Italie - Document - 2 documenti AQ Veneziano - 1608





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Deux documents AQ vénitiens d’Italie, datés de 1608, par Giulio Zampieretti.
Description fournie par le vendeur
République de Venise.
2 documents AQ avec león ailé n° 9896 et 10594, datés 1608.
Mesures cm 29,5 X 20,5
Bonnes conditions comme sur la photo.
Deux siècles avant la réforme postale de Rowland Hill, la Sérénissime République de Venise taxait déjà la correspondance sortante, celle de ses services publics.
L’AQ peut être considéré comme l’ancêtre du timbre-poste et de tout le système postal, 230 ans avant le Penny Black et la Mulready.
Il préfigurait une idée révolutionnaire : le paiement de la somme due par l’expéditeur.
Le nom provient de l’indication AQe, troncature du mot latin aquae ; le document était en effet émis à la demande des Savi Esecutori alle Acque.
Il s’agissait d’une « lettre » taxée, en fait pré-taxée : « dazio delli soldi 4 per lettera », sur laquelle — ou à l’intérieur de laquelle — il fallait insérer le message que l’on voulait communiquer.
Elle était fournie à tous les chancelleries des magistratures de l’État, qui, sauf quelques exceptions, étaient obligées de l’utiliser pour leur propre correspondance postale, après le paiement de quatre soldi, en plus du port et du droit.
Ce qui peut sembler une anomalie – l’État qui taxe lui-même – se produisait en réalité parce que l’administration publique à Venise était gérée par des privés qui occupaient la charge – quasi toujours des exactions de tributs – après un appel d’offres auxquels ils participaient en payant de leur poche. Ils pouvaient ensuite se rembourser des frais en percevant à leur tour les droits remportés lors de l’adjudication.
Les AQ étaient donc une surtaxe complémentaire par rapport au port et au droit, dont la perception était confiée à un dacier, un daziario.
Le montant de quatre soldi par lettre servait à financer les travaux de remise en état et de nettoyage des lits des rivières Brenta, Muson et Bottenigo.
Les AQ étaient perforés au centre, en correspondance avec l’épingle où ils étaient piqués et empilés, pratique assez répandue à Venise.
Expédition avec courrier tracé et assuré.
République de Venise.
2 documents AQ avec león ailé n° 9896 et 10594, datés 1608.
Mesures cm 29,5 X 20,5
Bonnes conditions comme sur la photo.
Deux siècles avant la réforme postale de Rowland Hill, la Sérénissime République de Venise taxait déjà la correspondance sortante, celle de ses services publics.
L’AQ peut être considéré comme l’ancêtre du timbre-poste et de tout le système postal, 230 ans avant le Penny Black et la Mulready.
Il préfigurait une idée révolutionnaire : le paiement de la somme due par l’expéditeur.
Le nom provient de l’indication AQe, troncature du mot latin aquae ; le document était en effet émis à la demande des Savi Esecutori alle Acque.
Il s’agissait d’une « lettre » taxée, en fait pré-taxée : « dazio delli soldi 4 per lettera », sur laquelle — ou à l’intérieur de laquelle — il fallait insérer le message que l’on voulait communiquer.
Elle était fournie à tous les chancelleries des magistratures de l’État, qui, sauf quelques exceptions, étaient obligées de l’utiliser pour leur propre correspondance postale, après le paiement de quatre soldi, en plus du port et du droit.
Ce qui peut sembler une anomalie – l’État qui taxe lui-même – se produisait en réalité parce que l’administration publique à Venise était gérée par des privés qui occupaient la charge – quasi toujours des exactions de tributs – après un appel d’offres auxquels ils participaient en payant de leur poche. Ils pouvaient ensuite se rembourser des frais en percevant à leur tour les droits remportés lors de l’adjudication.
Les AQ étaient donc une surtaxe complémentaire par rapport au port et au droit, dont la perception était confiée à un dacier, un daziario.
Le montant de quatre soldi par lettre servait à financer les travaux de remise en état et de nettoyage des lits des rivières Brenta, Muson et Bottenigo.
Les AQ étaient perforés au centre, en correspondance avec l’épingle où ils étaient piqués et empilés, pratique assez répandue à Venise.
Expédition avec courrier tracé et assuré.

