Nikolaas Mathijs Eekman (1889-1973) - La mère et son enfant






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La mère et son enfant, huile sur toile portrait réalisée par Nikolaas Mathijs Eekman (1889-1973) belge, période 1930–1940, signée à la main, édition originale, dimensions 60 × 46 cm, poids 1 kg, en excellent état.
Description fournie par le vendeur
Huile sur toile , représentant une mère et son enfant signée
Nikolaas Mathijs Eekman (1889-1973) Nico EEKMAN
Nicolas Mathieu Eekman (en néerlandais : Nikolaas Mathijs Eekman), né le 9 août 1889 à Bruxelles et mort le 13 novembre 1973 à Paris, est un peintre et graveur figuratif néerlandais, connu aussi en France, en Belgique et aux Pays-Bas sous le nom Nico Eekman, Nic Eekman et sous le pseudonyme Ekma. Il est aussi graveur, dessinateur, aquarelliste et illustrateur[1],[2].
Il illustra nombre de livres, notamment Les Destinées d'Alfred de Vigny (1933), Contes d'un buveur de bière de Charles Deulin (1945), Tyl Ulenspiegel de Charles De Coster (1946), L'Âne culotte d'Henri Bosco (1950).
Son style se caractérise par trois grandes périodes : expressionniste entre 1914 et la fin des années 1920, réaliste flamand jusqu'au début des années 1950, puis fantastique.
Biographie
Nicolas Eekman est né à Bruxelles[3] dans la maison où Victor Hugo, alors en exil, entreprit d’écrire Les Misérables[4]. Il est le fils de Thomas Adam Eekman, né à Vlissingen et d'Ibeltje van den Berg, née à Gouda[5]. La sœur aînée de Nicolas, nommée Kato Ibeltje Eekman, née à Bruxelles en 1882, épousera à Bruxelles[6] en 1910 le pasteur protestant néerlandais Annee Rinzes de Jong.
À l'âge de 18 ans, il donne sa première conférence à Bruxelles consacrée à « Van Gogh, cet inconnu », peintre qui, en 1907, était encore très largement méconnu du grand public. En 1912, il visite la première exposition de Vincent van Gogh à Cologne, expérience qui sera décisive.
Après avoir obtenu son diplôme d'architecte à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, il est invité par son ami pasteur Bart de Ligt à séjourner pendant la Première Guerre mondiale au presbytère de Nuenen, aux Pays-Bas. C'est là que trente ans auparavant vivait la famille van Gogh ; Vincent y créa notamment Les mangeurs de pommes de terre[7]. Jusqu'à la fin de la guerre, les expositions se multiplient dans le pays et Eekman fait l'objet de nombreuses acquisitions par de grands musées et collectionneurs néerlandais, notamment Hélène et Anton Kröller-Müller.
En 1921, Eekman s'installe à Paris, et ne cessera d'exposer en France et à l'étranger[8]. Il fréquente des artistes néerlandais et belges vivant à Paris comme Fred Klein, Piet Mondrian, César Domela, Georges Vantongerloo et Frans Masereel. Il se lie d'amitié avec la galeriste Jeanne Bucher qui l'exposera en 1928 avec Mondrian. C'est la seule fois où Mondrian exposera ses peintures dans une galerie à Paris. Ces deux hommes que la vision de l’art sépare, Mondrian promoteur de l’art abstrait et Eekman violemment contre, resteront liés par une amitié indéfectible tout au long de leur vie.
Dans les années 1930, Eekman est régulièrement présent à des expositions collectives, notamment aux États-Unis[9], et ses expositions personnelles s'organisent dans toute l'Europe.
Durant l’entre-deux-guerres, Eekman participe à la vie artistique parisienne alors au cœur du quartier de Montparnasse et fréquente Jean Lurçat, Louis Marcoussis, André Lhote, Max Jacob, Moïse Kisling, Marc Chagall, Pablo Picasso, Salvador Dalí, Armand Nakache, Paul Signac, Jacques Lipchitz, Fernand Léger, Edouard Goerg, Max Ernst, entre autres[10],[11],[12].
Lors de l'Exposition internationale de Paris en 1937, Eekman obtient une médaille d'or pour sa toile La pelote bleue, acquise plus tard par l'État pour le musée du Jeu de Paume.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, il est recherché par les Nazis et se réfugie alors à Saint-Jean-de-Luz où il signe momentanément ses œuvres sous le pseudonyme Ekma[11].
En 1944, le Palais des beaux-arts de Bruxelles organise une exposition très importante d'Eekman à laquelle la reine Élisabeth de Belgique se rend.
Dans les années 1950 et 1960, les expositions se suivent à un rythme régulier en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Suisse. Lors de l'Exposition internationale à Deauville en 1956, il reçoit le « Prix du Nu ».
En 1961, un important panneau mural (2,50 × 1,40 m) lui est commandé par le professeur Henri Griffon sur le thème des plantes médicinales dans le monde[13]. Cette œuvre fut exécutée pour la pharmacie de l'aérogare parisienne d'Orly.
