Masque Ndeemba - Yaka - République démocratique du Congo

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Julien Gauthier
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Masque Ndeemba, masque Yaka originaire de République démocratique du Congo, Provenance Collection privée, hauteur 67 cm, largeur 1 cm, profondeur 1 cm, poids 1 g, en excellent état.

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Description fournie par le vendeur

Etude poussée de l'objet :
Spectaculaire masque relevant de l’univers plastique des Yaka, peuple établi principalement dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo, dans la région du Kwango. Par son architecture complexe, sa polychromie et l’extraordinaire déploiement de ses appendices, cette œuvre offre une remarquable illustration du goût Yaka pour les formes théâtrales, puissamment expressives, associées aux cérémonies d’initiation masculine.

Le visage, fortement stylisé, adopte ici une physionomie aviaire particulièrement saisissante. La face se resserre en une longue pointe évoquant un bec, tandis que deux grands yeux globuleux, enchâssés dans de profondes cavités ovales, confèrent à l’ensemble une présence presque hypnotique. Au-dessus, la tête est prolongée par une imposante superstructure faite de volumes coniques, de plateaux circulaires et de longues excroissances courbes qui donnent au masque une silhouette spectaculaire, immédiatement lisible lorsqu’il est porté en mouvement.

La décoration géométrique, associant tons terreux, noir, blanc et nuances bleutées, participe pleinement à son caractère cérémoniel. Chez les Yaka, la couleur et l’exagération des formes ne relèvent pas seulement de l’ornement : elles contribuent à transformer le porteur, à brouiller son identité individuelle et à faire apparaître une figure appartenant à un registre différent de celui de la vie quotidienne.

Ce type de masque doit être rapproché du vaste ensemble des mascarades liées au mukanda, institution initiatique destinée à accompagner le passage des garçons vers le statut d’homme adulte. Durant cette période de retrait de la communauté, les jeunes initiés recevaient un enseignement concernant notamment les règles sociales, les responsabilités de l’adulte, la maîtrise de soi et les comportements attendus au sein du groupe. Les cérémonies masquées intervenaient particulièrement lors des phases publiques marquant la fin de cette initiation et le retour des jeunes hommes au village.

Dans cet environnement rituel, les masques Yaka ne constituaient donc pas de simples objets destinés à être contemplés : ils étaient conçus pour être animés par la danse. Leur silhouette devait produire un effet visuel puissant sur l’assistance, chaque déplacement mettant en jeu les volumes, les projections et les contrastes de couleurs. Certaines catégories de masques, dont les kholuka ou mbala, occupaient une place particulièrement importante dans les manifestations finales de l’initiation et pouvaient signaler symboliquement l’achèvement du cycle initiatique.

La référence à l’oiseau, très lisible dans le traitement de cette pièce, participe à cette volonté de créer un être hybride, situé entre monde humain et monde animal. Des exemples conservés et documentés montrent effectivement l’existence, dans le contexte initiatique Yaka, de masques dont l’apparence évoque explicitement un oiseau. Ici, cette évocation est magnifiée par les immenses appendices recourbés qui encadrent le visage et par la construction ascendante de la coiffe, donnant à l’ensemble une verticalité et une tension exceptionnelles.

D’un point de vue plastique, l’œuvre frappe par l’équilibre obtenu entre symétrie frontale et fantaisie sculpturale. Le petit visage concentré dans la partie inférieure contraste avec l’ampleur spectaculaire de la coiffe. Les deux yeux sphériques attirent immédiatement le regard tandis que la succession de plans horizontaux et verticaux entraîne ensuite l’œil vers le sommet. Cette opposition entre visage condensé et expansion monumentale de la coiffure est caractéristique de la capacité des artistes Yaka à construire des masques dont l’impact tient autant à leur silhouette générale qu’au modelé du visage.

Avec son extraordinaire présence sculpturale, son vocabulaire zoomorphe et sa construction presque architecturale, ce masque constitue ainsi une très belle expression de l’imaginaire cérémoniel Yaka, dans lequel sculpture, couleur, mouvement, initiation et spectacle collectif formaient un tout indissociable.


Présentation de notre maison d’expertise

Basée en Belgique, notre maison d’expertise et de vente est spécialisée dans l’art africain et ethnographique. Vendeur de référence sur Catawiki depuis plus de 8 ans, nous bénéficions d’une réputation solide et d’un historique de plusieurs centaines de ventes avec un taux de satisfaction quasi de 100 %.

Nous accompagnons régulièrement liquidations, successions et dispersions de collections, en collaboration avec des particuliers et des familles en Belgique et dans les pays voisins. Notre approche se veut rigoureuse, transparente et accessible, avec des ventes souvent proposées sans prix de réserve.

