Karl Mang - Das Haus Thonet - 1969

06
jours
02
heures
02
minutes
02
secondes
Offre actuelle
€ 1
Sans prix de réserve
Constance Rousseau
Expert
Sélectionné par Constance Rousseau

Maître artisan en marqueterie avec 4 ans d'expérience. Stagiaire commissaire-priseur chez Sotheby's Paris.

Estimation  € 90 - € 130
NL
1 €

Protection des acheteurs Catawiki

Votre paiement est en sécurité chez nous jusqu’à la réception de votre objet.Voir les informations

Trustpilot 4.4 | 140426 d’avis

Noté Excellent sur Trustpilot.

1969 première édition allemande de Karl Mang, Das Haus Thonet, 54 pages, format carré 28 × 29 cm, brochure avec couverture en couleur.

Résumé assisté par IA

Description fournie par le vendeur

Das Haus Thonet

Magnifique livre sur l'histoire de « Das Haus Thonet ».

Vienne, Frankenberg/Eder, 1969, format carré 4to (28 x 29 cm), couverture brochée avec jaquette colorée, 54 pages, entièrement illustré.

Excellente état, à part de petites traces d'usure sur la couverture avant et arrière. Pas gênant. (voir photos)

Expédié soigneusement emballé avec traçabilité et assurance.

Bonne chance lors des enchères !!

"Michael Thonet (Boppard, 2 juillet 1796 – Vienne, 3 mars 1871) était un menuisier et industriel germano-autrichien et est reconnu mondialement comme l'un des plus grands pionniers du design de mobilier.
Les débuts à Boppard
Michael Thonet, fils d’un travailleur du cuir, apprit le métier de menuisier et s’établit en 1819 comme artisan meuble indépendant dans sa ville natale. Il fabriquait chaises, canapés et lits dans un style Biedermeier conventionnel, mais cherchait des moyens de produire plus rapidement et à moindre coût, avec moins de gaspillage.
Vers 1830, il développa une méthode pour fabriquer des meubles en bois courbé en faisant bouillir de fines lames de bois dans de la colle jusqu’à les rendre flexibles. Il pressait des paquets de ces lames sous un moule en forme, puis les revêtait finalement de placage.
Les « chaises de Boppard » ainsi réalisées étaient classiques dans leur forme et ne se distinguaient pas de celles de ses collègues, mais Michael Thonet avait dès le début une ambition industrielle: il opérait en stock plutôt que sur commande; il acheta une moulin pour fabriquer sa propre colle; et il déposa des brevets sur sa méthode de courbure du bois dans l’objectif de pouvoir vendre des licences à d’autres menuisiers.
Craignant la contrefaçon et les fuites, il resta toutefois vague dans sa demande de brevet, ce qui entraîna le rejet de sa requête car sa méthode de travail ne serait pas suffisamment nouvelle. Michael Thonet resta endetté.
En 1841, il présenta ses créations à une exposition industrielle à Koblenz, où elles furent remarquées par le chancelier autrichien Klemens von Metternich. Metternich le conseilla de s’installer à Vienne, car Thonet resterait pauvre à Boppard alors que, dans une métropole comme Vienne, il pourrait peut‑être faire fortune.
Période viennoise.
Un an plus tard, les biens de Thonet à Boppard, y compris ses stocks, furent vendus publiquement sur ordonnance de ses créanciers, et Michael Thonet déménagea vers Vienne. En raison de la réglementation de l’artisanat, il ne pouvait pas s’établir en indépendant et dut travailler au service de menuisiers établis. Grâce à sa relation avec Metternich, il réussit à obtenir en 1842 un brevet autrichien sur sa méthode de courbure du bois. Néanmoins, durant cette période, il travailla surtout sur les parquets du palais municipal Liechtenstein.
En 1849, il put enfin s’établir à nouveau en tant qu’indépendant et perfeccionna sa méthode en courbant des faisceaux de bâtons de bois plutôt que des fines lattes. En 1849, Thonet développa la chaise n° 4, qui meubla le café viennois Café Daum. Il est remarquable que le design des chaises de Thonet découle désormais logiquement de la technique utilisée, et non l’inverse.
Sa participation en 1851 à l’Exposition universelle de Crystal Palace (Londres) ouvrit une diffusion internationale. Dans les années qui suivirent, Thonet prit part à de nombreuses expositions nationales et internationales et remporta de nombreux prix et médailles. En 1853, il transforma son atelier viennois en la société « Gebrüder Thonet », au nom de ses cinq fils, tout en en conservant une direction solide entre ses mains.

