Prof. A.M. Hammacher - Henry van de Velde - 1967





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Le Monde de Henry van de Velde - Prof. A.M. Hammacher
Excellente monographie qui documente ses œuvres architecturales, meubles, objets, tableaux, dessins et gravures. EN Néerlandais
Magnifique édition, rare !! de 1967.
État prima en regard de l’âge. (voir photos)
Illustrations variées (voir photos)
Emballé avec soin et expédition assurée.
Bonnes enchères !!
"Van de Velde a étudié la peinture avec Karel Verlat à l’Académie royale des Beaux-Arts d’Anvers et avec le peintre Carolus-Duran à Paris. Il fut profondément influencé par Paul Signac et Georges Seurat et peignit dans le style néo-impressionniste (pointillisme).
Lorsqu’il eut vingt-deux ans, il partit vers le village isolé de Wechelderzande. Le paysage et les habitants furent pendant quatre années le sujet de ses toiles. Son aversion pour l’académisme des artistes d’Anvers et sa visite à la colonie française des Barbizon firent qu’il choisit la campagne. Il marcha sur les traces de peintres comme Isidore Meyers et Adriaan Joseph Heymans et se rendit dans le Noorderkempen. C’était le plus récent lieu de séjour pour les jeunes artistes, plein de "Sturm und Drang".[22]
Wechelderzande n’était pas encore desservie par le tram et la grande route. Henry Van de Velde trouva refuge à l’auberge De Keizer, à l’ombre de l’église de Wechel. Par l’afflux d’artistes, on transforma la ferme-restaurant en un logis. L’auberge obtint un deuxième étage avec chambres et atelier d’artiste. Van de Velde peignit sa Femme à la fenêtre depuis la fenêtre ouverte sur le côté sud. Cette toile fait partie d’une série de huit qui expriment des impressions de la vie villageoise.
L’auberge est en 2019 un brasserie-restaurant portant le nom de De nieuwe Keizer. Peu de souvenirs subsistent des jours d’artistes d’autrefois. L’atelier d’artiste a disparu; seul, à la côté nord, la fenêtre circulaire de l’atelier reste visible.
En 1889, Van de Velde devint membre du groupe d’artistes Les XX à Bruxelles. Après que Vincent van Gogh eut exposé quelques œuvres lors de l’exposition annuelle de Les XX, Van de Velde fut l’un des premiers peintres à être influencé par Van Gogh. Lors de son voyage de noces aux Pays-Bas, il visita la veuve de Theo van Gogh, le frère du Vincent alors récemment décédé. Il eut une bonne idée de presque l’ensemble de l’œuvre du peintre et réalisa qu’il n’atteindrait jamais ce niveau impressionnant. Pour lui, ce fut la fin de sa carrière de peintre-artiste.
Henry Van de Velde en tant que designer et architecte
À partir de 1892, Van de Velde quitta la peinture; il se consacra aux arts appliqués : (orfèvrerie, porcelaine et couverts, création de mode, design de tapis et de textiles) et aussi à l’architecture, notamment avec la construction de sa propre maison à Uccle, la maison Bloemenwerf. Chez lui, l’aménagement et le design constituaient un tout organique. En 1895, il conçut des intérieurs et des meubles pour l’influente maison d’art L’Art Nouveau, gérée par Samuel Bing à Paris. Son œuvre figurerait aussi dans le pavillon de Bing à l’Exposition universelle de 1900 à Paris. Van de Velde fut influencé par le mouvement Arts and Crafts anglais avec John Ruskin et William Morris, et fut l’un des premiers architectes et designers de meubles à travailler dans un style abstrait aux lignes courbes. Il s’opposa à la copie de styles historiques et choisit résolument une forme originale. Il voulait chasser de l’esprit humain la banalité et la laideur.
En 1899, il s’installa en Allemagne. Il y reçut un certain nombre de commandes, notamment pour le Museum Folkwang et la villa Hohenhof à Hagen et pour la maison Nietzsche à Weimar. Avec Harry Kessler, il fut l’un des fondateurs de la Kunstgewerbeschule[23] et de l’académie à Weimar, précurseur du Bauhaus qui serait développé à Dessau par Walter Gropius. Il entretenait également des liens étroits avec le Deutscher Werkbund.
Portrait de Maria Sèthe, l’épouse ultérieure de Van de Velde, 1891, par Théo Van Rysselberghe. C’est par la peinture que Van de Velde et Maria Sèthe se rencontrèrent.
