Tapisserie - 64 cm - 52 cm - Tissus

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Julien Gauthier
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Dix ans d’expérience dans les armes historiques, les armures et l’art africain.

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Tissu Shoowa-Kuba, Congo, 64 cm de haut sur 52 cm de large, en bon état avec usures et taches liées à l’âge.

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Description fournie par le vendeur

Chez les Kuba et sous-groupes Kuba ( Bangyeen, Bangwoong, Shoowa) les hommes ont la charge de préparer les fibres végétales qui servent à la fabrication de ce type d'étoffe.

Ce sont de jeunes pousses d'un arbre de la famille des palmiers qui donnent la fibre de raphia. Cette fibre ne peut pas être filée comme le lin ou le coton, mais nécessite d'être nouée.

Avant cela, il faut assouplir la fibre qui est dure et extrêmement rêche à l'origine. Tout le savoir-faire des hommes tisserands entre en jeu. La fibre est amincie jusqu'à la limite de la rupture, à l'aide de différents racloirs, pièces de métal, coquilles d'escargots,...

Une fois les fibres prêtes, le travail de tissage et de broderie est confié aux femmes enceintes, qui vont y consacrer de nombreuses heures de travail, voire parfois des années pour les pièces les plus complexes, ce qui en fait un objet extrêmement précieux.

L'étoffe est enrobée d'un linge et plongée dans l'eau, dans un mortier où elle est foulée avec un pilon, ce qui a pour effet de casser les fibres et de lui donner sa souplesse finale.

Le tissu, une fois terminé, n'est pas forcément utilisé à des fins pratiques. Il peut, selon sa qualité, avoir plusieurs fonctions :

- il peut être offert par le village à un défunt, participant ainsi, dans l'au-delà, à consolider les alliances existantes et à rendre le mort digne aux yeux des ancêtres. Le tissu porte ainsi un message à l'attention des dieux ;

- il peut également servir de monnaie de mariage, de dot, constituant un trésor de famille ;

- ou servir de monnaie d'échange lors de transactions importantes.

Ainsi, ces tissus sont considérés par les BaKuba comme un placement destiné à être transmis à une lignée.

Différentes variantes de ces tissus de raphia kuba existent :

- les tissus Shoowa, du sous-groupe Kuba éponyme, sont de petits tapis en velours rasé, généralement carrés. On les appelle également "velours du Kasaï".

Ces velours sont obtenus à partir d'une simple trame de raphia traversée de part en part d'un fil de raphia qui est coupé à un centimétre de la trame sur la face avant. Ils sont généralement recouverts de motifs géométriques qui correspondant aux motifs de scarifications Kuba.

- les Ntshak sont des pagnes de femme, décorés par les femmes, par la technique de l'appliqué.


Chez les Kuba et sous-groupes Kuba ( Bangyeen, Bangwoong, Shoowa) les hommes ont la charge de préparer les fibres végétales qui servent à la fabrication de ce type d'étoffe.

Ce sont de jeunes pousses d'un arbre de la famille des palmiers qui donnent la fibre de raphia. Cette fibre ne peut pas être filée comme le lin ou le coton, mais nécessite d'être nouée.

Avant cela, il faut assouplir la fibre qui est dure et extrêmement rêche à l'origine. Tout le savoir-faire des hommes tisserands entre en jeu. La fibre est amincie jusqu'à la limite de la rupture, à l'aide de différents racloirs, pièces de métal, coquilles d'escargots,...

Une fois les fibres prêtes, le travail de tissage et de broderie est confié aux femmes enceintes, qui vont y consacrer de nombreuses heures de travail, voire parfois des années pour les pièces les plus complexes, ce qui en fait un objet extrêmement précieux.

L'étoffe est enrobée d'un linge et plongée dans l'eau, dans un mortier où elle est foulée avec un pilon, ce qui a pour effet de casser les fibres et de lui donner sa souplesse finale.

Le tissu, une fois terminé, n'est pas forcément utilisé à des fins pratiques. Il peut, selon sa qualité, avoir plusieurs fonctions :

- il peut être offert par le village à un défunt, participant ainsi, dans l'au-delà, à consolider les alliances existantes et à rendre le mort digne aux yeux des ancêtres. Le tissu porte ainsi un message à l'attention des dieux ;

- il peut également servir de monnaie de mariage, de dot, constituant un trésor de famille ;

- ou servir de monnaie d'échange lors de transactions importantes.

Ainsi, ces tissus sont considérés par les BaKuba comme un placement destiné à être transmis à une lignée.

Différentes variantes de ces tissus de raphia kuba existent :

- les tissus Shoowa, du sous-groupe Kuba éponyme, sont de petits tapis en velours rasé, généralement carrés. On les appelle également "velours du Kasaï".

Ces velours sont obtenus à partir d'une simple trame de raphia traversée de part en part d'un fil de raphia qui est coupé à un centimétre de la trame sur la face avant. Ils sont généralement recouverts de motifs géométriques qui correspondant aux motifs de scarifications Kuba.

- les Ntshak sont des pagnes de femme, décorés par les femmes, par la technique de l'appliqué.


Détails

Titre informations supplémentaires
Fabrics
Nombre d’articles
1
Matériau
Textile
Ethnie / culture
Shoowa-Kuba
Pays d’origine
Congo
Nom de l’objet indigène
shoowa-kuba
Sold with stand
Non
Hauteur
64 cm
Largeur
52 cm
Condition
Bon état - quelques usures et tâches dues à l’âge
Vendu par
FranceVérifié
634
Objets vendus
93,58%
Particulier

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