Table - Bois, Hêtre, Chêne - Table de style Thonet des années 1910.





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Table carré antique de style Thonet des années 1910, originaire d’Autriche, en bois avec bois de hêtre et chêne, 70 cm de hauteur, 55 cm de largeur, 39 cm de profondeur, poids 5000 g, en bon état d’usage avec de légères traces d’âge.
Description fournie par le vendeur
Une stature de calme autorité, posée sur quatre membres élancés, cette table des années 1910, au style Thonet, se dresse comme un témoignage lucide de la phase mature du travail du bois bendé d’Europe centrale. À la fois retenue et expressive, elle incarne la finesse technique et la discipline formelle qui ont défini la production Thonet au début du XXe siècle — lorsque logique industrielle et sensibilité artisanale n’étaient pas des adversaires, mais des collaboratrices.
La silhouette de la table paraît d’une simplicité trompeuse : un plateau rectiligne aux arêtes légèrement adoucies repose sur des pieds élancés, légers et effilés. Mais sous cette apparente modestie se dissimule une intelligence structurelle caractéristique de la manufacture Thonet. Les pieds, probablement en hêtre courbé à la vapeur, descendent en une légère dérive vers l’extérieur avant de se transformer en pieds élégants, légèrement évasés. Cette courbure n’est ni excès décoratif ni simple ornement ; c’est la résidue visuelle d’un procédé perfectionné à la fin du XIXe siècle — la courbure par vapeur maîtrisée qui permettait au bois massif d’adopter des arcs de tension et de résilience sans sacrifier la solidité.
La sous-structure révèle la véritable poésie de l’objet. Un système de entretoises sinueux, composé d’éléments en bois courbé qui s’enchaînent et convergent avec une clarté rythmée, rigidifie les pieds tout en préservant une perméabilité visuelle. L’espace négatif entre ces composants est aussi délibéré que le bois lui-même. Une telle économie de ligne est la marque de l’éthique de Thonet : le matériau ramené à sa trajectoire essentielle, la structure rendue lisible, le poids dissous dans le contour.
Le plateau — probablement en hêtre massif ou en placage de hêtre sur un substrat stable — présente une patine chaude et sombre, conforme à l’âge. Sa surface porte le registre discret de l’usage : légères variations tonales, micro-éraflures, l’assouplissement de la finition. Il ne s’agit pas de défauts mais d’écritures historiques. Au fil d’un siècle et plus, l’oxydation et la manipulation ont approfondi le registre chromatique du bois, produisant cette profondeur brun-rougeâtre particulière si souvent associée aux tables de café et domestiques Thonet d’époque.
Stylistiquement, la table occupe un instant de transition. Elle conserve l’organique linearité du Historicisme tardif et l’impulsion sécessionniste vers un raffinement courbe, tout en anticipant les rationalisations qui aboutiraient au modernisme de l’entre-deux-guerres. Il n’y a ni sculpture appliquée ni ornement superflu. Sa beauté naît de la proportion, des assemblages et de la répétition disciplinée des arcs de bois courbé. En ce sens, elle participe à la narration plus vaste de l’évolution du design industriel : du décoratif à l’honnêteté structurelle.
Sur le plan fonctionnel, de telles tables ont été conçues pour la polyvalence. Compacte dans son empreinte mais stable dans sa silhouette, elle convient autant aux cafés viennois, aux salons bourgeois qu’aux modestes appartements urbains. Leur masse relativement légère autorise un réaménagement facile, tandis que leur assemblage robuste assure une durabilité sous une utilisation constante. Cette dualité — mobilité associée à l’endurance — fut centrale au succès mondial de Thonet.
Aujourd’hui, la table ne se lit pas comme une relique mais comme une présence silencieusement autoritaire. Dans un intérieur contemporain, elle dialogue avec aisance aussi bien avec des meubles d’époque qu’avec des environnements minimalistes. Sa lisibilité graphique — l’interaction entre plan droit et support courbe — offre une ancre de composition sans lourdeur visuelle. Elle est, en somme, une étude d’équilibre : entre l’artisanat et l’industrie, la courbe et la ligne, la délicatesse et la force.
