Esecutori delle Acque Venezia - 5 documenti aq aqe con note manoscritte - 1608





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Cinq documents AQe de la République de Venise, intitulés 5 documenti aq aqe con note manoscritte, textes originaux en italien, datant d’au plus tôt 1608, dimensions 30 x 20 cm, 5 pages au total, en bon état.
Description fournie par le vendeur
Description du vendeur
Repubblica di Venezia
5 pièces comme sur la photo AQ AQE avec le lion ailé 1 pour la Serenissima Signoria n°4615, 2 Francesco Millo Dacio 3 n°5810, 3 Francesco Millo Dacio 3 n°11712, 4 Piero Gaurdini Dacio 1 n°3394, 5 Gabriele Coradin Dacio Dacier n°16109.
Datés du début du 17e siècle, avec une large note manuscrite au recto et au verso. Certains avec le document original en supplément, bloqué avec de la cire laquée.
cm 29,5 X 20,5
Deux siècles avant la réforme postale de Rowland Hill, la Sérénissime République de Venise taxait déjà la correspondance sortante, celle de ses bureaux publics.
L'AQ peut être considéré comme le précurseur du timbre-poste et de l'ensemble du service postal, 230 ans avant le Penny Black et le Mulready.
Il envisageait une idée révolutionnaire : le paiement du montant dû à la charge de l'expéditeur.
Le nom provient de l’indication AQe, abréviation du mot latin aquae ; le document était en effet émis à la demande des Sages Exécutifs des Eaux.
Il s’agissait d’une « lettre » taxée, en fait pré-taxée : « dacio delli soldi 4 per lettera », sur laquelle — ou à l’intérieur de laquelle — il fallait insérer le message que l’on voulait communiquer.
Elle était mise à disposition dans toutes les chancelleries des magistratures de l'État, qui, sauf quelques exceptions, étaient obligées d’en faire usage pour leur correspondance postale, après paiement de quatre soldi, en plus du port et du droit.
Ce qui peut sembler une anomalie – l'État qui se taxe lui-même – se produisait en réalité parce que l'administration publique de Venise était gérée par des privés qui occupaient la fonction, presque toujours l’encaissement des impôts, après un appel d’offres auquel ils participaient en payant de leur poche. Ils pouvaient ensuite rentrer dans leurs frais en percevant à leur tour les droits remportés lors de l’appel d’offres.
Les AQ étaient donc une surtaxe complémentaire par rapport au port et au droit de douane, dont la perception était confiée à un dacier, un daziataire.
Le montant de quatre soldi par lettre servait à financer les travaux de remise en état et de nettoyage des lits des rivières Brenta, Muson et Bottenigo.
Les AQ étaient percés au centre, en face de l’épingle sur laquelle ils étaient enfilés et empilés, pratique assez répandue à Venise.
Expédition par courrier suivi et assuré.
Description du vendeur
Repubblica di Venezia
5 pièces comme sur la photo AQ AQE avec le lion ailé 1 pour la Serenissima Signoria n°4615, 2 Francesco Millo Dacio 3 n°5810, 3 Francesco Millo Dacio 3 n°11712, 4 Piero Gaurdini Dacio 1 n°3394, 5 Gabriele Coradin Dacio Dacier n°16109.
Datés du début du 17e siècle, avec une large note manuscrite au recto et au verso. Certains avec le document original en supplément, bloqué avec de la cire laquée.
cm 29,5 X 20,5
Deux siècles avant la réforme postale de Rowland Hill, la Sérénissime République de Venise taxait déjà la correspondance sortante, celle de ses bureaux publics.
L'AQ peut être considéré comme le précurseur du timbre-poste et de l'ensemble du service postal, 230 ans avant le Penny Black et le Mulready.
Il envisageait une idée révolutionnaire : le paiement du montant dû à la charge de l'expéditeur.
Le nom provient de l’indication AQe, abréviation du mot latin aquae ; le document était en effet émis à la demande des Sages Exécutifs des Eaux.
Il s’agissait d’une « lettre » taxée, en fait pré-taxée : « dacio delli soldi 4 per lettera », sur laquelle — ou à l’intérieur de laquelle — il fallait insérer le message que l’on voulait communiquer.
Elle était mise à disposition dans toutes les chancelleries des magistratures de l'État, qui, sauf quelques exceptions, étaient obligées d’en faire usage pour leur correspondance postale, après paiement de quatre soldi, en plus du port et du droit.
Ce qui peut sembler une anomalie – l'État qui se taxe lui-même – se produisait en réalité parce que l'administration publique de Venise était gérée par des privés qui occupaient la fonction, presque toujours l’encaissement des impôts, après un appel d’offres auquel ils participaient en payant de leur poche. Ils pouvaient ensuite rentrer dans leurs frais en percevant à leur tour les droits remportés lors de l’appel d’offres.
Les AQ étaient donc une surtaxe complémentaire par rapport au port et au droit de douane, dont la perception était confiée à un dacier, un daziataire.
Le montant de quatre soldi par lettre servait à financer les travaux de remise en état et de nettoyage des lits des rivières Brenta, Muson et Bottenigo.
Les AQ étaient percés au centre, en face de l’épingle sur laquelle ils étaient enfilés et empilés, pratique assez répandue à Venise.
Expédition par courrier suivi et assuré.