Certaines pièces passées entre nos mains ont rejoint des collections privées internationales et, pour certaines, des institutions muséales.

Expédition assurée sous 24 h, avec emballage soigné, assurance et suivi (tracking).
Contact 7j/7 : nous restons disponibles pour toute question ou demande d’information complémentaire.

Etude poussée de l'objet :
Spectaculaire masque relevant de l’univers plastique des Yaka, peuple établi principalement dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo, dans la région du Kwango. Par son architecture complexe, sa polychromie et l’extraordinaire déploiement de ses appendices, cette œuvre offre une remarquable illustration du goût Yaka pour les formes théâtrales, puissamment expressives, associées aux cérémonies d’initiation masculine.

Le visage, fortement stylisé, adopte ici une physionomie aviaire particulièrement saisissante. La face se resserre en une longue pointe évoquant un bec, tandis que deux grands yeux globuleux, enchâssés dans de profondes cavités ovales, confèrent à l’ensemble une présence presque hypnotique. Au-dessus, la tête est prolongée par une imposante superstructure faite de volumes coniques, de plateaux circulaires et de longues excroissances courbes qui donnent au masque une silhouette spectaculaire, immédiatement lisible lorsqu’il est porté en mouvement.

La décoration géométrique, associant tons terreux, noir, blanc et nuances bleutées, participe pleinement à son caractère cérémoniel. Chez les Yaka, la couleur et l’exagération des formes ne relèvent pas seulement de l’ornement : elles contribuent à transformer le porteur, à brouiller son identité individuelle et à faire apparaître une figure appartenant à un registre différent de celui de la vie quotidienne.

Ce type de masque doit être rapproché du vaste ensemble des mascarades liées au mukanda, institution initiatique destinée à accompagner le passage des garçons vers le statut d’homme adulte. Durant cette période de retrait de la communauté, les jeunes initiés recevaient un enseignement concernant notamment les règles sociales, les responsabilités de l’adulte, la maîtrise de soi et les comportements attendus au sein du groupe. Les cérémonies masquées intervenaient particulièrement lors des phases publiques marquant la fin de cette initiation et le retour des jeunes hommes au village.

Dans cet environnement rituel, les masques Yaka ne constituaient donc pas de simples objets destinés à être contemplés : ils étaient conçus pour être animés par la danse. Leur silhouette devait produire un effet visuel puissant sur l’assistance, chaque déplacement mettant en jeu les volumes, les projections et les contrastes de couleurs. Certaines catégories de masques, dont les kholuka ou mbala, occupaient une place particulièrement importante dans les manifestations finales de l’initiation et pouvaient signaler symboliquement l’achèvement du cycle initiatique.

La référence à l’oiseau, très lisible dans le traitement de cette pièce, participe à cette volonté de créer un être hybride, situé entre monde humain et monde animal. Des exemples conservés et documentés montrent effectivement l’existence, dans le contexte initiatique Yaka, de masques dont l’apparence évoque explicitement un oiseau. Ici, cette évocation est magnifiée par les immenses appendices recourbés qui encadrent le visage et par la construction ascendante de la coiffe, donnant à l’ensemble une verticalité et une tension exceptionnelles.

D’un point de vue plastique, l’œuvre frappe par l’équilibre obtenu entre symétrie frontale et fantaisie sculpturale. Le petit visage concentré dans la partie inférieure contraste avec l’ampleur spectaculaire de la coiffe. Les deux yeux sphériques attirent immédiatement le regard tandis que la succession de plans horizontaux et verticaux entraîne ensuite l’œil vers le sommet. Cette opposition entre visage condensé et expansion monumentale de la coiffure est caractéristique de la capacité des artistes Yaka à construire des masques dont l’impact tient autant à leur silhouette générale qu’au modelé du visage.

Avec son extraordinaire présence sculpturale, son vocabulaire zoomorphe et sa construction presque architecturale, ce masque constitue ainsi une très belle expression de l’imaginaire cérémoniel Yaka, dans lequel sculpture, couleur, mouvement, initiation et spectacle collectif formaient un tout indissociable.


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Certaines pièces passées entre nos mains ont rejoint des collections privées internationales et, pour certaines, des institutions muséales.

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Détails

Nom de l’objet indigène
Ndeemba mask
Ethnie / culture
Yaka
Pays d’origine
République démocratique du Congo
Sold with stand
Non
État
Excellent état
Hauteur
67 cm
Largeur
1 cm
Profondeur
1 cm
Poids
1 g
Provenance
Collection privée
BelgiqueVérifié
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Objets vendus
96,21%
Particulier

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