Richard Lindner (1901–1978) - Uptown





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Description fournie par le vendeur
Superbe lithographie, première édition originale, Éditions Georges Visat, rare épreuve : l'image a ensuite été reproduite en série sur des affiches.
Richard Lindner (Hambourg, 11 novembre 1901 – New York, 16 avril 1978)
La vie du peintre Richard Lindner, né de mère américaine et de père allemand, est particulièrement pertinente pour l’ensemble de son œuvre. Né d’un père juif allemand et d’une mère américaine, Lindner a passé sa jeunesse à Nuremberg, la ville de Dürer, et s’est formé comme artiste à la Kunstakademie de Munich. Au cours de sa formation, il fut particulièrement impressionné par une visite de la collection de peintures des personnesMentalement perturbées réunie par le psychiatre et historien de l’art Hans Prinzhorn à l’université de Heidelberg.
Durant 1927 et 1928, Lindner vécut à Berlin, où il fut témoin du développement de la Neue Sachlichkeit (Nouvelle Objectivité), un mouvement qui laissa une empreinte indélébile sur toutes ses peintures ultérieures. En 1929, il retourna à Munich, épousa sa camarade Elisabeth Schülein et commença à travailler comme directeur artistique pour la importante maison d’édition Knorr & Hirth. Lorsque Hitler arriva au pouvoir, Lindner, comme tant d’autres juifs allemands, quitta son pays et alla s’installer à Paris, où il continua à travailler comme designer graphique jusqu’en 1939.
En 1941, Lindner émigra aux États‑Unis et s’établit à New York, où il commença à illustrer des magazines tels que Fortune, Vogue et Harper’s Bazaar et devint bientôt le designer graphique le plus en vogue. Bien qu’on lui ait conféré la nationalité américaine en 1948, Lindner ne s’est jamais senti pleinement Américain, même s’il se considérait comme un New‑Yorkais. C’est précisément à New York qu’il se mit à peindre relativement tard dans la vie, en 1952. Le mode de vie libre et cosmopolite de la légendaire ville américaine éveilla son talent artistique et les sujets de ses tableaux — gangsters, prostituées ou spectateurs de théâtre, de cirque ou de music‑hall — furent inspirés par le monde clandestin autour de Times Square ou tirés de la culture de masse américaine. À une époque où l’Expressionnisme abstrait était en vogue, la peinture de Lindner allait à contre-courant et prit toujours ses distances. Son langage pictural, marqué par des couleurs vives et de larges plans colorés, et ses thèmes urbains font de lui un précurseur de l’Art Pop américain. Par ailleurs, il doit le ton critique de ses peintures à l’influence de courants européens tels que la Neue Sachlichkeit et le Dada. Sa première exposition ne eut lieu qu’en 1954, alors qu’il avait plus de cinquante ans, et, chose intéressante, elle se tint à la Betty Parsons Gallery à New York, un lieu associé aux Expressionnistes américains. Il se remariera en 1969 ; sa seconde épouse Denise Kopelman était une jeune étudiante d’art française. Peu après, les Lindner commencèrent à passer la moitié de l’année à Paris. Il commença à être reconnu pour son travail dans les années 1970.
Ses œuvres se trouvent aujourd’hui dans les musées les plus importants du monde.
Superbe lithographie, première édition originale, Éditions Georges Visat, rare épreuve : l'image a ensuite été reproduite en série sur des affiches.
Richard Lindner (Hambourg, 11 novembre 1901 – New York, 16 avril 1978)
La vie du peintre Richard Lindner, né de mère américaine et de père allemand, est particulièrement pertinente pour l’ensemble de son œuvre. Né d’un père juif allemand et d’une mère américaine, Lindner a passé sa jeunesse à Nuremberg, la ville de Dürer, et s’est formé comme artiste à la Kunstakademie de Munich. Au cours de sa formation, il fut particulièrement impressionné par une visite de la collection de peintures des personnesMentalement perturbées réunie par le psychiatre et historien de l’art Hans Prinzhorn à l’université de Heidelberg.
Durant 1927 et 1928, Lindner vécut à Berlin, où il fut témoin du développement de la Neue Sachlichkeit (Nouvelle Objectivité), un mouvement qui laissa une empreinte indélébile sur toutes ses peintures ultérieures. En 1929, il retourna à Munich, épousa sa camarade Elisabeth Schülein et commença à travailler comme directeur artistique pour la importante maison d’édition Knorr & Hirth. Lorsque Hitler arriva au pouvoir, Lindner, comme tant d’autres juifs allemands, quitta son pays et alla s’installer à Paris, où il continua à travailler comme designer graphique jusqu’en 1939.
En 1941, Lindner émigra aux États‑Unis et s’établit à New York, où il commença à illustrer des magazines tels que Fortune, Vogue et Harper’s Bazaar et devint bientôt le designer graphique le plus en vogue. Bien qu’on lui ait conféré la nationalité américaine en 1948, Lindner ne s’est jamais senti pleinement Américain, même s’il se considérait comme un New‑Yorkais. C’est précisément à New York qu’il se mit à peindre relativement tard dans la vie, en 1952. Le mode de vie libre et cosmopolite de la légendaire ville américaine éveilla son talent artistique et les sujets de ses tableaux — gangsters, prostituées ou spectateurs de théâtre, de cirque ou de music‑hall — furent inspirés par le monde clandestin autour de Times Square ou tirés de la culture de masse américaine. À une époque où l’Expressionnisme abstrait était en vogue, la peinture de Lindner allait à contre-courant et prit toujours ses distances. Son langage pictural, marqué par des couleurs vives et de larges plans colorés, et ses thèmes urbains font de lui un précurseur de l’Art Pop américain. Par ailleurs, il doit le ton critique de ses peintures à l’influence de courants européens tels que la Neue Sachlichkeit et le Dada. Sa première exposition ne eut lieu qu’en 1954, alors qu’il avait plus de cinquante ans, et, chose intéressante, elle se tint à la Betty Parsons Gallery à New York, un lieu associé aux Expressionnistes américains. Il se remariera en 1969 ; sa seconde épouse Denise Kopelman était une jeune étudiante d’art française. Peu après, les Lindner commencèrent à passer la moitié de l’année à Paris. Il commença à être reconnu pour son travail dans les années 1970.
Ses œuvres se trouvent aujourd’hui dans les musées les plus importants du monde.

