Italie - Document - 2 documenti AQ Veneziano - 1608





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Deux documents AQ vénitiens, numérotés 9898 et 9932, datés de 1608, par Giulio Zampieretti, en italien, originaires d’Italie, en très bon état, dimensions 29,5 x 20,5 cm.
Description fournie par le vendeur
République de Venise.
2 documents AQ avec leon ailé nr. 9898 et 9932, datés 1608.
Dimensions cm 29,5 X 20,5
Bonnes conditions comme sur la photo.
Deux siècles avant la réforme postale de Rowland Hill, la Sérénissime République de Venise imposait déjà une taxe sur le courrier en départ, celui de ses bureaux publics.
L’AQ peut être considéré comme l’ancêtre du timbre-poste et de tout le système postal, 230 ans avant le Penny Black et la Mulready.
Il anticipait une idée révolutionnaire : le paiement du montant dû par l’expéditeur.
Le nom dérive de l’indication AQe, abréviation du mot latin aquae ; le document était en effet émis sur demande des Sages Exécutants aux Eaux.
Il s’agissait d’une « lettre » taxée, en réalité prétaxée : « dacio delli soldi 4 per lettera », sur laquelle –ou à l’intérieur de laquelle– on insérait le message que l’on voulait communiquer.
Elle était fournie à toutes les chancelleries des magistratures de l’État, lesquelles, sauf quelques exceptions, étaient obligées d’en faire usage pour leur correspondance postale, après paiement de quatre soldi, en plus du port et de l’octroi.
Ce qui peut sembler une anomalie – l’État qui taxe lui-même – se voyait en réalité parce que l’administration publique à Venise était gérée par des privés qui recevaient la charge – presque toujours des prélèvements d’impôts – après un appel d’offres auquel ils participaient en payant de leur poche. Ils pouvaient ensuite récupérer des dépenses en percevant à leur tour les droits remportés lors de l’appel d’offres.
Les AQ étaient donc une surtaxe complémentaire par rapport au port et à l’octroi, dont la perception était confiée à un daziaire, un douanier.
Le montant de quatre soldi pour chaque lettre servait à financer les travaux de restauration et de dépollution des berges des rivières Brenta, Muson et Bottenigo.
Les AQ étaient perforés au centre, au niveau du clou sur lequel ils étaient piqués et empilés, pratique assez répandue à Venise.
Expédition avec courrier traçable et assuré."
République de Venise.
2 documents AQ avec leon ailé nr. 9898 et 9932, datés 1608.
Dimensions cm 29,5 X 20,5
Bonnes conditions comme sur la photo.
Deux siècles avant la réforme postale de Rowland Hill, la Sérénissime République de Venise imposait déjà une taxe sur le courrier en départ, celui de ses bureaux publics.
L’AQ peut être considéré comme l’ancêtre du timbre-poste et de tout le système postal, 230 ans avant le Penny Black et la Mulready.
Il anticipait une idée révolutionnaire : le paiement du montant dû par l’expéditeur.
Le nom dérive de l’indication AQe, abréviation du mot latin aquae ; le document était en effet émis sur demande des Sages Exécutants aux Eaux.
Il s’agissait d’une « lettre » taxée, en réalité prétaxée : « dacio delli soldi 4 per lettera », sur laquelle –ou à l’intérieur de laquelle– on insérait le message que l’on voulait communiquer.
Elle était fournie à toutes les chancelleries des magistratures de l’État, lesquelles, sauf quelques exceptions, étaient obligées d’en faire usage pour leur correspondance postale, après paiement de quatre soldi, en plus du port et de l’octroi.
Ce qui peut sembler une anomalie – l’État qui taxe lui-même – se voyait en réalité parce que l’administration publique à Venise était gérée par des privés qui recevaient la charge – presque toujours des prélèvements d’impôts – après un appel d’offres auquel ils participaient en payant de leur poche. Ils pouvaient ensuite récupérer des dépenses en percevant à leur tour les droits remportés lors de l’appel d’offres.
Les AQ étaient donc une surtaxe complémentaire par rapport au port et à l’octroi, dont la perception était confiée à un daziaire, un douanier.
Le montant de quatre soldi pour chaque lettre servait à financer les travaux de restauration et de dépollution des berges des rivières Brenta, Muson et Bottenigo.
Les AQ étaient perforés au centre, au niveau du clou sur lequel ils étaient piqués et empilés, pratique assez répandue à Venise.
Expédition avec courrier traçable et assuré."

