Document - Francesco Millo Dacio III - 3 documenti AQ Veneziano - 1608





Protection des acheteurs Catawiki
Votre paiement est en sécurité chez nous jusqu’à la réception de votre objet.Voir les informations
Trustpilot 4.4 | 126370 d’avis
Noté Excellent sur Trustpilot.
Trois documents AQ vénitiens de Francesco Millo Dacio III, intitulés 3 documenti AQ Veneziano, en italien, origine Italie, datés de 1608, en très bon état.
Description fournie par le vendeur
République de Venise
3 documents AQ avec le lion ailé n° 11731 (Francesco Millo Dacio III) daté de 1608 et n° 8619 et 8933 datés de 1723.
Brèves notes manuscrites au verso d'un document.
Mesures 29,5 cm x 20,5 cm
Bonnes conditions comme sur la photo.
Deux siècles avant la réforme postale de Rowland Hill, la Sérénissime République de Venise taxait déjà la correspondance sortante, celle de ses bureaux publics.
L'AQ peut être considéré comme le précurseur du timbre-poste et de l'ensemble du service postal, 230 ans avant le Penny Black et le Mulready.
Il envisageait une idée révolutionnaire : le paiement du montant dû à la charge de l'expéditeur.
Le nom provient de l’indication AQe, abréviation du mot latin aquae ; le document était en effet émis à la demande des Sages Exécutifs des Eaux.
Il s’agissait d’une « lettre » taxée, en fait pré-taxée : « dacio delli soldi 4 per lettera », sur laquelle — ou à l’intérieur de laquelle — il fallait insérer le message que l’on voulait communiquer.
Elle était mise à disposition dans toutes les chancelleries des magistratures de l'État, qui, sauf quelques exceptions, étaient obligées d’en faire usage pour leur correspondance postale, après paiement de quatre soldi, en plus du port et du droit.
Ce qui peut sembler une anomalie – l'État qui se taxe lui-même – se produisait en réalité parce que l'administration publique de Venise était gérée par des privés qui occupaient la fonction, presque toujours l’encaissement des impôts, après un appel d’offres auquel ils participaient en payant de leur poche. Ils pouvaient ensuite rentrer dans leurs frais en percevant à leur tour les droits remportés lors de l’appel d’offres.
Les AQ étaient donc une surtaxe complémentaire par rapport au port et au droit de douane, dont la perception était confiée à un dacier, un daziataire.
Le montant de quatre soldi par lettre servait à financer les travaux de remise en état et de nettoyage des lits des rivières Brenta, Muson et Bottenigo.
Les AQ étaient percés au centre, en face de l’épingle sur laquelle ils étaient enfilés et empilés, pratique assez répandue à Venise.
Expédition par courrier suivi et assuré.
République de Venise
3 documents AQ avec le lion ailé n° 11731 (Francesco Millo Dacio III) daté de 1608 et n° 8619 et 8933 datés de 1723.
Brèves notes manuscrites au verso d'un document.
Mesures 29,5 cm x 20,5 cm
Bonnes conditions comme sur la photo.
Deux siècles avant la réforme postale de Rowland Hill, la Sérénissime République de Venise taxait déjà la correspondance sortante, celle de ses bureaux publics.
L'AQ peut être considéré comme le précurseur du timbre-poste et de l'ensemble du service postal, 230 ans avant le Penny Black et le Mulready.
Il envisageait une idée révolutionnaire : le paiement du montant dû à la charge de l'expéditeur.
Le nom provient de l’indication AQe, abréviation du mot latin aquae ; le document était en effet émis à la demande des Sages Exécutifs des Eaux.
Il s’agissait d’une « lettre » taxée, en fait pré-taxée : « dacio delli soldi 4 per lettera », sur laquelle — ou à l’intérieur de laquelle — il fallait insérer le message que l’on voulait communiquer.
Elle était mise à disposition dans toutes les chancelleries des magistratures de l'État, qui, sauf quelques exceptions, étaient obligées d’en faire usage pour leur correspondance postale, après paiement de quatre soldi, en plus du port et du droit.
Ce qui peut sembler une anomalie – l'État qui se taxe lui-même – se produisait en réalité parce que l'administration publique de Venise était gérée par des privés qui occupaient la fonction, presque toujours l’encaissement des impôts, après un appel d’offres auquel ils participaient en payant de leur poche. Ils pouvaient ensuite rentrer dans leurs frais en percevant à leur tour les droits remportés lors de l’appel d’offres.
Les AQ étaient donc une surtaxe complémentaire par rapport au port et au droit de douane, dont la perception était confiée à un dacier, un daziataire.
Le montant de quatre soldi par lettre servait à financer les travaux de remise en état et de nettoyage des lits des rivières Brenta, Muson et Bottenigo.
Les AQ étaient percés au centre, en face de l’épingle sur laquelle ils étaient enfilés et empilés, pratique assez répandue à Venise.
Expédition par courrier suivi et assuré.

