Albert André (1869 -1954) - Landschap





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Landschaft, une huile sur panneau datant de 1930 par Albert André (France), 27 × 33 cm, signé en bas à droite, avec cadre d’origine, édition originale.
Description fournie par le vendeur
Technique : huile sur panneau
Dimensions totales : 27 x 33 cm
Format de l'œuvre / format du panneau : 20 x 24 cm
État : en bon état.
Cadre : dans le cadre d'origine
Signature : en bas à droite.
Provenance : collection Jacob Gelt Dekker
Albert André
Lyon, 1869-Laudun, 1954
Albert André est né à Lyon, où son père possédait une fabrique de hauts-de-forme en soie. Il étudia au lycée de Lyon et passa ses vacances à Laudun (Gard). Vers 1885, il se mit au dessin et travailla sur des projets pour l'industrie de la soie. Face à son manque d'enthousiasme pour cette activité, sa famille accepta de l'envoyer à Paris afin qu'il puisse se consacrer sérieusement à l'étude de la peinture. Il s'installa probablement à Paris vers 1889 et fréquenta l'Académie Julian où il fit notamment la connaissance de Paul Ranson (membre du groupe des Nabis) et Valtat. En 1894, il participa pour la première fois au Salon des Indépendants. Il attira l'attention de Renoir, qui le recommanda à Durand-Ruel, son futur marchand. Cela marqua le début de sa carrière d'artiste. Dans les années qui suivirent, il participa avec Toulouse-Lautrec à la scénographie du Chariot de Terre Cuite (une pièce d'avant-garde jouée au Théâtre de L'Oeuvre). Avec Maurice Denis, Bonnard et Vuillard (tous membres du groupe des Nabis), il exposa des œuvres chez Bing, le remarquable marchand d'art japonais et inventeur du style Art Nouveau. Son talent fut reconnu après sa première exposition personnelle chez Durand-Ruel en 1904, suivie de nombreuses expositions et commandes. Il apparut aux côtés de Monet, Cézanne, Renoir et Pissarro dans l'exposition intitulée Natures Mortes (Durand-Ruel 1908), on lui commanda un grand panneau décoratif pour le pavillon français de l'Exposition universelle de Turin, et il fut choisi pour célébrer l'Interprétation du Midi au Salon de La Libre Esthétique à Bruxelles (1913), tandis que sa première exposition personnelle à New York (Durand-Ruel 1912) rencontra un grand succès. Puis vint la guerre et sa démobilisation en 1917, suivies de son déménagement à Endoume, près de Marseille, où l'artiste, redécouvrant le plaisir de peindre, signa certaines de ses plus belles œuvres (Le Jour de l'Armistice, Promenade à Endoume, Terrasse sur la mer).
Il fut l'auteur des biographies de Renoir — et plus tard de Monet — et de portraits de ses dernières années, qu'il peignit dans des scènes d'une étonnante vérité.
Entouré d'amis tels que Julie Manet, Pierre Renoir, Marquet et Paul Signac, sa vie se partagea entre Paris, où il exerçait le métier de peintre et secrétaire du Salon d'Automne, et ses longs séjours à Laudun (il fut conservateur du Musée de Bagnols-sur-Sèze), où il se retirait pendant la Seconde Guerre mondiale.
Progressivement, la palette lumineuse de ses jeunes années devint plus douce. Mais Albert André resta fidèle à lui-même, à son sens de l'intimité, à ses intérieurs feutrés, aux objets familiers, fleurs, vases, meubles, miroirs, fenêtres ouvertes à Laudun où « il trouvait les paysages à sa porte, les fleurs de son jardin et ses modèles chez ses amis » (G. Mermillon).
Evelyne Yeatman-Eiffel
Technique : huile sur panneau
Dimensions totales : 27 x 33 cm
Format de l'œuvre / format du panneau : 20 x 24 cm
État : en bon état.
Cadre : dans le cadre d'origine
Signature : en bas à droite.
Provenance : collection Jacob Gelt Dekker
Albert André
Lyon, 1869-Laudun, 1954
Albert André est né à Lyon, où son père possédait une fabrique de hauts-de-forme en soie. Il étudia au lycée de Lyon et passa ses vacances à Laudun (Gard). Vers 1885, il se mit au dessin et travailla sur des projets pour l'industrie de la soie. Face à son manque d'enthousiasme pour cette activité, sa famille accepta de l'envoyer à Paris afin qu'il puisse se consacrer sérieusement à l'étude de la peinture. Il s'installa probablement à Paris vers 1889 et fréquenta l'Académie Julian où il fit notamment la connaissance de Paul Ranson (membre du groupe des Nabis) et Valtat. En 1894, il participa pour la première fois au Salon des Indépendants. Il attira l'attention de Renoir, qui le recommanda à Durand-Ruel, son futur marchand. Cela marqua le début de sa carrière d'artiste. Dans les années qui suivirent, il participa avec Toulouse-Lautrec à la scénographie du Chariot de Terre Cuite (une pièce d'avant-garde jouée au Théâtre de L'Oeuvre). Avec Maurice Denis, Bonnard et Vuillard (tous membres du groupe des Nabis), il exposa des œuvres chez Bing, le remarquable marchand d'art japonais et inventeur du style Art Nouveau. Son talent fut reconnu après sa première exposition personnelle chez Durand-Ruel en 1904, suivie de nombreuses expositions et commandes. Il apparut aux côtés de Monet, Cézanne, Renoir et Pissarro dans l'exposition intitulée Natures Mortes (Durand-Ruel 1908), on lui commanda un grand panneau décoratif pour le pavillon français de l'Exposition universelle de Turin, et il fut choisi pour célébrer l'Interprétation du Midi au Salon de La Libre Esthétique à Bruxelles (1913), tandis que sa première exposition personnelle à New York (Durand-Ruel 1912) rencontra un grand succès. Puis vint la guerre et sa démobilisation en 1917, suivies de son déménagement à Endoume, près de Marseille, où l'artiste, redécouvrant le plaisir de peindre, signa certaines de ses plus belles œuvres (Le Jour de l'Armistice, Promenade à Endoume, Terrasse sur la mer).
Il fut l'auteur des biographies de Renoir — et plus tard de Monet — et de portraits de ses dernières années, qu'il peignit dans des scènes d'une étonnante vérité.
Entouré d'amis tels que Julie Manet, Pierre Renoir, Marquet et Paul Signac, sa vie se partagea entre Paris, où il exerçait le métier de peintre et secrétaire du Salon d'Automne, et ses longs séjours à Laudun (il fut conservateur du Musée de Bagnols-sur-Sèze), où il se retirait pendant la Seconde Guerre mondiale.
Progressivement, la palette lumineuse de ses jeunes années devint plus douce. Mais Albert André resta fidèle à lui-même, à son sens de l'intimité, à ses intérieurs feutrés, aux objets familiers, fleurs, vases, meubles, miroirs, fenêtres ouvertes à Laudun où « il trouvait les paysages à sa porte, les fleurs de son jardin et ses modèles chez ses amis » (G. Mermillon).
Evelyne Yeatman-Eiffel

