Segni - Storie Fiorentine - 1763






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Storie fiorentine de Bernardo Segni, édition illustrée reliure en parchemin, publiée en 1723 par Augusta, appresso David Raimondo Mertz e Gio. Jacopo Majer, en langue italienne originale, 494 pages.
Description fournie par le vendeur
Histoires secrètes d'une République, ou plutôt Florence racontée par ceux qui la connaissaient bien
Les Storie fiorentine de Bernardo Segni constituent l'une des chroniques politiques les plus lucides et désabusées du Cinquecento italien, écrites par un témoin interne aux équilibres du pouvoir de la République de Florence au moment de sa crise définitive. L'édition d'Augusta de 1723 restitue sous une forme solennelle et d'une élégance typographique un texte qui n'est pas une simple narration historique, mais une réflexion morale sur la fragilité des institutions républicaines, sur la violence de l'histoire et sur l'illusion de la liberté civile. L'insertion de la Vie de Niccolò Capponi renforce la dimension exemplaire de l'œuvre, transformant la chronique en un véritable théâtre politique de la vertu et du déclin.
VALEUR DE MARCHÉ
Sur le marché international des ouvrages historiques italiens du premier XVIIIe siècle, cette édition des Storie fiorentine se situe généralement dans une fourchette comprise entre 700 et 1 200 euros, avec des variations significatives liées à l'état du parchemin, à la fraîcheur de l’impression et à la complétude du volume. Les exemplaires en folio bien conservés, avec une page de titre nette en rouge et noir et un dos portant un titre lisible, tiennent à se placer dans la partie haute de la fourchette, surtout s'ils proviennent de collections historiques ou accompagnés de reliures d'époque.
Description physique et état
Reliure contemporaine en parchemin rigide, titre en or au dos, avec de légères défectuosités et traces d’usage. Œillet, frontispice imprimé en rouge et noir, têtes, initiales et finales xilographiques. Présente une planche pliante avec le portrait de Niccolò Capponi. Quelques floritures et brunissements. Dans les livres anciens, possédant une histoire pluricentenaire, peuvent être présentes quelques imperfections, non toujours relevées dans la description. Pp. (2); 12nn; 384; 48nn; 42; 4nn; (2).
TITRE COMPLET ET AUTEUR
Histoires florentines de messire Bernardo Segni.
Augusta, chez David Raimondo Mertz et Gio. Jacopo Majer, 1723.
Bernardo Segni.
Contexte et importance
Les Histoires florentines couvrent l'une des périodes les plus dramatiques de l'histoire de Florence, de l'assaut de 1529–1530 à l'affirmation définitive du principat des Médicis. Bernardo Segni écrit à la fois en protagoniste et en exclu, avec un regard qui allie précision chronologique et désenchantement politique. Le texte se distingue par l’attention portée aux mécanismes internes du pouvoir, aux factions, aux ambiguïtés de la vertu républicaine et à l’appauvrissement progressif des institutions civiques. La Vie de Niccolò Capponi, figure emblématique du républicanisme florentin, sert de contrepoint moral à la narration historique : Capponi apparaît comme un modèle d’intégrité politique destiné inévitablement à la défaite. L’édition d’Augusta de 1723, destinée à un public cultivé européen, marque la canonisation du XVIIIe siècle de Segni en tant qu’historien civil et moraliste politique.
Biographie de l'auteur
Bernardo Segni (1504–1558) fut historien, littérateur et homme politique florentin. Participant à la vie publique de la République, il partagea ses destins et l’exil après le retour des Médicis. Ses œuvres historiques se distinguent par leur style sobre et par la tension morale qui traverse la narration, le plaçant parmi les principaux historiens civils de la Renaissance italienne.
Histoire de l'impression et circulation
Les Storie fiorentine circulèrent initialement sous forme manuscrite et connurent une fortune éditoriale croissante entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, surtout en dehors de l’Italie, où elles furent lues comme un exemple paradigmatique des vicissitudes politiques des républiques de la Renaissance. L’édition d’Augusta de 1723, imprimée par Mertz et Majer, s’inscrit dans la tradition éditoriale allemande attentive à l’historiographie italienne, caractérisée par une impression solide, un papier de bonne qualité et un appareil typographique sobre mais autoritaire.
Bibliographie et références
ICCU / OPAC SBN: IT\ICCU\RMLE\000000
WorldCat
Bibliothèque nationale de France
G. Villani – M. Segni, tradition historiographique florentine
A. Momigliano, Essais sur l'historiographie italienne
E. Garin, Politique et culture à la Renaissance
On se voit lors des prochaines ventes aux enchères.
