent généralement entre 4 000 et 7 000 euros.
La présence d'une feuille manuscrite ancienne ornée d'un stemma papal miniaturé en couleurs constitue un élément d'unicité historique et symbolique qui peut influencer positivement la désirabilité de l'exemplaire, surtout auprès des collectionneurs attentifs à la stratification matérielle et à l'histoire d'usage du livre.
Description physique et état
Reliure de période ultérieure en parchemin rigide, titre en or dans une pastille au dos. La première carte (a1) est remplacée par une feuille manuscrite ancienne avec un blason papal minié en couleurs; les feuillets a4-5 sont manquants. Le volume conserve de nombreuses lettrines ornées et de grandes lettres capitales dessinées et peintes à la main, avec l’usage de couleur et de motifs ornementaux simples qui dialoguent avec la solennité du texte et en marquent visuellement la lecture. Présence de quelques trous de vers, des traces d’eau dans les derniers fascicules, quelques floritures dispersées. Dans les livres anciens, avec une histoire pluriséculaire, peuvent être présentes certaines imperfections, non toujours relevées dans la description. Pp. (2); 28nn; 654; (2).
TITRE COMPLET ET AUTEUR
Moralia sur Job
À Venise, imprimé par Andrea Torresani d’Asolo, 1496.
Grégoire le Grand
Contexte et importance
Les Moralia in Iob constituent l'une des œuvres les plus vastes et les plus complexes jamais composées par un auteur de l'Antiquité chrétienne. Présentés comme un commentaire continu du texte biblique de Job, ils se déploient sur plusieurs niveaux d'interprétation, tissant le sens littéral avec le sens moral et allégorique. Grégoire utilise le drame de la souffrance du juste comme une clé universelle pour interroger la condition humaine, le problème du mal, la relation entre culpabilité et innocence, la responsabilité de ceux qui exercent le pouvoir et la tension non résolue entre vie active et contemplation. L'œuvre, commencée lors du séjour à Constantinople et achevée après son élévation au pontificat, reflète de manière directe la biographie intérieure de l'auteur, partagé entre l'idéal monastique et le poids du gouvernement ecclésiastique. Au Moyen Âge, les Moralia devinrent un texte indispensable pour les théologiens, les prédicateurs et les moines, influençant profondément la spiritualité occidentale, la littérature morale et la réflexion politique bien au-delà de l'époque médiévale.
Biographie de l'auteur
Grégoire Ier naquit à Rome vers l’an 540 d’une noble famille sénatoriale et mourut en 604. Après une brillante carrière administrative qui le mena au rang de préfet de Rome, il quitta la vie publique pour embrasser l’idéal monastique. Élu pape en 590, il sut concilier l’autorité spirituelle, la capacité de gouvernement et une profonde introspection religieuse. Il impulsa la réforme de l’Église, renforça le rôle du pontife en Occident et facilita l’évangélisation de l’Angleterre à travers la mission dirigée par Augustin de Cantorbéry. Il est traditionnellement compté parmi les quatre grands Pères de l’Église latine.
Histoire de l'impression et circulation
L’édit ion vénitienne de 1496, imprimée par Andrea Torresani de Asula, est particulièrement appréciée pour la qualité typographique et pour le choix d’un caractère gothique élégant et lisible, jugé particulièrement adapté à des textes d’une haute autorité patristique. Imprimée deux ans après la séparation professionnelle d’Aldo Manuzio, elle témoigne d’une phase autonome de la typographie vénitienne, encore profondément liée à la tradition libraria médiévale mais désormais pleinement insérée dans le circuit commercial et intellectuel de l’Europe humaniste. Les Moralia connurent une diffusion extrêmement vaste, d’abord manuscrite puis imprimée, avec de nombreuses éditions incunabules et cinquecentaines, preuve de leur rôle central dans la formation de la culture théologique occidentale.
Bibliographie et références
ISTC ig00684000
ICCU/OPAC SBN, fiches relatives aux éditions vénitiennes de 1496 des Moralia in Iob
Catalogue général des incunables, Grégoire le Grand, Moralia in Iob
B. Smalley, L'Étude de la Bible au Moyen Âge
J. Fontaine, Grégoire le Grand et la culture antique
Catalogue des incunables de la British Library
À propos du vendeur
Traduit par Google TraductionL'Énigme de la douleur : une cathédrale gothique du géant de la pensée médiévale
Cette édition vénitienne de 1496 des Moralia in Iob de Grégoire le Grand représente l’un des monuments les plus imposants de la théologie occidentale imprimée au XVe siècle. Œuvre immense par son ampleur, sa densité conceptuelle et son ambition morale, les Moralia ne sont pas seulement un commentaire exégétique sur le livre de Job, mais une véritable encyclopédie spirituelle du Moyen Âge latin, où exégèse biblique, anthropologie chrétienne, ascèse monastique, réflexion sur le pouvoir et sur la souffrance humaine s’entrecroisent de manière indissoluble. Imprimée à Venise par Andrea Torresani dans un élégant caractère gothique, l’édition se situe à une étape cruciale de la typographie vénitienne, immédiatement après la séparation professionnelle d’Aldo Manuzio, et témoigne d’un choix esthétique délibérément solennel et autoritaire, réservé aux grands textes de la tradition patristique. L’exemplaire, bien qu’empreint de manques et de restaurations antiques, conserve une présence matérielle de fort impact, d’autant plus accentuée par le remplacement de la première page imprimée par une feille manuscrite ancienne portant un blason papal minié en couleurs, qui confère au volume une dimension symbolique et quasi liturgique."}
VALEUR DE MARCHÉ
Sur le marché international des livres anciens, les éditions incunables des Moralia in Iob imprimées à Venise au XVe siècle se situent durablement dans une tranche moyen-haute, avec des évaluations qui, pour des exemplaires complets et en bon état, s'établissent généralement entre 4 000 et 7 000 euros.