Pendant la Première Guerre mondiale, Van de Velde séjourna en Suisse et aux Pays-Bas. Sur commande d’Hélène Kröller-Müller, il conçut une maison d’ouvrier et une maison de surveillant à Schipborg (permis de construire datés 1921), à côté de la ferme De Schepbord conçue par l’architecte Hendrik Petrus Berlage en 1914. Van de Velde concevra finalement le musée Kröller-Müller à Otterlo, ouvert en 1938. En 1925, il fut nommé sommité à l’Institut supérieur d’histoire de l’art et d’antiquité de l’Université d’État de Gand, où il enseigna l’architecture et les arts appliqués de 1926 à 1936. En 1933, on lui confia le projet de concevoir la bibliothèque universitaire; la Boekentoren. La construction commença en 1936, mais l’achèvement n’intervint qu’après la Seconde Guerre mondiale et pour des raisons budgétaires non entièrement selon les plans originaux. Ainsi, le sol de la salle de lecture fut réalisé en marbre et non en caoutchouc noir comme Van de Velde l’avait souhaité. Van de Velde fut également impliqué dans la construction de l’Hôpital universitaire de Gand.
À Louvain, il bâtit sur la Diestsestraat entre 1936 et 1942 son dernier bâtiment, une école technique, qui fut restaurée et réaménagée entre 1997 et 2000 par l’architecte Georges Baines en Bibliothèque municipale et Archives municipales, Les Deux Sources. Le bâtiment initial a servi en 1997 de décor pour la chorégraphie avec musique minimale du groupe Rosas d’Anne Teresa De Keersmaeker pour le film de danse Rosas danst Rosas.
Contrairement à ce qui est souvent pensé, Van de Velde n’est pas le concepteur du logo de la Compagnie nationale des chemins de fer belges; la célèbre lettre "B" dans une ellipse couchée fut imaginée par Jean de Roy. En tant que conseiller artistique de la NMBS à l’époque, Van de Velde a cependant convaincu la direction d’opter pour ce design. De plus, il a conçu l’intérieur des premiers wagons électriques belges (AM35) et de quelques voitures. Van de Velde a aussi laissé son empreinte sur la gare de Blankenberge.
Après la Seconde Guerre mondiale, Van de Velde fut accusé de collaboration. Le procès n’eut jamais lieu, mais Van de Velde choisit l’exil volontaire; il se retira dans l’oberägeri suisse, où il écrivit ses mémoires, qui furent publiées posthumement en 1962 sous le titre Die Geschichte meines Lebens.
Van de Velde mourut en 1957 à Zürich, à l’âge de 94 ans, et fut enterré à Tervuren, près de Bruxelles."
Le Monde de Henry van de Velde - Prof. A.M. Hammacher
Excellente monographie qui documente ses œuvres architecturales, meubles, objets, tableaux, dessins et gravures. EN Néerlandais
Magnifique édition, rare !! de 1967.
État prima en regard de l’âge. (voir photos)
Illustrations variées (voir photos)
Emballé avec soin et expédition assurée.
Bonnes enchères !!
"Van de Velde a étudié la peinture avec Karel Verlat à l’Académie royale des Beaux-Arts d’Anvers et avec le peintre Carolus-Duran à Paris. Il fut profondément influencé par Paul Signac et Georges Seurat et peignit dans le style néo-impressionniste (pointillisme).
Lorsqu’il eut vingt-deux ans, il partit vers le village isolé de Wechelderzande. Le paysage et les habitants furent pendant quatre années le sujet de ses toiles. Son aversion pour l’académisme des artistes d’Anvers et sa visite à la colonie française des Barbizon firent qu’il choisit la campagne. Il marcha sur les traces de peintres comme Isidore Meyers et Adriaan Joseph Heymans et se rendit dans le Noorderkempen. C’était le plus récent lieu de séjour pour les jeunes artistes, plein de "Sturm und Drang".[22]
Wechelderzande n’était pas encore desservie par le tram et la grande route. Henry Van de Velde trouva refuge à l’auberge De Keizer, à l’ombre de l’église de Wechel. Par l’afflux d’artistes, on transforma la ferme-restaurant en un logis. L’auberge obtint un deuxième étage avec chambres et atelier d’artiste. Van de Velde peignit sa Femme à la fenêtre depuis la fenêtre ouverte sur le côté sud. Cette toile fait partie d’une série de huit qui expriment des impressions de la vie villageoise.
L’auberge est en 2019 un brasserie-restaurant portant le nom de De nieuwe Keizer. Peu de souvenirs subsistent des jours d’artistes d’autrefois. L’atelier d’artiste a disparu; seul, à la côté nord, la fenêtre circulaire de l’atelier reste visible.
