Jules Fontanez (1875-1918) - Marine





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Marine, huile sur panneau par Jules Fontanez (1875-1918), œuvre suisse classique datant de 1900–1910, 26 × 35 cm, signée au dos, édition originale.
Description fournie par le vendeur
Belle huile sur panneau de l’artiste suisse Jules Fontanez (1875-1918) représentant une Marine.
Dimensions H 26 cm L 35 cm.
Circa 1900
Signée au dos J. Fontanez
Envoi soigné et suivi.
Il naît le 2 mai 1875 au 13 de la place du Temple à Genève au cœur du quartier St Gervais. Son père Léon, citoyen français né à Lélex (Ain), est employé de commerce. Sa mère Joséphine Mollard exerce le métier de justifieuse de pièces à musique.
Jules n'a que quatre ans quand son père décède le 5 juin 1879. Sa mère se remarie et épouse un horloger Louis Frédéric Zurlinden.
Il passe ses vacances à Lélex chez sa grand-mère. Dans Le Courrier français du 1er décembre 1901, où figure son portrait par D.O. Widhopff il écrit « Jusqu'au moment où je vins à Paris, je passai le plus clair de mon temps à pêcher les grenouilles dans le Jura essayant entre-temps de faire de la cartographie et de l'architecture ».
A quinze ans il devient apprenti graveur sur bois à l'Ecole des Arts Industriels. Il a pour condisciple Forestier et Édouard Vallet. Ils ont comme professeur Alfred Martin.
Il s’exerce à la caricature et collabore à divers journaux comme Sapajou, Passe-partout et Papillon, journal humoristique paraissant un mercredi sur deux alternativement avec la Patrie suisse, qui firent la joie des Genevois au tournant du XXe s.
À la même époque, il reçoit ses premières commandes et exécute pour Paris Bazar et Walner Opticien des affiches en couleurs pour la Société Suisse d'Affiches Artistiques de Genève.
En 1898, il se rend à Paris où il va parfaire sa formation notamment avec Antonio de La Gandara (1862-1917) ancien élève de Jean-Léon Gérôme et portraitiste mondain très recherché.
Il effectue plusieurs séjours en Bretagne où il peint des paysages mélancoliques.
Il rencontre Jérôme Doucet, secrétaire de la Revue illustrée qui va faire appel à lui non seulement pour fournir régulièrement des dessins ou caricatures mais aussi pour illustrer des nouvelles humoristiques d'Alphonse Allais ou d'Alfred Capus. Il lui confie également l’illustration de son ouvrage Le livre des Masques publié sous le pseudonyme de Montfrileux où il dépeint les caractéristiques de différentes classes sociales ou métiers (marins, amoureux, chiffonniers, boulangers), personnages de la vie de tous les jours sur le principe des physiologies très en vogue au xixe siècle.
Il fournit également des dessins au Courrier français, qui caractérisait vers 1900 l'esprit léger et sarcastique du Paris fin de siècle et accueillit l'élite des dessinateurs de l’époque. La mode était aux personnages de la Commedia dell'arte : Pierrot, Pierrette, Arlequin et Polichinelle.
Dès 1902, Fontanez travaille sur les illustrations demandées par Doucet, en tant qu'éditeur de « Le Livre et l’Estampe » pour un nouvel ouvrage, Gaspard de la Nuit : fantaisies à la manière de Jacques Callot et de Rembrandt d'Aloysius Bertrand. Il y montre une maîtrise parfaite du trait digne du premier en pouvant exprimer des clairs-obscurs dignes du second.
Au cours d’un séjour à Genève, son ami Antoine Dufau lui parle de son projet de livre. Dufau (1866-1936), graveur, journaliste devint plus tard conservateur du Musée des Arts Décoratifs de Genève. En 1906, Figâsse et Duranpont paraît sous le pseudonyme de Pierre Duniton avec des croquis où Fontanez exprime toute sa tendresse pour le petit peuple de Genève qu’il connaît bien pour avoir passé sa jeunesse au quartier St Gervais. A Genève il fréquente Henry Spiess, Jean Violette, Elie Moroy,Daniel Baud-Bovy
De nombreux journaux sollicitent Fontanez et lui demandent ses dessins. C’est ainsi qu’il collabora aussi bien à La Libre Parole, journal d'inspiration nationaliste et antisémite d'édouard Drumont qu’à Gil Blas Illustré, supplément hebdomadaire (dirigé par Doucet) de la revue Gil Blas, plus contestataire (1893-1912)..
