Joseph Beuys (1921-1986) - "L'Udito"





Protection des acheteurs Catawiki
Votre paiement est en sécurité chez nous jusqu’à la réception de votre objet.Voir les informations
Trustpilot 4.4 | 133090 d’avis
Noté Excellent sur Trustpilot.
Joseph Beuys, « L'Udito », lithographie édition limitée signée à la main, 29 x 23 cm, Italie, 1974, en excellent état.
Description fournie par le vendeur
Joseph Beuys, « L'udito ». Reproduction lithographique (3 couleurs offset) de l'œuvre originale de Joseph Beuys « L'Udito » expressément réalisée pour Bolaffiarte. 5000 exemplaires numérotés portent la signature autographe de l'Artiste (notre exemplaire n° 3479). Titre à mauvais de Bolaffi. En excellent état. Reste rare à trouver associée au magazine et dans son emballage d'origine. En vente sans réserve !!!!
Joseph Beuys (pron. IPA : ˈjoːzɛf ˈbɔʏs ; Krefeld, 12 mai 1921 – Düsseldorf, 23 janvier 1986) fut un peintre, sculpteur et artiste de performance allemand.
Biographie
Né à Krefeld en 1921, il soutenait avoir vu le jour à Kleve, auprès du marchand Josef Jakob Beuys (1888–1958) et de Johanna Maria Margarete Hülsermann (1889–1974). Dans sa jeunesse, il fréquente le Hindenburg-Oberschule de Kleve et adhère au nazisme en entrant dans les Jeunesses hitlériennes.
Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale le voit s’enrôler dans l’aviation, et il est formé comme opérateur radio de bord, obtenant le grade de sergent. En mars 1944, lors d’une mission sur le front de l’Est, le Stuka sur lequel il vole comme opérateur radio/mitrailleur s’écrase au sol, dans un territoire sous contrôle allemand, en raison d’une tempête de neige soudaine, dans la région de la Crimée.
Le pilote meurt sur le coup et lui est blessé; il sera récupéré le lendemain par une équipe de secours et hospitalisé. Par la suite, il affirme avoir été sauvé par l’intervention d’un groupe de nomades tatires qui, le trouvant mourant, le soignent en usant des pratiques anciennes de leur médecine. Cette expérience – en réalité une légende – est fréquemment revendiquée comme déterminante pour le parcours créatif de l’artiste, marqué par la recherche d’une harmonie supérieure entre l’homme et la nature, qui conduira de nombreux critiques à lui attribuer le surnom de « chamane » de l’art.
Cette « légende » est racontée dans le film « Werk ohne Autor » (Œuvre sans auteur) de Florian Henckel von Donnersmarck, 2018, où le personnage de Beuys est interprété par l’acteur Oliver Masucci.
Pendant la guerre, il passe par plusieurs périodes à Foggia, où il prendra la décision de consacrer sa vie à l’art. Foggia restera l’un des lieux les plus aimés par Beuys, qu’il évoquera jusqu’aux derniers années de sa vie, le qualifiant d’endroit dont il se souvenait plus que tout. Il dédicorera à la ville pugliese plusieurs œuvres, parmi lesquelles Die Leute sind ganz prima in Foggia [Les gens de Foggia sont merveilleux] (1973), entrevoyant dans la simplicité de ses habitants et dans ses traditions rurales un exemple unique d’harmonie entre l’homme et la nature. Au cours de sa vie, Beuys retournera à Foggia à plusieurs reprises, vivant en contact étroit avec ses habitants. Dans les années eighties, il annonça au critique d’art Michele Bonuomo son intention de donner à cette ville un grand nombre de ses œuvres, mais le projet ne se concrétisa jamais, aussi en raison de la mort prématurée de l’artiste. Récemment, la relation entre Beuys et la Capitanata est redécouverte et valorisée, tant à travers des études spécialisées que par des conférences publiques qui ont souligné l’importance de Foggia pour le parcours humain et artistique de Joseph Beuys.