Le succès: les usines
Chaise Thonet modèle n°14, la chaise du café viennois
Il améliora continuellement ses méthodes de production et ouvrit en 1856 une usine à Koritzchan, une petite ville en Moravie qui disposait d’un bon réseau ferroviaire. Située au cœur des hêtres fournissant le meilleur matériau pour la fabrication des chaises. Dans cette nouvelle usine, le bois n’était plus bouilli dans de la colle, mais courbé après une exposition de vapeur chaude de plusieurs heures. Ainsi, il réussit en 1859 à plier des rondins de bois massifs, ouvrant la voie à une production massive de meubles. À Koritschan, on développa aussi des modèles de chaises assemblées par des vis et exportées en pièces détachées destinées à être expédiées au consommateur.
En 1859, il fabriqua la chaise n° 14, également connue sous le nom de chaise du café viennois, qui devint l’exemple par excellence d’un produit industriel à succès: plus de 50 millions furent produites. Dans sa version la plus simple, cette chaise ne consistait qu’en 6 pièces de bois, six vis et deux écrous. Elle était ainsi extraordinairement légère et très bon marché. Lorsque le dernier brevet de Thonet arriva à expiration en 1869, la chaise n° 14 fut copié à l’infini par d’innombrables concurrents.
Chaise suspendue n°1, Brooklyn Museum, New York
En 1860, il fabriqua la chaise suspendue n° 1. Deux ans plus tard, elle fut présentée à l’Exposition universelle de Londres. Après l’usine de Koritschan, Michael Thonet ouvrit aussi des usines à Bistritz (1861), Groß-Ugrócz (1865) et Wsetin (1868), avec de nombreuses filiales dans des endroits où il y avait beaucoup de chênes. En ayant des usines dans différents pays, il évita aussi de payer des droits d’importation pour ses produits. Il finit par employer 6 000 travailleurs et fit bâtir autour de chaque usine une petite ville dotée d’équipements sociaux afin d’attirer la main-d’œuvre nécessaire. Il devint le plus grand fabricant de meubles jamais connu, et sa gamme ne comprenait pas seulement des chaises en bois courbé, mais aussi des tables, lits, jardinières, pupitres et portemanteaux, jusqu’aux raquettes de tennis. À leur apogée, les usines produisaient 4 000 meubles par jour.
Ses entreprises furent organisées de façon autarcique: il détenait les forêts de hêtre pour la matière première, les ateliers, les machines et les maisons de ses travailleurs, et finissait par posséder ses propres filiales pour la vente dans toutes les grandes villes européennes et aux États‑Unis. Il numérotait ses modèles et faisait imprimer des catalogues dans plusieurs langues avec les photos et les prix de chaque produit.
Après son décès, l’usine fut poursuivie par ses cinq fils, qui, en plus de leurs propres dessins, attirèrent des designers tels que Josef Hoffmann, Otto Wagner, Gustav Siegel et Adolf Loos.
À partir de 1930, l’usine se mit également à fabriquer des meubles en métal tubulaire, avec des créations de Mart Stam, Marcel Breuer, Le Corbusier, Ludwig Mies van der Rohe et Gerrit Rietveld."

Das Haus Thonet

Magnifique livre sur l'histoire de « Das Haus Thonet ».

Vienne, Frankenberg/Eder, 1969, format carré 4to (28 x 29 cm), couverture brochée avec jaquette colorée, 54 pages, entièrement illustré.

Excellente état, à part de petites traces d'usure sur la couverture avant et arrière. Pas gênant. (voir photos)

Expédié soigneusement emballé avec traçabilité et assurance.

Bonne chance lors des enchères !!

"Michael Thonet (Boppard, 2 juillet 1796 – Vienne, 3 mars 1871) était un menuisier et industriel germano-autrichien et est reconnu mondialement comme l'un des plus grands pionniers du design de mobilier.
Les débuts à Boppard
Michael Thonet, fils d’un travailleur du cuir, apprit le métier de menuisier et s’établit en 1819 comme artisan meuble indépendant dans sa ville natale. Il fabriquait chaises, canapés et lits dans un style Biedermeier conventionnel, mais cherchait des moyens de produire plus rapidement et à moindre coût, avec moins de gaspillage.
Vers 1830, il développa une méthode pour fabriquer des meubles en bois courbé en faisant bouillir de fines lames de bois dans de la colle jusqu’à les rendre flexibles. Il pressait des paquets de ces lames sous un moule en forme, puis les revêtait finalement de placage.
Les « chaises de Boppard » ainsi réalisées étaient classiques dans leur forme et ne se distinguaient pas de celles de ses collègues, mais Michael Thonet avait dès le début une ambition industrielle: il opérait en stock plutôt que sur commande; il acheta une moulin pour fabriquer sa propre colle; et il déposa des brevets sur sa méthode de courbure du bois dans l’objectif de pouvoir vendre des licences à d’autres menuisiers.
Craignant la contrefaçon et les fuites, il resta toutefois vague dans sa demande de brevet, ce qui entraîna le rejet de sa requête car sa méthode de travail ne serait pas suffisamment nouvelle. Michael Thonet resta endetté.
En 1841, il présenta ses créations à une exposition industrielle à Koblenz, où elles furent remarquées par le chancelier autrichien Klemens von Metternich. Metternich le conseilla de s’installer à Vienne, car Thonet resterait pauvre à Boppard alors que, dans une métropole comme Vienne, il pourrait peut‑être faire fortune.
Période viennoise.
Un an plus tard, les biens de Thonet à Boppard, y compris ses stocks, furent vendus publiquement sur ordonnance de ses créanciers, et Michael Thonet déménagea vers Vienne. En raison de la réglementation de l’artisanat, il ne pouvait pas s’établir en indépendant et dut travailler au service de menuisiers établis. Grâce à sa relation avec Metternich, il réussit à obtenir en 1842 un brevet autrichien sur sa méthode de courbure du bois. Néanmoins, durant cette période, il travailla surtout sur les parquets du palais municipal Liechtenstein.
En 1849, il put enfin s’établir à nouveau en tant qu’indépendant et perfeccionna sa méthode en courbant des faisceaux de bâtons de bois plutôt que des fines lattes. En 1849, Thonet développa la chaise n° 4, qui meubla le café viennois Café Daum. Il est remarquable que le design des chaises de Thonet découle désormais logiquement de la technique utilisée, et non l’inverse.
Sa participation en 1851 à l’Exposition universelle de Crystal Palace (Londres) ouvrit une diffusion internationale. Dans les années qui suivirent, Thonet prit part à de nombreuses expositions nationales et internationales et remporta de nombreux prix et médailles. En 1853, il transforma son atelier viennois en la société « Gebrüder Thonet », au nom de ses cinq fils, tout en en conservant une direction solide entre ses mains.