Fontanez évolue dans les cercles d’aristocrates décadents comme Jean Lorrain et Robert de Montesquiou, d’artistes gentiment anarchistes comme Raoul Ponchon. et de « l'extrême droite noctambule » avec Paul-Jean Toulet.
À partir de 1907, Fontanez collabore au journal humoristique Le Rire. Fontanez fait aussi partie des artistes maison de Delagrave, éditeur de livres pour enfants aux superbes cartonnages de percaline polychromes. Il illustre ainsi successivement les ouvrages de Jules Chancel, auteur de romans d'aventures pour enfants, Le petit Fauconnier de Louis XIII ou Petit Marmiton, grand Musicien. En 1909, Daniel Baud-Bovy demande à Jules Fontanez de participer avec d’autres artistes suisses à l’illustration de son livre Vacances d’artistes.
En août 1914, lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Fontanez retourne à Genève. Il réalise la couverture de La Fête de juin pour la célébration du centenaire de l’entrée de Genève dans la Confédération (1814-1914) Les photos sont de Frédéric Boissonnas, ami de Baud-Bovy.
En France, les auteurs et illustrateurs sont mis à contribution pour exalter l'ardeur patriotique. Fontanez continue sa collaboration avec Delagrave et illustre alors Le petit Bé et le vilain Boche puis La Classe 1925. Cette même année, Fontanez frappé par la maladie, cesse de peindre et va vivre chez sa mère aux Paquis. Malade, aveugle, paralysé, il passe ses journées dans un fauteuil roulant « dépendant comme un enfant de ceux qui veillent sur lui ».
Le 21 janvier 1917 est inaugurée à l'Athénée une exposition vente organisée par des amis de l'artiste cherchant à lui venir en aide. Soixante-cinq toiles y sont présentées. La presse genevoise y consacre de nombreux articles. La même année, le Musée des Arts décoratifs de Genève publie un portefeuille d'eaux fortes.
Au plus fort de l'épidémie de grippe espagnole qui frappe Genève Jules Fontanez meurt le 28 novembre 1918 à l'âge de 43 ans et est inhumé au cimetière St Georges.
Belle huile sur panneau de l’artiste suisse Jules Fontanez (1875-1918) représentant une Marine.
Dimensions H 26 cm L 35 cm.
Circa 1900
Signée au dos J. Fontanez
Envoi soigné et suivi.
Il naît le 2 mai 1875 au 13 de la place du Temple à Genève au cœur du quartier St Gervais. Son père Léon, citoyen français né à Lélex (Ain), est employé de commerce. Sa mère Joséphine Mollard exerce le métier de justifieuse de pièces à musique.
Jules n'a que quatre ans quand son père décède le 5 juin 1879. Sa mère se remarie et épouse un horloger Louis Frédéric Zurlinden.
Il passe ses vacances à Lélex chez sa grand-mère. Dans Le Courrier français du 1er décembre 1901, où figure son portrait par D.O. Widhopff il écrit « Jusqu'au moment où je vins à Paris, je passai le plus clair de mon temps à pêcher les grenouilles dans le Jura essayant entre-temps de faire de la cartographie et de l'architecture ».
A quinze ans il devient apprenti graveur sur bois à l'Ecole des Arts Industriels. Il a pour condisciple Forestier et Édouard Vallet. Ils ont comme professeur Alfred Martin.
Il s’exerce à la caricature et collabore à divers journaux comme Sapajou, Passe-partout et Papillon, journal humoristique paraissant un mercredi sur deux alternativement avec la Patrie suisse, qui firent la joie des Genevois au tournant du XXe s.
À la même époque, il reçoit ses premières commandes et exécute pour Paris Bazar et Walner Opticien des affiches en couleurs pour la Société Suisse d'Affiches Artistiques de Genève.
En 1898, il se rend à Paris où il va parfaire sa formation notamment avec Antonio de La Gandara (1862-1917) ancien élève de Jean-Léon Gérôme et portraitiste mondain très recherché.
Il effectue plusieurs séjours en Bretagne où il peint des paysages mélancoliques.