Peu de temps après une grande rétrospective à la galerie Reflets de Bruxelles, Nicolas Eekman s'éteint le 13 novembre 1973 à Paris. Il est enterré au cimetière parisien d'Ivry (21e division)[10].
Sous l'impulsion de sa fille, l'architecte Luce Eekman, l'association Le Sillon Nicolas Eekman[14] fut créée en 1989 et se consacre à perpétuer la mémoire et l’œuvre du peintre par l’organisation d’expositions, notamment à l'Atelier Grognard à Rueil-Malmaison, au Palais de l'Europe à Menton, à la Fondation Taylor à Paris[15], à la Maison Descartes (Institut français des Pays-Bas) à Amsterdam, à la mairie de Nuenen aux Pays-Bas et au Musée du dessin et de l'estampe originale à Gravelines.
Expositions
Expositions individuelles
De 1920 à 1928 environ, une série d’expositions particulières est organisée par la Bavaria Verlag à Munich, dans les villes suivantes : Hanovre, Munich, Berlin, Hambourg, Dresde, Mulheim, Budapest, Vienne, Bâle, Essen.
dimensions de l'œuvre : sans cadre : 60 cm x 46 cm
l'œuvre est signée en bas à gauche et contresignée au dos de la toile
Résultats d'adjudication de Nikolaas Mathijs EEKMAN en Peinture :
Nikolaas Mathijs EEKMAN (1889-1973)
"Maternité"
Lot N° 95
Peinture
Huile/toile
59 x 46 cm
Prix au marteau: 650 €
Prix avec frais: 818 €
Estimation: 700 € - 900 €
Art et antiquités
09/09/2025
Vanderkindere
Bruxelles, Belgique
Détails
signé "Eekman" bas gauche
Reproduit page 49 du catalogue
L'oiseau mascotte (1946)
Nikolaas Mathijs EEKMAN
Huile/toile
65 x 49 cm
Estimation: 3 500 € - 5 000 €
Prix au marteau: 6 800 €
20/03/2017
Horta
"Le magicien de foire".
Nikolaas Mathijs EEKMAN
Huile/panneau
55 x 46 cm
Estimation: 2 500 € - 3 500 €
Prix au marteau: 6 500 €
19/11/2012
Horta
Les demi-masques
Nikolaas Mathijs EEKMAN
Huile/toile
73 x 54 cm
Estimation: 2 000 € - 3 000 €
Prix au marteau: 6 200 €
05/12/2006
Vanderkindere
Le cordonnier (1947)
Nikolaas Mathijs EEKMAN
Huile/panneau
55 x 46 cm
Estimation: 2 975 € - 3 470 €
Prix au marteau: 5 949 €
04/04/2000
Campo & Campo
Huile sur toile , représentant une mère et son enfant signée
Nikolaas Mathijs Eekman (1889-1973) Nico EEKMAN
Nicolas Mathieu Eekman (en néerlandais : Nikolaas Mathijs Eekman), né le 9 août 1889 à Bruxelles et mort le 13 novembre 1973 à Paris, est un peintre et graveur figuratif néerlandais, connu aussi en France, en Belgique et aux Pays-Bas sous le nom Nico Eekman, Nic Eekman et sous le pseudonyme Ekma. Il est aussi graveur, dessinateur, aquarelliste et illustrateur[1],[2].
Il illustra nombre de livres, notamment Les Destinées d'Alfred de Vigny (1933), Contes d'un buveur de bière de Charles Deulin (1945), Tyl Ulenspiegel de Charles De Coster (1946), L'Âne culotte d'Henri Bosco (1950).
Son style se caractérise par trois grandes périodes : expressionniste entre 1914 et la fin des années 1920, réaliste flamand jusqu'au début des années 1950, puis fantastique.
Biographie
Nicolas Eekman est né à Bruxelles[3] dans la maison où Victor Hugo, alors en exil, entreprit d’écrire Les Misérables[4]. Il est le fils de Thomas Adam Eekman, né à Vlissingen et d'Ibeltje van den Berg, née à Gouda[5]. La sœur aînée de Nicolas, nommée Kato Ibeltje Eekman, née à Bruxelles en 1882, épousera à Bruxelles[6] en 1910 le pasteur protestant néerlandais Annee Rinzes de Jong.
À l'âge de 18 ans, il donne sa première conférence à Bruxelles consacrée à « Van Gogh, cet inconnu », peintre qui, en 1907, était encore très largement méconnu du grand public. En 1912, il visite la première exposition de Vincent van Gogh à Cologne, expérience qui sera décisive.
Après avoir obtenu son diplôme d'architecte à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, il est invité par son ami pasteur Bart de Ligt à séjourner pendant la Première Guerre mondiale au presbytère de Nuenen, aux Pays-Bas. C'est là que trente ans auparavant vivait la famille van Gogh ; Vincent y créa notamment Les mangeurs de pommes de terre[7]. Jusqu'à la fin de la guerre, les expositions se multiplient dans le pays et Eekman fait l'objet de nombreuses acquisitions par de grands musées et collectionneurs néerlandais, notamment Hélène et Anton Kröller-Müller.
