Statuette féminine - Sculpture - Mwera - Tanzanie






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Description fournie par le vendeur
Statue féminine Mwera, sud-est de la Tanzanie
Probablement région de Lindi–Mtwara, avec influences méridionales Makonde
Première moitié du XXe siècle, voire antérieure
Bois dur à patine ancienne
H. : 54 cm
Ancienne collection française, collectée sur site
Rare sculpture anthropomorphe féminine appartenant au corpus ancien des populations Mwera du sud-est tanzanien, groupe ethnique dont la statuaire demeure aujourd’hui sensiblement moins documentée et beaucoup plus rare sur le marché que celle des Makonde voisins. Les sculptures anciennes attribuées aux Mwera sont en effet peu conservées dans les collections occidentales, nombre d’entre elles ayant disparu en contexte d’usage ou ayant été absorbées historiquement dans des attributions génériques « Makonde » ou « Afrique orientale ».
Cette figure présente une construction verticale extrêmement caractéristique des productions archaïques de la région du corridor Rovuma : tête globulaire portée par un cou cylindrique exagérément allongé, épaules réduites et inclinées, poitrine étroite animée de seins coniques tombants, abdomen fortement projeté vers l’avant et thorax émacié marqué de trois puissants plis costaux en chevrons. Cette opposition entre ventre distendu et cage thoracique creusée constitue un élément stylistique particulièrement remarquable, fréquemment associé dans les traditions d’Afrique orientale aux notions de fertilité, de souffrance initiatique ou d’autorité ancestrale.
Le visage, d’une grande sobriété formelle, présente des arcades discrètes, un nez triangulaire traité dans l’axe central, une bouche horizontale finement incisée et de larges oreilles discoïdes dégagées du crâne. Les yeux, anciennement chargés ou incrustés, conservent des traces résiduelles accentuant l’intensité hiératique du regard. Les bras, volontairement raccourcis et collés au corps, se terminent par des mains schématiques à doigts à peine dégagés, tandis que les jambes puissantes et légèrement fléchies s’achèvent sur de larges pieds disproportionnés, assurant à la figure une forte stabilité rituelle et une présence sculpturale remarquable.
L’arrière de la sculpture révèle une conception presque architectonique du corps : omoplates anguleuses, colonne dorsale centrale fortement dégagée, bassin traité en arêtes triangulaires et évidement prononcé entre les jambes. Ce traitement géométrisé du dos, très éloigné des productions touristiques tardives, renforce l’ancienneté et la qualité ethnographique de l’œuvre.
La surface présente une patine profonde et cohérente, alternant zones lustrées par manipulations anciennes et plages d’érosion naturelle du bois. Plusieurs détails attestent d’un vieillissement authentique : fissure de dessiccation au sommet du crâne, usures d’arêtes, petits manques anciens, traces xylophages stabilisées et oxydation générale du matériau. L’ensemble témoigne d’une longue conservation et probablement d’un usage rituel effectif.
Par sa rareté, sa forte stylisation et son caractère archaïque particulièrement affirmé, cette sculpture constitue un témoignage important des traditions plastiques du sud-est tanzanien ancien. Les œuvres comparables demeurent peu fréquentes dans les ventes publiques internationales et se rencontrent essentiellement dans quelques anciennes collections européennes constituées avant les années 1960.
Statue féminine Mwera, sud-est de la Tanzanie
Probablement région de Lindi–Mtwara, avec influences méridionales Makonde
Première moitié du XXe siècle, voire antérieure
Bois dur à patine ancienne
H. : 54 cm
Ancienne collection française, collectée sur site
Rare sculpture anthropomorphe féminine appartenant au corpus ancien des populations Mwera du sud-est tanzanien, groupe ethnique dont la statuaire demeure aujourd’hui sensiblement moins documentée et beaucoup plus rare sur le marché que celle des Makonde voisins. Les sculptures anciennes attribuées aux Mwera sont en effet peu conservées dans les collections occidentales, nombre d’entre elles ayant disparu en contexte d’usage ou ayant été absorbées historiquement dans des attributions génériques « Makonde » ou « Afrique orientale ».
Cette figure présente une construction verticale extrêmement caractéristique des productions archaïques de la région du corridor Rovuma : tête globulaire portée par un cou cylindrique exagérément allongé, épaules réduites et inclinées, poitrine étroite animée de seins coniques tombants, abdomen fortement projeté vers l’avant et thorax émacié marqué de trois puissants plis costaux en chevrons. Cette opposition entre ventre distendu et cage thoracique creusée constitue un élément stylistique particulièrement remarquable, fréquemment associé dans les traditions d’Afrique orientale aux notions de fertilité, de souffrance initiatique ou d’autorité ancestrale.
Le visage, d’une grande sobriété formelle, présente des arcades discrètes, un nez triangulaire traité dans l’axe central, une bouche horizontale finement incisée et de larges oreilles discoïdes dégagées du crâne. Les yeux, anciennement chargés ou incrustés, conservent des traces résiduelles accentuant l’intensité hiératique du regard. Les bras, volontairement raccourcis et collés au corps, se terminent par des mains schématiques à doigts à peine dégagés, tandis que les jambes puissantes et légèrement fléchies s’achèvent sur de larges pieds disproportionnés, assurant à la figure une forte stabilité rituelle et une présence sculpturale remarquable.
L’arrière de la sculpture révèle une conception presque architectonique du corps : omoplates anguleuses, colonne dorsale centrale fortement dégagée, bassin traité en arêtes triangulaires et évidement prononcé entre les jambes. Ce traitement géométrisé du dos, très éloigné des productions touristiques tardives, renforce l’ancienneté et la qualité ethnographique de l’œuvre.
La surface présente une patine profonde et cohérente, alternant zones lustrées par manipulations anciennes et plages d’érosion naturelle du bois. Plusieurs détails attestent d’un vieillissement authentique : fissure de dessiccation au sommet du crâne, usures d’arêtes, petits manques anciens, traces xylophages stabilisées et oxydation générale du matériau. L’ensemble témoigne d’une longue conservation et probablement d’un usage rituel effectif.
Par sa rareté, sa forte stylisation et son caractère archaïque particulièrement affirmé, cette sculpture constitue un témoignage important des traditions plastiques du sud-est tanzanien ancien. Les œuvres comparables demeurent peu fréquentes dans les ventes publiques internationales et se rencontrent essentiellement dans quelques anciennes collections européennes constituées avant les années 1960.