À propos du vendeur
Histoires secrètes d'une République, ou plutôt Florence racontée par ceux qui la connaissaient bien
Les Storie fiorentine de Bernardo Segni constituent l'une des chroniques politiques les plus lucides et désabusées du Cinquecento italien, écrites par un témoin interne aux équilibres du pouvoir de la République de Florence au moment de sa crise définitive. L'édition d'Augusta de 1723 restitue sous une forme solennelle et d'une élégance typographique un texte qui n'est pas une simple narration historique, mais une réflexion morale sur la fragilité des institutions républicaines, sur la violence de l'histoire et sur l'illusion de la liberté civile. L'insertion de la Vie de Niccolò Capponi renforce la dimension exemplaire de l'œuvre, transformant la chronique en un véritable théâtre politique de la vertu et du déclin.
VALEUR DE MARCHÉ
Sur le marché international des ouvrages historiques italiens du premier XVIIIe siècle, cette édition des Storie fiorentine se situe généralement dans une fourchette comprise entre 700 et 1 200 euros, avec des variations significatives liées à l'état du parchemin, à la fraîcheur de l’impression et à la complétude du volume. Les exemplaires en folio bien conservés, avec une page de titre nette en rouge et noir et un dos portant un titre lisible, tiennent à se placer dans la partie haute de la fourchette, surtout s'ils proviennent de collections historiques ou accompagnés de reliures d'époque.
Description physique et état
Reliure contemporaine en parchemin rigide, titre en or au dos, avec de légères défectuosités et traces d’usage. Œillet, frontispice imprimé en rouge et noir, têtes, initiales et finales xilographiques. Présente une planche pliante avec le portrait de Niccolò Capponi. Quelques floritures et brunissements. Dans les livres anciens, possédant une histoire pluricentenaire, peuvent être présentes quelques imperfections, non toujours relevées dans la description. Pp. (2); 12nn; 384; 48nn; 42; 4nn; (2).
TITRE COMPLET ET AUTEUR
Histoires florentines de messire Bernardo Segni.
Augusta, chez David Raimondo Mertz et Gio. Jacopo Majer, 1723.
Bernardo Segni.
Contexte et importance
Les Histoires florentines couvrent l'une des périodes les plus dramatiques de l'histoire de Florence, de l'assaut de 1529–1530 à l'affirmation définitive du principat des Médicis. Bernardo Segni écrit à la fois en protagoniste et en exclu, avec un regard qui allie précision chronologique et désenchantement politique. Le texte se distingue par l’attention portée aux mécanismes internes du pouvoir, aux factions, aux ambiguïtés de la vertu républicaine et à l’appauvrissement progressif des institutions civiques. La Vie de Niccolò Capponi, figure emblématique du républicanisme florentin, sert de contrepoint moral à la narration historique : Capponi apparaît comme un modèle d’intégrité politique destiné inévitablement à la défaite. L’édition d’Augusta de 1723, destinée à un public cultivé européen, marque la canonisation du XVIIIe siècle de Segni en tant qu’historien civil et moraliste politique.
Biographie de l'auteur
Bernardo Segni (1504–1558) fut historien, littérateur et homme politique florentin. Participant à la vie publique de la République, il partagea ses destins et l’exil après le retour des Médicis. Ses œuvres historiques se distinguent par leur style sobre et par la tension morale qui traverse la narration, le plaçant parmi les principaux historiens civils de la Renaissance italienne.
Histoire de l'impression et circulation
Les Storie fiorentine circulèrent initialement sous forme manuscrite et connurent une fortune éditoriale croissante entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, surtout en dehors de l’Italie, où elles furent lues comme un exemple paradigmatique des vicissitudes politiques des républiques de la Renaissance. L’édition d’Augusta de 1723, imprimée par Mertz et Majer, s’inscrit dans la tradition éditoriale allemande attentive à l’historiographie italienne, caractérisée par une impression solide, un papier de bonne qualité et un appareil typographique sobre mais autoritaire.
Bibliographie et références
ICCU / OPAC SBN: IT\ICCU\RMLE\000000
WorldCat
Bibliothèque nationale de France
G. Villani – M. Segni, tradition historiographique florentine
A. Momigliano, Essais sur l'historiographie italienne
E. Garin, Politique et culture à la Renaissance
On se voit lors des prochaines ventes aux enchères.