Après son séjour en Pouilles, il combat sur le front occidental intégré à une unité de parachutistes. Vers la fin du conflit, en 1945, il est fait prisonnier par les Anglais. Les événements liés à la guerre marqueront profondément la vie de l’artiste qui, dans la seconde moitié des années cinquante, sombre dans une profonde crise intérieure qu’il surmontera grâce à l’aide de ses amis Hans et Franz van der Grinten. Dans ce contexte, le projet du monument commémoratif des morts de guerre à Büderich prend une fonction quasi cathartique. En 1959 il épouse Eva Wurmbach. De formation catholique, Beuys adhère plus tard à l’antroposophie de Rudolf Steiner.
Joseph Beuys lors de la rencontre Beuys-Burri (à l’initiative d’Italo Tomassoni) à Pérouse, le 3 avril 1980
En 1961, il obtient la chaire de sculpture monumentale à la Kunstakademie de Düsseldorf qu’il avait fréquentée comme étudiant juste après la guerre, suivant les cours de Josef Enseling et Ewald Mataré. Avec George Maciunas, Nam June Paik, Wolf Vostell et Charlotte Moorman, il participe à Copenhague, Londres et Wiesbaden aux premiers événements liés au groupe Fluxus, un collectif d’artistes européens et américains uni par le désir de réinventer le sens de l’art en relation avec sa réception sociale. En 1963, il organise à la Kunstakademie de Düsseldorf le Festum Fluxorum Fluxus. Dans les années soixante, Beuys se consacre à la création d’objets-sculptures-installations, issus d’opérations artistiques destinées à susciter une conscience critique chez le public. En 1964, il inaugure la longue série des « Actions » : Der Chef, Das Schweigen Marcel Duchamps wird überwertet; … und in uns… unter uns… landunter et Wie man einem toten Hasen Bilder erklärt (1965); Eurasia et… mit Braunkreuz (1966); Manresa, Hauptstrom, Der Stahltisch/Handaktion, Iphigenie/Titus Andronicus (1969); I like America and America likes me (1974).
En 1970, Joseph Beuys fut professeur de sculpture à la Kunstakademie de Düsseldorf. Le plus jeune étudiant de la Kunstakademie de Düsseldorf était Elias Maria Retti, qui avait étudié l’art avec lui à l’âge de seulement quinze ans[5].
Après une période passée à Naples et à Foggia, il arrive à Bolognano (Pescara) en 1972, invité par les époux Lucrezia De Domizio et Buby Durini, et y retourne à maintes reprises dans les années suivantes. À Bolognano, il mène une série d’activités artistiques, notamment la Fondation de l’Institut pour la Renaissance de l’Agriculture (1976), la création de la Plantation Paradise avec la mise en terre de 7000 arbres pour la restauration de la biodiversité (1982), l’œuvre Olivestone (1984) aujourd’hui exposée au Kunsthaus de Zurich. En 1984 il devient citoyen d’honneur de Bolognano.
En 1980, le 3 avril, eut lieu une importante rencontre-confrontation avec Alberto Burri à la Rocca Paolina de Pérouse, organisée par Italo Tomassoni. Les six tableaux réalisés puis illustrés par l’artiste allemand lors de la performance dans la Salle Cannoniera de la Rocca Paolina, sont aujourd’hui exposés au Museo civico di Palazzo della Penna à Pérouse. Burri remplaça toutefois le « Cretto » en fer qu’il avait exposé pour l’occasion (Grande Nero RP, aujourd’hui visible sous le nom de Grande Ferro au Museo Burri de Palazzo Albizzini à Città di Castello) par une imposante sculpture noire cinétique : le Grande Nero (1984), toujours présent à la Rocca Paolina.
Très connu aux États-Unis, Beuys devint ami et estimé d’Andy Warhol, qui peut être considéré, en un certain sens, comme son antithèse idéologique mais aussi l’artiste qui, avec lui, résume les lignes fondamentales de l’art visuel de l’après-guerre.
Parmi les nombreux opérateurs culturels et critiques italiens avec lesquels il a travaillé, on retient Lucrezia De Domizio Durini, Lucio Amelio, Italo Tomassoni, Arturo Schwarz, Achille Bonito Oliva, Fulvio Abbate, Germano Celant, Gian Ruggero Manzoni, ainsi que le grand curateur suisse Harald Szeemann.