En 1889, Van de Velde devint membre du groupe d’artistes Les XX à Bruxelles. Après que Vincent van Gogh eut exposé quelques œuvres lors de l’exposition annuelle de Les XX, Van de Velde fut l’un des premiers peintres à être influencé par Van Gogh. Lors de son voyage de noces aux Pays-Bas, il visita la veuve de Theo van Gogh, le frère du Vincent alors récemment décédé. Il eut une bonne idée de presque l’ensemble de l’œuvre du peintre et réalisa qu’il n’atteindrait jamais ce niveau impressionnant. Pour lui, ce fut la fin de sa carrière de peintre-artiste.
Henry Van de Velde en tant que designer et architecte
À partir de 1892, Van de Velde quitta la peinture; il se consacra aux arts appliqués : (orfèvrerie, porcelaine et couverts, création de mode, design de tapis et de textiles) et aussi à l’architecture, notamment avec la construction de sa propre maison à Uccle, la maison Bloemenwerf. Chez lui, l’aménagement et le design constituaient un tout organique. En 1895, il conçut des intérieurs et des meubles pour l’influente maison d’art L’Art Nouveau, gérée par Samuel Bing à Paris. Son œuvre figurerait aussi dans le pavillon de Bing à l’Exposition universelle de 1900 à Paris. Van de Velde fut influencé par le mouvement Arts and Crafts anglais avec John Ruskin et William Morris, et fut l’un des premiers architectes et designers de meubles à travailler dans un style abstrait aux lignes courbes. Il s’opposa à la copie de styles historiques et choisit résolument une forme originale. Il voulait chasser de l’esprit humain la banalité et la laideur.
En 1899, il s’installa en Allemagne. Il y reçut un certain nombre de commandes, notamment pour le Museum Folkwang et la villa Hohenhof à Hagen et pour la maison Nietzsche à Weimar. Avec Harry Kessler, il fut l’un des fondateurs de la Kunstgewerbeschule[23] et de l’académie à Weimar, précurseur du Bauhaus qui serait développé à Dessau par Walter Gropius. Il entretenait également des liens étroits avec le Deutscher Werkbund.
Portrait de Maria Sèthe, l’épouse ultérieure de Van de Velde, 1891, par Théo Van Rysselberghe. C’est par la peinture que Van de Velde et Maria Sèthe se rencontrèrent.
Pendant la Première Guerre mondiale, Van de Velde séjourna en Suisse et aux Pays-Bas. Sur commande d’Hélène Kröller-Müller, il conçut une maison d’ouvrier et une maison de surveillant à Schipborg (permis de construire datés 1921), à côté de la ferme De Schepbord conçue par l’architecte Hendrik Petrus Berlage en 1914. Van de Velde concevra finalement le musée Kröller-Müller à Otterlo, ouvert en 1938. En 1925, il fut nommé sommité à l’Institut supérieur d’histoire de l’art et d’antiquité de l’Université d’État de Gand, où il enseigna l’architecture et les arts appliqués de 1926 à 1936. En 1933, on lui confia le projet de concevoir la bibliothèque universitaire; la Boekentoren. La construction commença en 1936, mais l’achèvement n’intervint qu’après la Seconde Guerre mondiale et pour des raisons budgétaires non entièrement selon les plans originaux. Ainsi, le sol de la salle de lecture fut réalisé en marbre et non en caoutchouc noir comme Van de Velde l’avait souhaité. Van de Velde fut également impliqué dans la construction de l’Hôpital universitaire de Gand.
À Louvain, il bâtit sur la Diestsestraat entre 1936 et 1942 son dernier bâtiment, une école technique, qui fut restaurée et réaménagée entre 1997 et 2000 par l’architecte Georges Baines en Bibliothèque municipale et Archives municipales, Les Deux Sources. Le bâtiment initial a servi en 1997 de décor pour la chorégraphie avec musique minimale du groupe Rosas d’Anne Teresa De Keersmaeker pour le film de danse Rosas danst Rosas.
Contrairement à ce qui est souvent pensé, Van de Velde n’est pas le concepteur du logo de la Compagnie nationale des chemins de fer belges; la célèbre lettre "B" dans une ellipse couchée fut imaginée par Jean de Roy. En tant que conseiller artistique de la NMBS à l’époque, Van de Velde a cependant convaincu la direction d’opter pour ce design. De plus, il a conçu l’intérieur des premiers wagons électriques belges (AM35) et de quelques voitures. Van de Velde a aussi laissé son empreinte sur la gare de Blankenberge.
Après la Seconde Guerre mondiale, Van de Velde fut accusé de collaboration. Le procès n’eut jamais lieu, mais Van de Velde choisit l’exil volontaire; il se retira dans l’oberägeri suisse, où il écrivit ses mémoires, qui furent publiées posthumement en 1962 sous le titre Die Geschichte meines Lebens.
Van de Velde mourut en 1957 à Zürich, à l’âge de 94 ans, et fut enterré à Tervuren, près de Bruxelles."