Le succès: les usines
Chaise Thonet modèle n°14, la chaise du café viennois
Il améliora continuellement ses méthodes de production et ouvrit en 1856 une usine à Koritzchan, une petite ville en Moravie qui disposait d’un bon réseau ferroviaire. Située au cœur des hêtres fournissant le meilleur matériau pour la fabrication des chaises. Dans cette nouvelle usine, le bois n’était plus bouilli dans de la colle, mais courbé après une exposition de vapeur chaude de plusieurs heures. Ainsi, il réussit en 1859 à plier des rondins de bois massifs, ouvrant la voie à une production massive de meubles. À Koritschan, on développa aussi des modèles de chaises assemblées par des vis et exportées en pièces détachées destinées à être expédiées au consommateur.
En 1859, il fabriqua la chaise n° 14, également connue sous le nom de chaise du café viennois, qui devint l’exemple par excellence d’un produit industriel à succès: plus de 50 millions furent produites. Dans sa version la plus simple, cette chaise ne consistait qu’en 6 pièces de bois, six vis et deux écrous. Elle était ainsi extraordinairement légère et très bon marché. Lorsque le dernier brevet de Thonet arriva à expiration en 1869, la chaise n° 14 fut copié à l’infini par d’innombrables concurrents.
Chaise suspendue n°1, Brooklyn Museum, New York
En 1860, il fabriqua la chaise suspendue n° 1. Deux ans plus tard, elle fut présentée à l’Exposition universelle de Londres. Après l’usine de Koritschan, Michael Thonet ouvrit aussi des usines à Bistritz (1861), Groß-Ugrócz (1865) et Wsetin (1868), avec de nombreuses filiales dans des endroits où il y avait beaucoup de chênes. En ayant des usines dans différents pays, il évita aussi de payer des droits d’importation pour ses produits. Il finit par employer 6 000 travailleurs et fit bâtir autour de chaque usine une petite ville dotée d’équipements sociaux afin d’attirer la main-d’œuvre nécessaire. Il devint le plus grand fabricant de meubles jamais connu, et sa gamme ne comprenait pas seulement des chaises en bois courbé, mais aussi des tables, lits, jardinières, pupitres et portemanteaux, jusqu’aux raquettes de tennis. À leur apogée, les usines produisaient 4 000 meubles par jour.
Ses entreprises furent organisées de façon autarcique: il détenait les forêts de hêtre pour la matière première, les ateliers, les machines et les maisons de ses travailleurs, et finissait par posséder ses propres filiales pour la vente dans toutes les grandes villes européennes et aux États‑Unis. Il numérotait ses modèles et faisait imprimer des catalogues dans plusieurs langues avec les photos et les prix de chaque produit.
Après son décès, l’usine fut poursuivie par ses cinq fils, qui, en plus de leurs propres dessins, attirèrent des designers tels que Josef Hoffmann, Otto Wagner, Gustav Siegel et Adolf Loos.
À partir de 1930, l’usine se mit également à fabriquer des meubles en métal tubulaire, avec des créations de Mart Stam, Marcel Breuer, Le Corbusier, Ludwig Mies van der Rohe et Gerrit Rietveld."

Détails

Nombre de livres
1
Sujet
Art
Titre du livre
Das Haus Thonet
Auteur/ Illustrateur
Karl Mang
Condition
Très bon
Année de publication de l’ouvrage le plus ancien
1969
Hauteur
28 cm
Édition
1ère édition
Largeur
29 cm
Langue
Allemand
Langue originale
Oui
Nombre de pages
54
Vendu par
Pays-BasVérifié
1035
Objets vendus
100%
Particuliertop

Objets similaires

Pour vous

Antiquités et meubles classiques