En 1981, il est l’un des premiers à répondre à l’appel du galeriste Lucio Amelio qui, à la suite du tremblement de terre qui dévastait la Campanie en 1980, invita les artistes du panorama contemporain qui lui étaient proches à réaliser une œuvre sur le thème du tremblement de terre. Beyus réalise alors Terremoto in Palazzo, une installation composée de vieux établis trouvés dans les zones sismiques, à laquelle il ajoute des éléments de verre et de céramique évoquant l’idée de fragilité et d’équilibre précaire. L’œuvre fait partie de la collection Terrae Motus et est exposée à la Reggia di Caserta.
Sensible depuis toujours aux thématiques écologistes, Beuys a contribué de manière essentielle à la fondation du mouvement des Verts en Allemagne. En 1982, invité à participer à la septième édition de la grande exposition Documenta, qui se tient tous les cinq ans dans la ville allemande de Kassel, il a exprimé cette sensibilité à travers une de ses œuvres les plus suggestives : 7000 chênes. Il ne s’agit pas d’une sculpture traditionnelle mais d’un grand triangle placé devant le Museo Federiciano et composé de 7000 pierres volcaniques basaltique, chacune étant « adoptable » par un acheteur potentiel. Le produit de la vente de chaque pierre a servi au fil des années à planter un chêne. L’opération, terminée officiellement en 1987, soit un an après la mort de l’artiste, doit en réalité encore être achevée, puisqu’il faudra environ trois cents ans avant que les 7000 chênes ne deviennent la grande forêt imaginée par Joseph Beuys qui, toutefois, dépassant même les limites temporelles de sa propre existence, est parvenu à transformer une action ordinaire et souvent banalisée, comme celle de planter des arbres, en un grand rite collectif capable d’évoquer les significations les plus profondes du rapport entre l’homme et la nature.
Un hommage à Beuys et à sa célèbre installation connue sous le nom de Block Beuys (Musée d’État Hessisches à Darmstadt) fut représenté par la performance de Natias Neutert Sympathie pour Piano und Pump, présentée pour la première fois au Martin-Gropius-Bau de Berlin en 1988.
Joseph Beuys, « L'udito ». Reproduction lithographique (3 couleurs offset) de l'œuvre originale de Joseph Beuys « L'Udito » expressément réalisée pour Bolaffiarte. 5000 exemplaires numérotés portent la signature autographe de l'Artiste (notre exemplaire n° 3479). Titre à mauvais de Bolaffi. En excellent état. Reste rare à trouver associée au magazine et dans son emballage d'origine. En vente sans réserve !!!!
Joseph Beuys (pron. IPA : ˈjoːzɛf ˈbɔʏs ; Krefeld, 12 mai 1921 – Düsseldorf, 23 janvier 1986) fut un peintre, sculpteur et artiste de performance allemand.
Biographie
Né à Krefeld en 1921, il soutenait avoir vu le jour à Kleve, auprès du marchand Josef Jakob Beuys (1888–1958) et de Johanna Maria Margarete Hülsermann (1889–1974). Dans sa jeunesse, il fréquente le Hindenburg-Oberschule de Kleve et adhère au nazisme en entrant dans les Jeunesses hitlériennes.
Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale le voit s’enrôler dans l’aviation, et il est formé comme opérateur radio de bord, obtenant le grade de sergent. En mars 1944, lors d’une mission sur le front de l’Est, le Stuka sur lequel il vole comme opérateur radio/mitrailleur s’écrase au sol, dans un territoire sous contrôle allemand, en raison d’une tempête de neige soudaine, dans la région de la Crimée.
Le pilote meurt sur le coup et lui est blessé; il sera récupéré le lendemain par une équipe de secours et hospitalisé. Par la suite, il affirme avoir été sauvé par l’intervention d’un groupe de nomades tatires qui, le trouvant mourant, le soignent en usant des pratiques anciennes de leur médecine. Cette expérience – en réalité une légende – est fréquemment revendiquée comme déterminante pour le parcours créatif de l’artiste, marqué par la recherche d’une harmonie supérieure entre l’homme et la nature, qui conduira de nombreux critiques à lui attribuer le surnom de « chamane » de l’art.
