Adolf Luther (1912-1990) - Hohlspiegelobjekt (Concave mirror object)





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Description fournie par le vendeur
Adolf Luther (1912 – 1990) : 4 R 600
signé et daté Luther 68 et numéroté 13 (au verso)
quatre miroirs concaves carrés montés sur une plaque miroir carrée sur panneau en bois, dans une boîte à couverture en plexiglas
25 par 25 par 7,5 cm.
9⅞ par 9⅞ par 3 po
Réalisation en 1968.
Provenance
Galerie Denise René & Hans Mayer, Düsseldorf
Maison de vente allemande
Kunstkontor Basel
Un exemple précoce et caractéristique des œuvres à miroirs concaves de Luther, le groupe qui définit sa contribution mûre à l’art de la lumière.
Le format intime concentre l’effet optique dans un seul champ de vision immédiat.
Signé, daté et titré par l’artiste au verso.
Conçue en 1968, année où Luther a consolidé son travail avec des miroirs concaves et convexes en un corpus indépendant, 4 R 600 tire son titre de sa spécification optique propre : quatre miroirs, chacun polissé selon un rayon de 600 millimètres. L’indication est délibérément non littéraire. Luther considérait ces objets moins comme des sculptures que comme des instruments — des dispositifs calibrés pour faire de la lumière elle-même le sujet.
Quatre miroirs concaves carrés sont montés sur une plaque miroir plate et scellés sous une couverture en plexiglas transparent. L’image incidente est captée, inversée et projetée vers l’avant dans la pièce, où elle apparaît comme une présence immatérielle devant l’objet plutôt qu’au sein de lui. Le spectateur n’est pas placé devant une image mais dans son champ optique, et tout mouvement réorganise l’ensemble de la configuration. Ce que l’œuvre délivre, ce ne sont pas une image mais les conditions dans lesquelles une image se produit.
Luther, juriste de formation devenu autodidacte et ayant exposé avec ZERO à partir de 1962, est arrivé à cette position par le verre : pour lui, la lumière était le seul médium véritablement immatériel disponible pour succéder à la peinture. Les objets à miroir concave prolongent cette logique jusqu’à son aboutissement — l’objet recule, le phénomène demeure. Dans les petits formats de 1968, cet argument est formulé avec une économie inhabituelle, et c’est précisément leur compression qui les place parmi les déclarations les plus lisibles de son programme.
État : patiné avec de fines rayures, légère oxydation sur les bords du miroir (typique des œuvres de Luther) et signes d’usage, ensemble en bon état.
Les photos font partie de la description de l’état.
À propos du vendeur
Adolf Luther (1912 – 1990) : 4 R 600
signé et daté Luther 68 et numéroté 13 (au verso)
quatre miroirs concaves carrés montés sur une plaque miroir carrée sur panneau en bois, dans une boîte à couverture en plexiglas
25 par 25 par 7,5 cm.
9⅞ par 9⅞ par 3 po
Réalisation en 1968.
Provenance
Galerie Denise René & Hans Mayer, Düsseldorf
Maison de vente allemande
Kunstkontor Basel
Un exemple précoce et caractéristique des œuvres à miroirs concaves de Luther, le groupe qui définit sa contribution mûre à l’art de la lumière.
Le format intime concentre l’effet optique dans un seul champ de vision immédiat.
Signé, daté et titré par l’artiste au verso.
Conçue en 1968, année où Luther a consolidé son travail avec des miroirs concaves et convexes en un corpus indépendant, 4 R 600 tire son titre de sa spécification optique propre : quatre miroirs, chacun polissé selon un rayon de 600 millimètres. L’indication est délibérément non littéraire. Luther considérait ces objets moins comme des sculptures que comme des instruments — des dispositifs calibrés pour faire de la lumière elle-même le sujet.
Quatre miroirs concaves carrés sont montés sur une plaque miroir plate et scellés sous une couverture en plexiglas transparent. L’image incidente est captée, inversée et projetée vers l’avant dans la pièce, où elle apparaît comme une présence immatérielle devant l’objet plutôt qu’au sein de lui. Le spectateur n’est pas placé devant une image mais dans son champ optique, et tout mouvement réorganise l’ensemble de la configuration. Ce que l’œuvre délivre, ce ne sont pas une image mais les conditions dans lesquelles une image se produit.
Luther, juriste de formation devenu autodidacte et ayant exposé avec ZERO à partir de 1962, est arrivé à cette position par le verre : pour lui, la lumière était le seul médium véritablement immatériel disponible pour succéder à la peinture. Les objets à miroir concave prolongent cette logique jusqu’à son aboutissement — l’objet recule, le phénomène demeure. Dans les petits formats de 1968, cet argument est formulé avec une économie inhabituelle, et c’est précisément leur compression qui les place parmi les déclarations les plus lisibles de son programme.
État : patiné avec de fines rayures, légère oxydation sur les bords du miroir (typique des œuvres de Luther) et signes d’usage, ensemble en bon état.
Les photos font partie de la description de l’état.

