Une sculpture en bois. - Prampram - Ghana





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Titulaire d'un diplôme de troisième cycle en études africaines et 15 ans d'expérience en art africain.
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Description fournie par le vendeur
Ce couple sculptural, communément appelé le Couple de Prampram, originaire de la région côtière de Prampram au Ghana, déploie son sens dans un champ de tension entre réduction formelle et densité symbolique. Les deux figures, légèrement penchées vers l’avant, occupent un état d’équilibre précaire qui suggère le mouvement sans se résoudre en action. Cette inclinaison vers l’avant n’est ni une simple indication de marche ni une posture statique; elle articule plutôt une condition de transition où la présence corporelle et l’orientation existentielle convergent.
Les corps sont rendus selon un idiome rigoureusement abstrait. Des têtes sphériques reposent sur des membres atténués qui se rétrécissent en extrémités pointues, leurs formes fonctionnant moins comme des représentations anatomiques que comme des vecteurs directionnels. Par cette réduction à des volumes et des lignes élémentaires, la figuration n’est pas abandonnée mais traduite en un système de signes qui privilégie les rapports structurels sur les détails descriptifs. L’équilibre, la tension et la correspondance émergent comme les principaux opérateurs visuels.
Dans cette économie des moyens, certains traits prennent une signification accrue. La figure féminine porte un enfant sur le dos, motif récurrent dans la culture visuelle ouest-africaine qui signifie le soin, la continuité et la perpétuation de la vie communautaire. Le figure masculine, en revanche, est marquée par une forme phallique exagérée, qui ne doit pas être comprise comme un simple accent naturaliste mais comme un signe concentré de fertilité et de force générative. Ces deux éléments fonctionnent comme des condensations symboliques plutôt que comme des attributs d’individuation.
La relation entre les deux figures n’est pas racontée mais construite par la résonance formelle. Leur inclinaison parallèle, l’alignement de leurs axes et la répétition rythmique d’éléments linéaires créent une unité compositionnelle qui peut être lue comme une articulation du partenariat conçue comme équilibre. En ce sens, l’œuvre propose un modèle dans lequel individualité et collectivité ne s’opposent pas mais se déterminent mutuellement.
Alors que l’austérité de son langage formel peut inviter à des comparaisons avec certains aspects de la sculpture moderniste européenne — telles que les figures atténuées et existentialement chargées d’Alberto Giacometti — l’œuvre échappe à toute subsomption sous de tels cadres. Son abstraction ne signifie pas une rupture avec la tradition mais sa transformation, opérant selon une logique esthétique qui reste localement ancrée tout en restant ouverte à une interprétation transculturelle. La sculpture occupe ainsi un espace intermédiaire, à la fois matériellement présente et symboliquement surdéterminée.
L’histoire migratoire du peuple Prampram, une communauté côtière dans la région du Grand Accra au Ghana, s’entend mieux dans le cadre plus large des mouvements ancestraux Ga-Dangme le long de la côte sud-est de l’Afrique de l’Ouest. Linguistiquement et culturellement, les Prampram appartiennent à la famille ethnolinguistique Ga-Dangme, partie de la branche Kwa du groupe des langues nigéro-congolaises. Des recherches historiques et linguistiques indiquent que leurs ancêtres ont migré des régions intérieures vers la côte, établissant progressivement des colonies le long des rivières, des lagunes et des plaines côtières fertiles. Cette migration n’était ni linéaire ni unique mais s’est étendue sur des siècles, donnant naissance à un réseau de communautés côtières apparentées, y compris les groupes voisins Ningo et Ada.
Les traditions orales conservées par les Prampram soulignent des schèmes de peuplement reflétant des considérations écologiques et économiques. L’accès aux zones de pêche, aux voies navigables et aux terres arables a façonné la répartition des communautés et influencé les structures sociales. Ces récits suggèrent une adaptation progressive à l’environnement côtier, les générations successives consolidant des identités communautaires et territoriales. Le contact européen durant la période coloniale, y compris le commerce et l’établissement de forts, n’a pas fondamentalement perturbé ces schèmes de peuplement ni effacé l’identité culturelle distinctive des Prampram.
À l’époque moderne, les migrations internes ont continué d’influencer la communauté, motivées par des pressions économiques telles que la recherche d’un emploi, l’éducation et l’accès aux équipements urbains à Accra et Tema. Malgré ces mouvements, les Prampram ont conservé un fort sentiment d’identité communautaire à travers la langue, les rituels et les structures de gouvernance locale. L’histoire migratoire des Prampram est ainsi une histoire d’adaptation et de continuité à long terme, reflétant à la fois la mobilité historique des peuples Ga-Dangme et l’importance durable du lieu et de l’environnement dans la formation de la vie sociale et culturelle.