Cette « légende » est racontée dans le film « Werk ohne Autor » (Œuvre sans auteur) de Florian Henckel von Donnersmarck, 2018, où le personnage de Beuys est interprété par l’acteur Oliver Masucci.
Pendant la guerre, il passe par plusieurs périodes à Foggia, où il prendra la décision de consacrer sa vie à l’art. Foggia restera l’un des lieux les plus aimés par Beuys, qu’il évoquera jusqu’aux derniers années de sa vie, le qualifiant d’endroit dont il se souvenait plus que tout. Il dédicorera à la ville pugliese plusieurs œuvres, parmi lesquelles Die Leute sind ganz prima in Foggia [Les gens de Foggia sont merveilleux] (1973), entrevoyant dans la simplicité de ses habitants et dans ses traditions rurales un exemple unique d’harmonie entre l’homme et la nature. Au cours de sa vie, Beuys retournera à Foggia à plusieurs reprises, vivant en contact étroit avec ses habitants. Dans les années eighties, il annonça au critique d’art Michele Bonuomo son intention de donner à cette ville un grand nombre de ses œuvres, mais le projet ne se concrétisa jamais, aussi en raison de la mort prématurée de l’artiste. Récemment, la relation entre Beuys et la Capitanata est redécouverte et valorisée, tant à travers des études spécialisées que par des conférences publiques qui ont souligné l’importance de Foggia pour le parcours humain et artistique de Joseph Beuys.
Après son séjour en Pouilles, il combat sur le front occidental intégré à une unité de parachutistes. Vers la fin du conflit, en 1945, il est fait prisonnier par les Anglais. Les événements liés à la guerre marqueront profondément la vie de l’artiste qui, dans la seconde moitié des années cinquante, sombre dans une profonde crise intérieure qu’il surmontera grâce à l’aide de ses amis Hans et Franz van der Grinten. Dans ce contexte, le projet du monument commémoratif des morts de guerre à Büderich prend une fonction quasi cathartique. En 1959 il épouse Eva Wurmbach. De formation catholique, Beuys adhère plus tard à l’antroposophie de Rudolf Steiner.
Joseph Beuys lors de la rencontre Beuys-Burri (à l’initiative d’Italo Tomassoni) à Pérouse, le 3 avril 1980
En 1961, il obtient la chaire de sculpture monumentale à la Kunstakademie de Düsseldorf qu’il avait fréquentée comme étudiant juste après la guerre, suivant les cours de Josef Enseling et Ewald Mataré. Avec George Maciunas, Nam June Paik, Wolf Vostell et Charlotte Moorman, il participe à Copenhague, Londres et Wiesbaden aux premiers événements liés au groupe Fluxus, un collectif d’artistes européens et américains uni par le désir de réinventer le sens de l’art en relation avec sa réception sociale. En 1963, il organise à la Kunstakademie de Düsseldorf le Festum Fluxorum Fluxus. Dans les années soixante, Beuys se consacre à la création d’objets-sculptures-installations, issus d’opérations artistiques destinées à susciter une conscience critique chez le public. En 1964, il inaugure la longue série des « Actions » : Der Chef, Das Schweigen Marcel Duchamps wird überwertet; … und in uns… unter uns… landunter et Wie man einem toten Hasen Bilder erklärt (1965); Eurasia et… mit Braunkreuz (1966); Manresa, Hauptstrom, Der Stahltisch/Handaktion, Iphigenie/Titus Andronicus (1969); I like America and America likes me (1974).
En 1970, Joseph Beuys fut professeur de sculpture à la Kunstakademie de Düsseldorf. Le plus jeune étudiant de la Kunstakademie de Düsseldorf était Elias Maria Retti, qui avait étudié l’art avec lui à l’âge de seulement quinze ans[5].