En 1921, Eekman s'installe à Paris, et ne cessera d'exposer en France et à l'étranger[8]. Il fréquente des artistes néerlandais et belges vivant à Paris comme Fred Klein, Piet Mondrian, César Domela, Georges Vantongerloo et Frans Masereel. Il se lie d'amitié avec la galeriste Jeanne Bucher qui l'exposera en 1928 avec Mondrian. C'est la seule fois où Mondrian exposera ses peintures dans une galerie à Paris. Ces deux hommes que la vision de l’art sépare, Mondrian promoteur de l’art abstrait et Eekman violemment contre, resteront liés par une amitié indéfectible tout au long de leur vie.
Dans les années 1930, Eekman est régulièrement présent à des expositions collectives, notamment aux États-Unis[9], et ses expositions personnelles s'organisent dans toute l'Europe.
Durant l’entre-deux-guerres, Eekman participe à la vie artistique parisienne alors au cœur du quartier de Montparnasse et fréquente Jean Lurçat, Louis Marcoussis, André Lhote, Max Jacob, Moïse Kisling, Marc Chagall, Pablo Picasso, Salvador Dalí, Armand Nakache, Paul Signac, Jacques Lipchitz, Fernand Léger, Edouard Goerg, Max Ernst, entre autres[10],[11],[12].
Lors de l'Exposition internationale de Paris en 1937, Eekman obtient une médaille d'or pour sa toile La pelote bleue, acquise plus tard par l'État pour le musée du Jeu de Paume.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, il est recherché par les Nazis et se réfugie alors à Saint-Jean-de-Luz où il signe momentanément ses œuvres sous le pseudonyme Ekma[11].
En 1944, le Palais des beaux-arts de Bruxelles organise une exposition très importante d'Eekman à laquelle la reine Élisabeth de Belgique se rend.
Dans les années 1950 et 1960, les expositions se suivent à un rythme régulier en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Suisse. Lors de l'Exposition internationale à Deauville en 1956, il reçoit le « Prix du Nu ».
En 1961, un important panneau mural (2,50 × 1,40 m) lui est commandé par le professeur Henri Griffon sur le thème des plantes médicinales dans le monde[13]. Cette œuvre fut exécutée pour la pharmacie de l'aérogare parisienne d'Orly.
Peu de temps après une grande rétrospective à la galerie Reflets de Bruxelles, Nicolas Eekman s'éteint le 13 novembre 1973 à Paris. Il est enterré au cimetière parisien d'Ivry (21e division)[10].
Sous l'impulsion de sa fille, l'architecte Luce Eekman, l'association Le Sillon Nicolas Eekman[14] fut créée en 1989 et se consacre à perpétuer la mémoire et l’œuvre du peintre par l’organisation d’expositions, notamment à l'Atelier Grognard à Rueil-Malmaison, au Palais de l'Europe à Menton, à la Fondation Taylor à Paris[15], à la Maison Descartes (Institut français des Pays-Bas) à Amsterdam, à la mairie de Nuenen aux Pays-Bas et au Musée du dessin et de l'estampe originale à Gravelines.
Expositions
Expositions individuelles
De 1920 à 1928 environ, une série d’expositions particulières est organisée par la Bavaria Verlag à Munich, dans les villes suivantes : Hanovre, Munich, Berlin, Hambourg, Dresde, Mulheim, Budapest, Vienne, Bâle, Essen.
dimensions de l'œuvre : sans cadre : 60 cm x 46 cm
l'œuvre est signée en bas à gauche et contresignée au dos de la toile
Résultats d'adjudication de Nikolaas Mathijs EEKMAN en Peinture :
Nikolaas Mathijs EEKMAN (1889-1973)
"Maternité"
Lot N° 95
Peinture
Huile/toile
59 x 46 cm
Prix au marteau: 650 €
Prix avec frais: 818 €
Estimation: 700 € - 900 €
Art et antiquités
09/09/2025
Vanderkindere
Bruxelles, Belgique
Détails
signé "Eekman" bas gauche
Reproduit page 49 du catalogue
L'oiseau mascotte (1946)
Nikolaas Mathijs EEKMAN
Huile/toile
65 x 49 cm
Estimation: 3 500 € - 5 000 €
Prix au marteau: 6 800 €
20/03/2017
Horta
"Le magicien de foire".
Nikolaas Mathijs EEKMAN
Huile/panneau
55 x 46 cm
Estimation: 2 500 € - 3 500 €
Prix au marteau: 6 500 €
19/11/2012
Horta
Les demi-masques
Nikolaas Mathijs EEKMAN
Huile/toile
73 x 54 cm
Estimation: 2 000 € - 3 000 €
Prix au marteau: 6 200 €
05/12/2006
Vanderkindere
Le cordonnier (1947)
Nikolaas Mathijs EEKMAN
Huile/panneau
55 x 46 cm
Estimation: 2 975 € - 3 470 €
Prix au marteau: 5 949 €
04/04/2000
Campo & Campo
