M. Olivier (XX) - Reflets d'ocre et brume de silence






Diplômée commissaire-priseur français, a travaillé au département expertise de Sotheby’s Paris.
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Reflets d'ocre et brume de silence est une peinture à l’huile réalisée en France, de la période 1980-1990 et vendue avec cadre.
Description fournie par le vendeur
Bonjour,
Je propose une œuvre ancienne authentique de la fin du XIXème siècle signée M. OLIVIER portant la mention « d'après LE SENECHAL ». Cette huile sur toile est une scène portuaire animée au crépuscule par temps brumeux. La diversité de navires donne un intérêt historique à cette toile car elle fige un instant précis de la marine à voile avant l'arrivée des moteurs à vapeur. Cet endroit est caractéristique des ports d'échouage et des avant-ports de la côte normande. L'architecture des longs bâtiments en pierres sombres à gauche évoquent les grands ports de commerce comme LE HAVRE, DIEPPE, HONFLEUR ou FECAMP.
L'œuvre s'inscrit dans un courant du réalisme maritime privilégiant l'atmosphère, les reflets de la lumière sur l'eau et les détail précis. La palette de couleur est composée de tons chauds avec des terres de Sienne, ocres, bruns contrastant avec le bleu grisâtre des toits et de l'horizon marin vers la droite.
La masse verticale des mâts et des bâtiments sur la gauche crée au premier plan un ancrage solide avec un quai en perspective fuyante guidant l'œil vers le cœur du port. Au plan médian se concentre l'activité portuaire, les voiliers sont ceux rencontrés dans la Manche de cette époque. Une jetée basse s'étire horizontalement à l'arrière-plan ponctuée par la silhouette blanche d'un petit phare ou un fanal de signalisation. Le ciel occupe près de la moitié de la surface traité avec des empâtements légers pour simuler une couverture nuageuse dense.
Ce tableau de structure en lettre "L" couchée en suivant la bordure des 2 quais est une étude de la réfraction lumineuse par un travail de la lumière et de la matière. Le peintre utilise des traits verticaux rapides pour représenter le reflet des mâts dans l'eau clapoteuse. L'eau reprend les tons du ciel et des coques ce qui est typique des eaux portuaires turbides. Il s'agit probablement d'une "grisaille", un style de peinture très apprécié à cette même époque de Gustan LE SENECHAL de KERDREORET à qui cette œuvre est dédiée. Sa manière de traiter la lumière brumeuse et les reflets sur l'eau sont exactement celle que l'on retrouve sur ce tableau. En jouant sur les nuances de gris et de brun pour capturer l'humidité de l'air, la lumière semble venir de l'arrière-plan de la scène en contre-jour partiel.
Les bateaux représentés sont en majorité des bateaux de pêche traditionnels. On observe des « lougres » et des « bisquines » situés au centre et à gauche, des « deux et trois mâts » sont visibles avec un grand mât et un mât de misaine à l'avant, on aperçoit également des voiles trapézoïdale dites "au tiers". On reconnaît une vergue fixée au tiers de sa longueur qui est une pièce de bois disposée en croix soutenant le haut de la voile. Les voiles teintées en ocre/brun foncé viennent du "tannage". On trempait ces toiles dans une décoction d'écorce de chêne ou de cachou pour les protéger de l'humidité et du sel. On distingue un « gréement » complexe avec un grand mât, une misaine et peut-être un tape-cul à l'arrière. Ce type de bateau était utilisé pour la grande pêche et le cabotage pour le transport de marchandises entre les ports. Une « goélette » se situe à droite. Le bateau au loin dans le port sur la droite présente un profil différent avec voile aurique fixée sur une bôme en bas et une corne en haut. On devine un foc qui est une voile triangulaire pointant vers l'étrave. Il s'agit probablement d'un « gréement » plus moderne que les autres bateaux.
Dimensions du cadre : 54,5 cm x 46,5 cm
Dimensions de l’œuvre : 46 cm x 34 cm
Il existe de très nombreux peintres notamment au XIXème siècle qui portent le patronyme OLIVIER.
Cette œuvre a été restaurée depuis 1888. Elle est considérée en très bel état avec les usures du temps ce qui donne tout le « charme de l'ancien ». La toile a été marouflée pour la retendre parfaitement. Elle a été nettoyée récemment puis un vernis satin de marque WINSOR et NEWTON a été appliqué par un professionnel. Cette œuvre est sur son châssis d'origine lequel a été également consolidé, nettoyé puis revernis. Un cadre XIXème siècle en bois mouluré de style marine hollandaise, restauré puis repeint en noir avec une dorure de type « or pâle » a été ajouté.