Après une période passée à Naples et à Foggia, il arrive à Bolognano (Pescara) en 1972, invité par les époux Lucrezia De Domizio et Buby Durini, et y retourne à maintes reprises dans les années suivantes. À Bolognano, il mène une série d’activités artistiques, notamment la Fondation de l’Institut pour la Renaissance de l’Agriculture (1976), la création de la Plantation Paradise avec la mise en terre de 7000 arbres pour la restauration de la biodiversité (1982), l’œuvre Olivestone (1984) aujourd’hui exposée au Kunsthaus de Zurich. En 1984 il devient citoyen d’honneur de Bolognano.
En 1980, le 3 avril, eut lieu une importante rencontre-confrontation avec Alberto Burri à la Rocca Paolina de Pérouse, organisée par Italo Tomassoni. Les six tableaux réalisés puis illustrés par l’artiste allemand lors de la performance dans la Salle Cannoniera de la Rocca Paolina, sont aujourd’hui exposés au Museo civico di Palazzo della Penna à Pérouse. Burri remplaça toutefois le « Cretto » en fer qu’il avait exposé pour l’occasion (Grande Nero RP, aujourd’hui visible sous le nom de Grande Ferro au Museo Burri de Palazzo Albizzini à Città di Castello) par une imposante sculpture noire cinétique : le Grande Nero (1984), toujours présent à la Rocca Paolina.
Très connu aux États-Unis, Beuys devint ami et estimé d’Andy Warhol, qui peut être considéré, en un certain sens, comme son antithèse idéologique mais aussi l’artiste qui, avec lui, résume les lignes fondamentales de l’art visuel de l’après-guerre.
Parmi les nombreux opérateurs culturels et critiques italiens avec lesquels il a travaillé, on retient Lucrezia De Domizio Durini, Lucio Amelio, Italo Tomassoni, Arturo Schwarz, Achille Bonito Oliva, Fulvio Abbate, Germano Celant, Gian Ruggero Manzoni, ainsi que le grand curateur suisse Harald Szeemann.
En 1981, il est l’un des premiers à répondre à l’appel du galeriste Lucio Amelio qui, à la suite du tremblement de terre qui dévastait la Campanie en 1980, invita les artistes du panorama contemporain qui lui étaient proches à réaliser une œuvre sur le thème du tremblement de terre. Beyus réalise alors Terremoto in Palazzo, une installation composée de vieux établis trouvés dans les zones sismiques, à laquelle il ajoute des éléments de verre et de céramique évoquant l’idée de fragilité et d’équilibre précaire. L’œuvre fait partie de la collection Terrae Motus et est exposée à la Reggia di Caserta.
Sensible depuis toujours aux thématiques écologistes, Beuys a contribué de manière essentielle à la fondation du mouvement des Verts en Allemagne. En 1982, invité à participer à la septième édition de la grande exposition Documenta, qui se tient tous les cinq ans dans la ville allemande de Kassel, il a exprimé cette sensibilité à travers une de ses œuvres les plus suggestives : 7000 chênes. Il ne s’agit pas d’une sculpture traditionnelle mais d’un grand triangle placé devant le Museo Federiciano et composé de 7000 pierres volcaniques basaltique, chacune étant « adoptable » par un acheteur potentiel. Le produit de la vente de chaque pierre a servi au fil des années à planter un chêne. L’opération, terminée officiellement en 1987, soit un an après la mort de l’artiste, doit en réalité encore être achevée, puisqu’il faudra environ trois cents ans avant que les 7000 chênes ne deviennent la grande forêt imaginée par Joseph Beuys qui, toutefois, dépassant même les limites temporelles de sa propre existence, est parvenu à transformer une action ordinaire et souvent banalisée, comme celle de planter des arbres, en un grand rite collectif capable d’évoquer les significations les plus profondes du rapport entre l’homme et la nature.
Un hommage à Beuys et à sa célèbre installation connue sous le nom de Block Beuys (Musée d’État Hessisches à Darmstadt) fut représenté par la performance de Natias Neutert Sympathie pour Piano und Pump, présentée pour la première fois au Martin-Gropius-Bau de Berlin en 1988.

