Signed; Raymond Depardon - Manhattan Out - 2008





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Manhattan Out, premier édition signée par Raymond Depardon, publié par Steidl en français (2008 plus ancien exemplaire), reliure rigide, 120 pages, 30 x 20,5 cm, thèmes Photographie et Sociologie.
Description fournie par le vendeur
Exemplaire exceptionnellement dédicacée et signé en page de garde par Raymond Depardon (né en 1942), unique et introuvable sur internet en exemplaire signé, rarissime et presque introuvable en exemplaire non signé. 120 pages et 95 photographies imprimées en pleine page, texte en français de Paul Virilio. Reliure d'éditeur toilée et titrée, (no dusjacket as issued).. En excellent état, pratiquement comme neuf.
Les photographies que Raymond Depardon a réalisées à New York, durant l'hiver 1980, sont assez surprenantes et semblent une anomalie dans son œuvre. Les compositions sont d'un chaos inhabituel, la mise au point quelque peu aléatoire, la lumière imprévisible. Ces photographies se situent à un moment charnière dans l’œuvre de Raymond Depardon et le site Magnum Photos nous permet de mieux les comprendre. ( https://www.magnumphotos.com/theory-and-practice/manhattan-out-raymond-depardon-new-york-creativity/
Auparavant Depardon avait passé les mois précédents dans un hôpital psychiatrique près de Trieste, en Italie. « J'éprouvai le besoin d'exorciser certains traumatismes liés à l'enfermement, grâce à un groupe de psychiatres italiens qui révolutionnaient le monde des institutions psychiatriques avec leur programme novateur près de Trieste. Mon séjour dans l'hôpital psychiatrique au large de Venise dura un peu trop longtemps. … J'y acquérais un précieux savoir-faire dans l'art de photographier autrui sans l'importuner ».
Depardon était venu à New York pour résoudre des « problèmes de confinement personnel » qu'il attribuait à ses deux années passées au Tchad à couvrir la guerre civile et l'enlèvement de l'archéologue française Françoise Claustre, un travail qui lui valut le prix Pulitzer. Il parlait peu anglais, était effrayé par l'étrangeté des Américains et était seul – à l'exception d'une ami qui travaillait de longues heures tout au long de la journée. Il passait ses journées à photographier à l'aveugle, « J'ai fait de mon mieux pour me fondre dans la masse. Je marchais vite ; je connaissais la ville comme ma poche. Je frôlais les gens dans la rue sans même les remarquer. J'avais décidé, par principe, de ne jamais lever l'appareil photo vers mon visage le laissant pendre sur ma poitrine».
Telles quelles ces photographies nous donne à voir de façon très réaliste une société privée de toute convivialité : « Les femmes y semblaient toujours froncer les sourcils. Les sourires étaient rares pendant la pause déjeuner et inexistants avant et après les heures de bureau. Personne ne prend le temps de parler à son voisin ».
« Je ne parlais à personne de mes photos. Il m'a fallu quelques mois pour enfin oser les faire développer…Je les ai détestées quand je les ai enfin vues. La composition était mauvaise. ». Pourtant, l'œuvre qui lui avait tant déplu au premier abord a contribué à le remettre au travail : « J'étais guéri, je n'avais plus peur de photographier.»
Livre de ma collection personnelle, en excellent état, pratiquement comme neuf ,conservé avec le plus grand soin. Envoi protégé très efficacement et suivi postal international garanti. En cas d’achats multiples, possibilité d’envoi groupé avec remboursement des frais postaux payés en trop via Paypal.
0,7 kg. hors emballage
Exemplaire exceptionnellement dédicacée et signé en page de garde par Raymond Depardon (né en 1942), unique et introuvable sur internet en exemplaire signé, rarissime et presque introuvable en exemplaire non signé. 120 pages et 95 photographies imprimées en pleine page, texte en français de Paul Virilio. Reliure d'éditeur toilée et titrée, (no dusjacket as issued).. En excellent état, pratiquement comme neuf.
Les photographies que Raymond Depardon a réalisées à New York, durant l'hiver 1980, sont assez surprenantes et semblent une anomalie dans son œuvre. Les compositions sont d'un chaos inhabituel, la mise au point quelque peu aléatoire, la lumière imprévisible. Ces photographies se situent à un moment charnière dans l’œuvre de Raymond Depardon et le site Magnum Photos nous permet de mieux les comprendre. ( https://www.magnumphotos.com/theory-and-practice/manhattan-out-raymond-depardon-new-york-creativity/
Auparavant Depardon avait passé les mois précédents dans un hôpital psychiatrique près de Trieste, en Italie. « J'éprouvai le besoin d'exorciser certains traumatismes liés à l'enfermement, grâce à un groupe de psychiatres italiens qui révolutionnaient le monde des institutions psychiatriques avec leur programme novateur près de Trieste. Mon séjour dans l'hôpital psychiatrique au large de Venise dura un peu trop longtemps. … J'y acquérais un précieux savoir-faire dans l'art de photographier autrui sans l'importuner ».
Depardon était venu à New York pour résoudre des « problèmes de confinement personnel » qu'il attribuait à ses deux années passées au Tchad à couvrir la guerre civile et l'enlèvement de l'archéologue française Françoise Claustre, un travail qui lui valut le prix Pulitzer. Il parlait peu anglais, était effrayé par l'étrangeté des Américains et était seul – à l'exception d'une ami qui travaillait de longues heures tout au long de la journée. Il passait ses journées à photographier à l'aveugle, « J'ai fait de mon mieux pour me fondre dans la masse. Je marchais vite ; je connaissais la ville comme ma poche. Je frôlais les gens dans la rue sans même les remarquer. J'avais décidé, par principe, de ne jamais lever l'appareil photo vers mon visage le laissant pendre sur ma poitrine».
Telles quelles ces photographies nous donne à voir de façon très réaliste une société privée de toute convivialité : « Les femmes y semblaient toujours froncer les sourcils. Les sourires étaient rares pendant la pause déjeuner et inexistants avant et après les heures de bureau. Personne ne prend le temps de parler à son voisin ».
« Je ne parlais à personne de mes photos. Il m'a fallu quelques mois pour enfin oser les faire développer…Je les ai détestées quand je les ai enfin vues. La composition était mauvaise. ». Pourtant, l'œuvre qui lui avait tant déplu au premier abord a contribué à le remettre au travail : « J'étais guéri, je n'avais plus peur de photographier.»
Livre de ma collection personnelle, en excellent état, pratiquement comme neuf ,conservé avec le plus grand soin. Envoi protégé très efficacement et suivi postal international garanti. En cas d’achats multiples, possibilité d’envoi groupé avec remboursement des frais postaux payés en trop via Paypal.
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