CAB39081
Hauteur : 42 cm / 38 cm
Poids : 400 g / 360 g
À propos du vendeur
Traduit par Google TraductionCe couple sculptural, communément appelé le Couple de Prampram, originaire de la région côtière de Prampram au Ghana, déploie son sens dans un champ de tension entre réduction formelle et densité symbolique. Les deux figures, légèrement penchées vers l’avant, occupent un état d’équilibre précaire qui suggère le mouvement sans se résoudre en action. Cette inclinaison vers l’avant n’est ni une simple indication de marche ni une posture statique; elle articule plutôt une condition de transition où la présence corporelle et l’orientation existentielle convergent.
Les corps sont rendus selon un idiome rigoureusement abstrait. Des têtes sphériques reposent sur des membres atténués qui se rétrécissent en extrémités pointues, leurs formes fonctionnant moins comme des représentations anatomiques que comme des vecteurs directionnels. Par cette réduction à des volumes et des lignes élémentaires, la figuration n’est pas abandonnée mais traduite en un système de signes qui privilégie les rapports structurels sur les détails descriptifs. L’équilibre, la tension et la correspondance émergent comme les principaux opérateurs visuels.
Dans cette économie des moyens, certains traits prennent une signification accrue. La figure féminine porte un enfant sur le dos, motif récurrent dans la culture visuelle ouest-africaine qui signifie le soin, la continuité et la perpétuation de la vie communautaire. Le figure masculine, en revanche, est marquée par une forme phallique exagérée, qui ne doit pas être comprise comme un simple accent naturaliste mais comme un signe concentré de fertilité et de force générative. Ces deux éléments fonctionnent comme des condensations symboliques plutôt que comme des attributs d’individuation.
La relation entre les deux figures n’est pas racontée mais construite par la résonance formelle. Leur inclinaison parallèle, l’alignement de leurs axes et la répétition rythmique d’éléments linéaires créent une unité compositionnelle qui peut être lue comme une articulation du partenariat conçue comme équilibre. En ce sens, l’œuvre propose un modèle dans lequel individualité et collectivité ne s’opposent pas mais se déterminent mutuellement.
Alors que l’austérité de son langage formel peut inviter à des comparaisons avec certains aspects de la sculpture moderniste européenne — telles que les figures atténuées et existentialement chargées d’Alberto Giacometti — l’œuvre échappe à toute subsomption sous de tels cadres. Son abstraction ne signifie pas une rupture avec la tradition mais sa transformation, opérant selon une logique esthétique qui reste localement ancrée tout en restant ouverte à une interprétation transculturelle. La sculpture occupe ainsi un espace intermédiaire, à la fois matériellement présente et symboliquement surdéterminée.
L’histoire migratoire du peuple Prampram, une communauté côtière dans la région du Grand Accra au Ghana, s’entend mieux dans le cadre plus large des mouvements ancestraux Ga-Dangme le long de la côte sud-est de l’Afrique de l’Ouest. Linguistiquement et culturellement, les Prampram appartiennent à la famille ethnolinguistique Ga-Dangme, partie de la branche Kwa du groupe des langues nigéro-congolaises. Des recherches historiques et linguistiques indiquent que leurs ancêtres ont migré des régions intérieures vers la côte, établissant progressivement des colonies le long des rivières, des lagunes et des plaines côtières fertiles. Cette migration n’était ni linéaire ni unique mais s’est étendue sur des siècles, donnant naissance à un réseau de communautés côtières apparentées, y compris les groupes voisins Ningo et Ada.
Les traditions orales conservées par les Prampram soulignent des schèmes de peuplement reflétant des considérations écologiques et économiques. L’accès aux zones de pêche, aux voies navigables et aux terres arables a façonné la répartition des communautés et influencé les structures sociales. Ces récits suggèrent une adaptation progressive à l’environnement côtier, les générations successives consolidant des identités communautaires et territoriales. Le contact européen durant la période coloniale, y compris le commerce et l’établissement de forts, n’a pas fondamentalement perturbé ces schèmes de peuplement ni effacé l’identité culturelle distinctive des Prampram.
À l’époque moderne, les migrations internes ont continué d’influencer la communauté, motivées par des pressions économiques telles que la recherche d’un emploi, l’éducation et l’accès aux équipements urbains à Accra et Tema. Malgré ces mouvements, les Prampram ont conservé un fort sentiment d’identité communautaire à travers la langue, les rituels et les structures de gouvernance locale. L’histoire migratoire des Prampram est ainsi une histoire d’adaptation et de continuité à long terme, reflétant à la fois la mobilité historique des peuples Ga-Dangme et l’importance durable du lieu et de l’environnement dans la formation de la vie sociale et culturelle.
CAB39081
Hauteur : 42 cm / 38 cm
Poids : 400 g / 360 g
À propos du vendeur
Traduit par Google TraductionDétails
Rechtliche Informationen des Verkäufers
- Unternehmen:
- Jaenicke Njoya GmbH
- Repräsentant:
- Wolfgang Jaenicke
- Adresse:
- Jaenicke Njoya GmbH
Klausenerplatz 7
14059 Berlin
GERMANY - Telefonnummer:
- +493033951033
- Email:
- w.jaenicke@jaenicke-njoya.com
- USt-IdNr.:
- DE241193499
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