Dominique Allard - Philippe Wolvers - Beschaving & Barbarij - 2002






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Un livre en néerlandais, première édition de 2002, 54 pages, 24 × 18 cm, en très bon état, illustré par Dominique Allard et intitulé Philippe Wolvers - Beschaving & Barbarij.
Description fournie par le vendeur
Philippe Wolvers - Civilisation & Barbarie
Contenu voir photo 4.
Philippe Wolfers (Bruxelles, 16 avril 1858 – là-bas, 13 décembre 1929) était un orfèvre belge, connu pour ses bijoux art nouveau raffinés, aujourd’hui connus sous la collection Philippe et Marcel Wolfers.
État excellent.
Belle illustration (voir photos)
Pour éviter que Civilisation et Barbarie de Philippe Wolfers tombe entre les mains d’un collectionneur japonais, la Fondation Roi Baudouin l’a achetée en 2001. L’œuvre est non seulement un symbole de l’art nouveau belge, mais aussi un document historique de notre histoire nationale.
L’œuvre ne peut être dissociée de l’Exposition universelle de Bruxelles de 1897. Pour cela, on avait aménagé une section coloniale à Tervuren. L’exposition fut utilisée pour apaiser les critiques négatives sur la politique coloniale auprès du public et pour démontrer quels produits et quelle prospérité le Congo apportait. Reconnaissants, les industriels belges organisèrent à la fin de l’exposition une grande fête en l’honneur d’Edmond van Eetvelde, commissaire général de l’État indépendant du Congo.
Philippe Wolfers fut chargé de concevoir un cadeau prestigieux : un porte-document en ivoire congolais soutenu par 2 figures. L’une est blanche, l’autre noire, symbolisant les deux races qui, dans le futur, partageraient la portion belge de la « plage corallienne africaine ». L’artiste améliora la commande en représentant les deux races de manière allégorique. Le cygne symbolise la civilisation; le dragon la barbarie. Le cygne et le dragon luttent pour la protection du lis, symbole de pureté et de lumière. Wolfers repré sente ainsi la vision belge de l’époque sur les confins et leur influence civilisatrice.
Wolfers savait parfaitement tirer parti de l’originalité des matériaux et était à la fois un excellent orfèvre et un sculpteur. Il fut le seul à utiliser des crocs complets ou des morceaux de ceux-ci dans une forme qui trahissait clairement leur origine. L’ivoire est très fragile et sensible aux conditions climatiques. Le travailler dans une armature métallique était donc une opération délicate. Il devait laisser à l’ivoire l’espace nécessaire pour se mouvoir. À aucun endroit l’ivoire n’est entièrement fixé au métal; il peut ainsi bouger sans se briser.
L’allégorie et l’armature du porte-document sont en argent. Wolfers exploita la brillance de l’argent pour le cygne qui représente le blanc, tandis que le dragon reçut une patine sombre qui représente le noir mais renforce aussi l’effet sculptural. Malheureusement, la patine a presque entièrement disparu.
Sur le parchemin du porte-document se trouvait une carte du Congo et un texte décrivant les différentes étapes de la lutte de la civilisation contre la barbarie : la fondation de l’État indépendant du Congo, le service médical, les plantations et un service postal. Avec le chemin de fer encore à aménager, cela devait contribuer au développement de la population autochtone. De plus, le porte-document contenait encore deux rouleaux portant les noms de tous les signataires ayant financé l’œuvre.
Aux Musées royaux des Beaux-Arts et d’Histoire naturelle, ce chef-d’œuvre de l’art nouveau occupe aujourd’hui une place d’honneur dans la collection des œuvres prestigieuses mises en place en 1897, à la demande de Léopold II, à l’occasion de l’Exposition de Tervueren. Publication « Philippe Wolfers. Civilisation et Barbarie » (lien externe) Site des Musées royaux des Beaux-Arts et d’Histoire naturelle (lien externe)
Envoi soigneusement emballé avec traçabilité et assurance.
Bonne enchère !!
Philippe Wolvers - Civilisation & Barbarie
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Philippe Wolfers (Bruxelles, 16 avril 1858 – là-bas, 13 décembre 1929) était un orfèvre belge, connu pour ses bijoux art nouveau raffinés, aujourd’hui connus sous la collection Philippe et Marcel Wolfers.
État excellent.
Belle illustration (voir photos)
Pour éviter que Civilisation et Barbarie de Philippe Wolfers tombe entre les mains d’un collectionneur japonais, la Fondation Roi Baudouin l’a achetée en 2001. L’œuvre est non seulement un symbole de l’art nouveau belge, mais aussi un document historique de notre histoire nationale.
L’œuvre ne peut être dissociée de l’Exposition universelle de Bruxelles de 1897. Pour cela, on avait aménagé une section coloniale à Tervuren. L’exposition fut utilisée pour apaiser les critiques négatives sur la politique coloniale auprès du public et pour démontrer quels produits et quelle prospérité le Congo apportait. Reconnaissants, les industriels belges organisèrent à la fin de l’exposition une grande fête en l’honneur d’Edmond van Eetvelde, commissaire général de l’État indépendant du Congo.
Philippe Wolfers fut chargé de concevoir un cadeau prestigieux : un porte-document en ivoire congolais soutenu par 2 figures. L’une est blanche, l’autre noire, symbolisant les deux races qui, dans le futur, partageraient la portion belge de la « plage corallienne africaine ». L’artiste améliora la commande en représentant les deux races de manière allégorique. Le cygne symbolise la civilisation; le dragon la barbarie. Le cygne et le dragon luttent pour la protection du lis, symbole de pureté et de lumière. Wolfers repré sente ainsi la vision belge de l’époque sur les confins et leur influence civilisatrice.
Wolfers savait parfaitement tirer parti de l’originalité des matériaux et était à la fois un excellent orfèvre et un sculpteur. Il fut le seul à utiliser des crocs complets ou des morceaux de ceux-ci dans une forme qui trahissait clairement leur origine. L’ivoire est très fragile et sensible aux conditions climatiques. Le travailler dans une armature métallique était donc une opération délicate. Il devait laisser à l’ivoire l’espace nécessaire pour se mouvoir. À aucun endroit l’ivoire n’est entièrement fixé au métal; il peut ainsi bouger sans se briser.
L’allégorie et l’armature du porte-document sont en argent. Wolfers exploita la brillance de l’argent pour le cygne qui représente le blanc, tandis que le dragon reçut une patine sombre qui représente le noir mais renforce aussi l’effet sculptural. Malheureusement, la patine a presque entièrement disparu.
Sur le parchemin du porte-document se trouvait une carte du Congo et un texte décrivant les différentes étapes de la lutte de la civilisation contre la barbarie : la fondation de l’État indépendant du Congo, le service médical, les plantations et un service postal. Avec le chemin de fer encore à aménager, cela devait contribuer au développement de la population autochtone. De plus, le porte-document contenait encore deux rouleaux portant les noms de tous les signataires ayant financé l’œuvre.
Aux Musées royaux des Beaux-Arts et d’Histoire naturelle, ce chef-d’œuvre de l’art nouveau occupe aujourd’hui une place d’honneur dans la collection des œuvres prestigieuses mises en place en 1897, à la demande de Léopold II, à l’occasion de l’Exposition de Tervueren. Publication « Philippe Wolfers. Civilisation et Barbarie » (lien externe) Site des Musées royaux des Beaux-Arts et d’Histoire naturelle (lien externe)
Envoi soigneusement emballé avec traçabilité et assurance.
Bonne enchère !!