Rencontrer une table Thonet des années 1910, c’est assister à un chapitre de la démocratisation du design. Ici, les innovations de la technologie du bois courbé sont distillées dans une forme qui n’est ni prétentieuse ni approximative. Plus qu’une table d’appoint, c’est un artefact des décennies formatrices de la modernité — où technique, économie et élégance convergèrent vers une forme durable.
Une stature de calme autorité, posée sur quatre membres élancés, cette table des années 1910, au style Thonet, se dresse comme un témoignage lucide de la phase mature du travail du bois bendé d’Europe centrale. À la fois retenue et expressive, elle incarne la finesse technique et la discipline formelle qui ont défini la production Thonet au début du XXe siècle — lorsque logique industrielle et sensibilité artisanale n’étaient pas des adversaires, mais des collaboratrices.
La silhouette de la table paraît d’une simplicité trompeuse : un plateau rectiligne aux arêtes légèrement adoucies repose sur des pieds élancés, légers et effilés. Mais sous cette apparente modestie se dissimule une intelligence structurelle caractéristique de la manufacture Thonet. Les pieds, probablement en hêtre courbé à la vapeur, descendent en une légère dérive vers l’extérieur avant de se transformer en pieds élégants, légèrement évasés. Cette courbure n’est ni excès décoratif ni simple ornement ; c’est la résidue visuelle d’un procédé perfectionné à la fin du XIXe siècle — la courbure par vapeur maîtrisée qui permettait au bois massif d’adopter des arcs de tension et de résilience sans sacrifier la solidité.
La sous-structure révèle la véritable poésie de l’objet. Un système de entretoises sinueux, composé d’éléments en bois courbé qui s’enchaînent et convergent avec une clarté rythmée, rigidifie les pieds tout en préservant une perméabilité visuelle. L’espace négatif entre ces composants est aussi délibéré que le bois lui-même. Une telle économie de ligne est la marque de l’éthique de Thonet : le matériau ramené à sa trajectoire essentielle, la structure rendue lisible, le poids dissous dans le contour.
Le plateau — probablement en hêtre massif ou en placage de hêtre sur un substrat stable — présente une patine chaude et sombre, conforme à l’âge. Sa surface porte le registre discret de l’usage : légères variations tonales, micro-éraflures, l’assouplissement de la finition. Il ne s’agit pas de défauts mais d’écritures historiques. Au fil d’un siècle et plus, l’oxydation et la manipulation ont approfondi le registre chromatique du bois, produisant cette profondeur brun-rougeâtre particulière si souvent associée aux tables de café et domestiques Thonet d’époque.
Stylistiquement, la table occupe un instant de transition. Elle conserve l’organique linearité du Historicisme tardif et l’impulsion sécessionniste vers un raffinement courbe, tout en anticipant les rationalisations qui aboutiraient au modernisme de l’entre-deux-guerres. Il n’y a ni sculpture appliquée ni ornement superflu. Sa beauté naît de la proportion, des assemblages et de la répétition disciplinée des arcs de bois courbé. En ce sens, elle participe à la narration plus vaste de l’évolution du design industriel : du décoratif à l’honnêteté structurelle.
Sur le plan fonctionnel, de telles tables ont été conçues pour la polyvalence. Compacte dans son empreinte mais stable dans sa silhouette, elle convient autant aux cafés viennois, aux salons bourgeois qu’aux modestes appartements urbains. Leur masse relativement légère autorise un réaménagement facile, tandis que leur assemblage robuste assure une durabilité sous une utilisation constante. Cette dualité — mobilité associée à l’endurance — fut centrale au succès mondial de Thonet.
Aujourd’hui, la table ne se lit pas comme une relique mais comme une présence silencieusement autoritaire. Dans un intérieur contemporain, elle dialogue avec aisance aussi bien avec des meubles d’époque qu’avec des environnements minimalistes. Sa lisibilité graphique — l’interaction entre plan droit et support courbe — offre une ancre de composition sans lourdeur visuelle. Elle est, en somme, une étude d’équilibre : entre l’artisanat et l’industrie, la courbe et la ligne, la délicatesse et la force.
Rencontrer une table Thonet des années 1910, c’est assister à un chapitre de la démocratisation du design. Ici, les innovations de la technologie du bois courbé sont distillées dans une forme qui n’est ni prétentieuse ni approximative. Plus qu’une table d’appoint, c’est un artefact des décennies formatrices de la modernité — où technique, économie et élégance convergèrent vers une forme durable.