Il rencontre Jérôme Doucet, secrétaire de la Revue illustrée qui va faire appel à lui non seulement pour fournir régulièrement des dessins ou caricatures mais aussi pour illustrer des nouvelles humoristiques d'Alphonse Allais ou d'Alfred Capus. Il lui confie également l’illustration de son ouvrage Le livre des Masques publié sous le pseudonyme de Montfrileux où il dépeint les caractéristiques de différentes classes sociales ou métiers (marins, amoureux, chiffonniers, boulangers), personnages de la vie de tous les jours sur le principe des physiologies très en vogue au xixe siècle.
Il fournit également des dessins au Courrier français, qui caractérisait vers 1900 l'esprit léger et sarcastique du Paris fin de siècle et accueillit l'élite des dessinateurs de l’époque. La mode était aux personnages de la Commedia dell'arte : Pierrot, Pierrette, Arlequin et Polichinelle.
Dès 1902, Fontanez travaille sur les illustrations demandées par Doucet, en tant qu'éditeur de « Le Livre et l’Estampe » pour un nouvel ouvrage, Gaspard de la Nuit : fantaisies à la manière de Jacques Callot et de Rembrandt d'Aloysius Bertrand. Il y montre une maîtrise parfaite du trait digne du premier en pouvant exprimer des clairs-obscurs dignes du second.
Au cours d’un séjour à Genève, son ami Antoine Dufau lui parle de son projet de livre. Dufau (1866-1936), graveur, journaliste devint plus tard conservateur du Musée des Arts Décoratifs de Genève. En 1906, Figâsse et Duranpont paraît sous le pseudonyme de Pierre Duniton avec des croquis où Fontanez exprime toute sa tendresse pour le petit peuple de Genève qu’il connaît bien pour avoir passé sa jeunesse au quartier St Gervais. A Genève il fréquente Henry Spiess, Jean Violette, Elie Moroy,Daniel Baud-Bovy
De nombreux journaux sollicitent Fontanez et lui demandent ses dessins. C’est ainsi qu’il collabora aussi bien à La Libre Parole, journal d'inspiration nationaliste et antisémite d'édouard Drumont qu’à Gil Blas Illustré, supplément hebdomadaire (dirigé par Doucet) de la revue Gil Blas, plus contestataire (1893-1912)..
Fontanez évolue dans les cercles d’aristocrates décadents comme Jean Lorrain et Robert de Montesquiou, d’artistes gentiment anarchistes comme Raoul Ponchon. et de « l'extrême droite noctambule » avec Paul-Jean Toulet.
À partir de 1907, Fontanez collabore au journal humoristique Le Rire. Fontanez fait aussi partie des artistes maison de Delagrave, éditeur de livres pour enfants aux superbes cartonnages de percaline polychromes. Il illustre ainsi successivement les ouvrages de Jules Chancel, auteur de romans d'aventures pour enfants, Le petit Fauconnier de Louis XIII ou Petit Marmiton, grand Musicien. En 1909, Daniel Baud-Bovy demande à Jules Fontanez de participer avec d’autres artistes suisses à l’illustration de son livre Vacances d’artistes.
En août 1914, lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Fontanez retourne à Genève. Il réalise la couverture de La Fête de juin pour la célébration du centenaire de l’entrée de Genève dans la Confédération (1814-1914) Les photos sont de Frédéric Boissonnas, ami de Baud-Bovy.
En France, les auteurs et illustrateurs sont mis à contribution pour exalter l'ardeur patriotique. Fontanez continue sa collaboration avec Delagrave et illustre alors Le petit Bé et le vilain Boche puis La Classe 1925. Cette même année, Fontanez frappé par la maladie, cesse de peindre et va vivre chez sa mère aux Paquis. Malade, aveugle, paralysé, il passe ses journées dans un fauteuil roulant « dépendant comme un enfant de ceux qui veillent sur lui ».
Le 21 janvier 1917 est inaugurée à l'Athénée une exposition vente organisée par des amis de l'artiste cherchant à lui venir en aide. Soixante-cinq toiles y sont présentées. La presse genevoise y consacre de nombreux articles. La même année, le Musée des Arts décoratifs de Genève publie un portefeuille d'eaux fortes.
Au plus fort de l'épidémie de grippe espagnole qui frappe Genève Jules Fontanez meurt le 28 novembre 1918 à l'âge de 43 ans et est inhumé au cimetière St Georges.