La présence d'une feuille manuscrite ancienne ornée d'un stemma papal miniaturé en couleurs constitue un élément d'unicité historique et symbolique qui peut influencer positivement la désirabilité de l'exemplaire, surtout auprès des collectionneurs attentifs à la stratification matérielle et à l'histoire d'usage du livre.
Description physique et état
Reliure de période ultérieure en parchemin rigide, titre en or dans une pastille au dos. La première carte (a1) est remplacée par une feuille manuscrite ancienne avec un blason papal minié en couleurs; les feuillets a4-5 sont manquants. Le volume conserve de nombreuses lettrines ornées et de grandes lettres capitales dessinées et peintes à la main, avec l’usage de couleur et de motifs ornementaux simples qui dialoguent avec la solennité du texte et en marquent visuellement la lecture. Présence de quelques trous de vers, des traces d’eau dans les derniers fascicules, quelques floritures dispersées. Dans les livres anciens, avec une histoire pluriséculaire, peuvent être présentes certaines imperfections, non toujours relevées dans la description. Pp. (2); 28nn; 654; (2).
TITRE COMPLET ET AUTEUR
Moralia sur Job
À Venise, imprimé par Andrea Torresani d’Asolo, 1496.
Grégoire le Grand
Contexte et importance
Les Moralia in Iob constituent l'une des œuvres les plus vastes et les plus complexes jamais composées par un auteur de l'Antiquité chrétienne. Présentés comme un commentaire continu du texte biblique de Job, ils se déploient sur plusieurs niveaux d'interprétation, tissant le sens littéral avec le sens moral et allégorique. Grégoire utilise le drame de la souffrance du juste comme une clé universelle pour interroger la condition humaine, le problème du mal, la relation entre culpabilité et innocence, la responsabilité de ceux qui exercent le pouvoir et la tension non résolue entre vie active et contemplation. L'œuvre, commencée lors du séjour à Constantinople et achevée après son élévation au pontificat, reflète de manière directe la biographie intérieure de l'auteur, partagé entre l'idéal monastique et le poids du gouvernement ecclésiastique. Au Moyen Âge, les Moralia devinrent un texte indispensable pour les théologiens, les prédicateurs et les moines, influençant profondément la spiritualité occidentale, la littérature morale et la réflexion politique bien au-delà de l'époque médiévale.
Biographie de l'auteur
Grégoire Ier naquit à Rome vers l’an 540 d’une noble famille sénatoriale et mourut en 604. Après une brillante carrière administrative qui le mena au rang de préfet de Rome, il quitta la vie publique pour embrasser l’idéal monastique. Élu pape en 590, il sut concilier l’autorité spirituelle, la capacité de gouvernement et une profonde introspection religieuse. Il impulsa la réforme de l’Église, renforça le rôle du pontife en Occident et facilita l’évangélisation de l’Angleterre à travers la mission dirigée par Augustin de Cantorbéry. Il est traditionnellement compté parmi les quatre grands Pères de l’Église latine.
Histoire de l'impression et circulation
L’édit ion vénitienne de 1496, imprimée par Andrea Torresani de Asula, est particulièrement appréciée pour la qualité typographique et pour le choix d’un caractère gothique élégant et lisible, jugé particulièrement adapté à des textes d’une haute autorité patristique. Imprimée deux ans après la séparation professionnelle d’Aldo Manuzio, elle témoigne d’une phase autonome de la typographie vénitienne, encore profondément liée à la tradition libraria médiévale mais désormais pleinement insérée dans le circuit commercial et intellectuel de l’Europe humaniste. Les Moralia connurent une diffusion extrêmement vaste, d’abord manuscrite puis imprimée, avec de nombreuses éditions incunabules et cinquecentaines, preuve de leur rôle central dans la formation de la culture théologique occidentale.
Bibliographie et références
ISTC ig00684000
ICCU/OPAC SBN, fiches relatives aux éditions vénitiennes de 1496 des Moralia in Iob
Catalogue général des incunables, Grégoire le Grand, Moralia in Iob
B. Smalley, L'Étude de la Bible au Moyen Âge
J. Fontaine, Grégoire le Grand et la culture antique
Catalogue des incunables de la British Library
