Reliquaire sogho-vuvi-gabon - Gabon

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Julien Gauthier
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Dix ans d’expérience dans les armes historiques, les armures et l’art africain.

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Reliquaire sogho-vuvi-gabon, planche bois Tsogho (Mitsogho) du Gabon datant de la fin du XXe siècle, en bon état et vendu avec un socle.

Résumé assisté par IA

Description fournie par le vendeur

Origine. Gabon
Nom de la tribu. Mitsogho
Matériau. Bois
Dimension. 105 cm
Mode d'expédition. Colissimo sous 24-48h ouvrez

Cette pièce est un témoignage remarquable de l'art rituel des Tsogho (ou Mitsogo), une population vivant dans la région montagneuse et forestière du centre-sud du Gabon (massif du Chaillu).
​Dans la culture Tsogho, la création artistique est intimement liée au Bwiti, une société initiatique masculine hautement structurée, centrée sur le culte des ancêtres et l'utilisation rituelle de l'écorce de la plante psychoactive iboga.

​1. Nature et fonction de l'objet
​Cette pièce semble être un pilier de case rituelle (ebanza) ou un élément architectural sculpté (comme un montant de porte ou une section de paroi), plutôt qu'une statuette de reliquaire classique.
​L'ebanza est le temple ou la maison des initiés du Bwiti, le lieu où se déroulent les veillées, les rituels majeurs et les transmissions ésotériques.
​Le corps de la pièce est une large planche de bois brut, taillée en pointe à sa base pour être fichée en terre ou intégrée dans une structure.
​2. Analyse stylistique et éléments morphologiques
​La tête (Partie supérieure)
​Les traits du visage : Le visage présente les canons classiques de la statuaire Tsogho. Les yeux sont étirés en amande ou en grains de café, presque clos, conférant à la figure une expression d'intériorité, de sérénité et de recueillement spirituel.
​La coiffe : On distingue une coiffure sculptée en bandes structurées ou en tresses incisées géométriquement, très typique de cette région du Gabon.
​Le cou : La tête repose sur un cou stylisé qui s'évase pour faire la jonction avec la structure plate du corps.
​Le corps et les motifs géométriques (Partie centrale)
​Les losanges superposés : Le corps de la planche est orné d'une suite verticale de motifs en losanges incisés (des losanges imbriqués les uns dans les autres). Dans la symbolique du Bwiti, ces motifs géométriques répétés ne sont pas simplement décoratifs : ils font souvent référence aux visions fractales induites par l'absorption de l'écorce d'iboga lors des initiations. Ils symbolisent également le cheminement de l'initié et les différentes étapes de la vie et de la mort.
​La patine et les pigments : Le bois présente une patine d'usage ancienne et ravinée. On observe des restes de pigments (matières terreuses sombres, traces de kaolin blanc ou de terre rouge), qui sont appliqués lors des cérémonies pour activer le pouvoir spirituel de l'objet.
​La petite figure anthropomorphe
​Un élément particulièrement fascinant de cette pièce est la petite figurine sculptée à part et fixée (liée par des cordages ou fils de fer) au niveau de la poitrine/cou de la grande structure.
​Cette pratique de l'ajout ou du ligaturage d'amulettes (ou de "fétiches") est courante dans l'art du bassin de l'Ogooué. Elle sert à démultiplier l'efficacité magico-religieuse de l'objet ou à y sceller un pacte, une protection ou une entité spirituelle spécifique.
​En résumé
​Il s'agit d'une pièce d'art africain traditionnel à forte dimension sacrée. Elle incarne la fonction d'intercesseur dévolue aux sculptures Tsogho, faisant le pont entre le monde des vivants (l'espace de la case du Bwiti) et le monde invisible des ancêtres et des esprits de la forêt. Sa structure architecturale et ses motifs géométriques rigoureux en font un objet de collection captivant et chargé d'histoire rituelle.

Origine. Gabon
Nom de la tribu. Mitsogho
Matériau. Bois
Dimension. 105 cm
Mode d'expédition. Colissimo sous 24-48h ouvrez

Cette pièce est un témoignage remarquable de l'art rituel des Tsogho (ou Mitsogo), une population vivant dans la région montagneuse et forestière du centre-sud du Gabon (massif du Chaillu).
​Dans la culture Tsogho, la création artistique est intimement liée au Bwiti, une société initiatique masculine hautement structurée, centrée sur le culte des ancêtres et l'utilisation rituelle de l'écorce de la plante psychoactive iboga.

​1. Nature et fonction de l'objet
​Cette pièce semble être un pilier de case rituelle (ebanza) ou un élément architectural sculpté (comme un montant de porte ou une section de paroi), plutôt qu'une statuette de reliquaire classique.
​L'ebanza est le temple ou la maison des initiés du Bwiti, le lieu où se déroulent les veillées, les rituels majeurs et les transmissions ésotériques.
​Le corps de la pièce est une large planche de bois brut, taillée en pointe à sa base pour être fichée en terre ou intégrée dans une structure.
​2. Analyse stylistique et éléments morphologiques
​La tête (Partie supérieure)
​Les traits du visage : Le visage présente les canons classiques de la statuaire Tsogho. Les yeux sont étirés en amande ou en grains de café, presque clos, conférant à la figure une expression d'intériorité, de sérénité et de recueillement spirituel.
​La coiffe : On distingue une coiffure sculptée en bandes structurées ou en tresses incisées géométriquement, très typique de cette région du Gabon.
​Le cou : La tête repose sur un cou stylisé qui s'évase pour faire la jonction avec la structure plate du corps.
​Le corps et les motifs géométriques (Partie centrale)
​Les losanges superposés : Le corps de la planche est orné d'une suite verticale de motifs en losanges incisés (des losanges imbriqués les uns dans les autres). Dans la symbolique du Bwiti, ces motifs géométriques répétés ne sont pas simplement décoratifs : ils font souvent référence aux visions fractales induites par l'absorption de l'écorce d'iboga lors des initiations. Ils symbolisent également le cheminement de l'initié et les différentes étapes de la vie et de la mort.
​La patine et les pigments : Le bois présente une patine d'usage ancienne et ravinée. On observe des restes de pigments (matières terreuses sombres, traces de kaolin blanc ou de terre rouge), qui sont appliqués lors des cérémonies pour activer le pouvoir spirituel de l'objet.
​La petite figure anthropomorphe
​Un élément particulièrement fascinant de cette pièce est la petite figurine sculptée à part et fixée (liée par des cordages ou fils de fer) au niveau de la poitrine/cou de la grande structure.
​Cette pratique de l'ajout ou du ligaturage d'amulettes (ou de "fétiches") est courante dans l'art du bassin de l'Ogooué. Elle sert à démultiplier l'efficacité magico-religieuse de l'objet ou à y sceller un pacte, une protection ou une entité spirituelle spécifique.
​En résumé
​Il s'agit d'une pièce d'art africain traditionnel à forte dimension sacrée. Elle incarne la fonction d'intercesseur dévolue aux sculptures Tsogho, faisant le pont entre le monde des vivants (l'espace de la case du Bwiti) et le monde invisible des ancêtres et des esprits de la forêt. Sa structure architecturale et ses motifs géométriques rigoureux en font un objet de collection captivant et chargé d'histoire rituelle.

Détails

Nombre d’articles
1
Pays d’origine
Gabon
Période estimée
Fin du XXe siècle
Matériau
Bois
Sold with stand
Oui
État
Bon état
Titre de l’œuvre
Reliquary Sogho-Vuvi-Gabon
Hauteur
104 cm
FranceVérifié
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Objets vendus
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