Ce tableau daté de 1888 est un hommage au célèbre artiste-peintre Gustan LE SENECHAL de KERDREORET (1840-1933) et utilise les pigments identiques sur une toile de la même époque ce qui lui confère une réelle valeur historique et décorative.
Bonjour,
Je propose une œuvre ancienne authentique de la fin du XIXème siècle signée M. OLIVIER portant la mention « d'après LE SENECHAL ». Cette huile sur toile est une scène portuaire animée au crépuscule par temps brumeux. La diversité de navires donne un intérêt historique à cette toile car elle fige un instant précis de la marine à voile avant l'arrivée des moteurs à vapeur. Cet endroit est caractéristique des ports d'échouage et des avant-ports de la côte normande. L'architecture des longs bâtiments en pierres sombres à gauche évoquent les grands ports de commerce comme LE HAVRE, DIEPPE, HONFLEUR ou FECAMP.
L'œuvre s'inscrit dans un courant du réalisme maritime privilégiant l'atmosphère, les reflets de la lumière sur l'eau et les détail précis. La palette de couleur est composée de tons chauds avec des terres de Sienne, ocres, bruns contrastant avec le bleu grisâtre des toits et de l'horizon marin vers la droite.
La masse verticale des mâts et des bâtiments sur la gauche crée au premier plan un ancrage solide avec un quai en perspective fuyante guidant l'œil vers le cœur du port. Au plan médian se concentre l'activité portuaire, les voiliers sont ceux rencontrés dans la Manche de cette époque. Une jetée basse s'étire horizontalement à l'arrière-plan ponctuée par la silhouette blanche d'un petit phare ou un fanal de signalisation. Le ciel occupe près de la moitié de la surface traité avec des empâtements légers pour simuler une couverture nuageuse dense.
Ce tableau de structure en lettre "L" couchée en suivant la bordure des 2 quais est une étude de la réfraction lumineuse par un travail de la lumière et de la matière. Le peintre utilise des traits verticaux rapides pour représenter le reflet des mâts dans l'eau clapoteuse. L'eau reprend les tons du ciel et des coques ce qui est typique des eaux portuaires turbides. Il s'agit probablement d'une "grisaille", un style de peinture très apprécié à cette même époque de Gustan LE SENECHAL de KERDREORET à qui cette œuvre est dédiée. Sa manière de traiter la lumière brumeuse et les reflets sur l'eau sont exactement celle que l'on retrouve sur ce tableau. En jouant sur les nuances de gris et de brun pour capturer l'humidité de l'air, la lumière semble venir de l'arrière-plan de la scène en contre-jour partiel.
Les bateaux représentés sont en majorité des bateaux de pêche traditionnels. On observe des « lougres » et des « bisquines » situés au centre et à gauche, des « deux et trois mâts » sont visibles avec un grand mât et un mât de misaine à l'avant, on aperçoit également des voiles trapézoïdale dites "au tiers". On reconnaît une vergue fixée au tiers de sa longueur qui est une pièce de bois disposée en croix soutenant le haut de la voile. Les voiles teintées en ocre/brun foncé viennent du "tannage". On trempait ces toiles dans une décoction d'écorce de chêne ou de cachou pour les protéger de l'humidité et du sel. On distingue un « gréement » complexe avec un grand mât, une misaine et peut-être un tape-cul à l'arrière. Ce type de bateau était utilisé pour la grande pêche et le cabotage pour le transport de marchandises entre les ports. Une « goélette » se situe à droite. Le bateau au loin dans le port sur la droite présente un profil différent avec voile aurique fixée sur une bôme en bas et une corne en haut. On devine un foc qui est une voile triangulaire pointant vers l'étrave. Il s'agit probablement d'un « gréement » plus moderne que les autres bateaux.
Dimensions du cadre : 54,5 cm x 46,5 cm
Dimensions de l’œuvre : 46 cm x 34 cm
Il existe de très nombreux peintres notamment au XIXème siècle qui portent le patronyme OLIVIER.
Cette œuvre a été restaurée depuis 1888. Elle est considérée en très bel état avec les usures du temps ce qui donne tout le « charme de l'ancien ». La toile a été marouflée pour la retendre parfaitement. Elle a été nettoyée récemment puis un vernis satin de marque WINSOR et NEWTON a été appliqué par un professionnel. Cette œuvre est sur son châssis d'origine lequel a été également consolidé, nettoyé puis revernis. Un cadre XIXème siècle en bois mouluré de style marine hollandaise, restauré puis repeint en noir avec une dorure de type « or pâle » a été ajouté.
Ce tableau daté de 1888 est un hommage au célèbre artiste-peintre Gustan LE SENECHAL de KERDREORET (1840-1933) et utilise les pigments identiques sur une toile de la même époque ce qui lui confère une réelle valeur historique et décorative.
