Araki Nobuyoshi - Yoishirete / Drunkenly Soaked - 1987

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Felipe Abreu
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Description fournie par le vendeur

Nobuyoshi Araki’s Yoishirete est un livre de photographies profondément intime, provocant et émotionnellement nuancé qui reflète la signature de l’artiste—un mélange d’érotisme, de mélancolie et de narration diariste. Connu pour repousser les frontières de la photographie, Araki utilise cette œuvre pour explorer les intersections fragiles entre désir, mémoire et mortalité.

Au cœur, *Yoishirete* (qui peut se traduire librement par « ivrement imbibé » ou « imprégné d’alcool ») ressemble à un flux de conscience visuel. La mise en page des images est intentionnellement lâche et poétique plutôt que linéaire, permettant au spectateur de dériver à travers des moments qui oscillent entre tendresse et exposition brute. Araki ne se contente pas de documenter ses sujets ; il les immerge — et nous avec eux — dans une atmosphère où vulnérabilité émotionnelle et physicalité coexistent.

Un thème récurrent du livre est la tension entre intimité et distance. Bon nombre des photographies dépeignent des femmes dans des contextes privés, souvent érotiques, et pourtant il se dégage une solitude indiscernable qui imprègne les images. Plutôt que de présenter un érotisme simple, Araki le complique avec une mélancolie discrète, suggérant que le désir n’est jamais totalement séparé de la solitude ou de la perte.

Le langage esthétique de *Yoishirete* est indiscutablement celui d’Araki. Son usage du noir et blanc à haut contraste, combiné à des éclats de couleur occasionnels, crée un rythme qui paraît à la fois chaotique et délibéré. Le grain, le cadrage et la spontanéité donnent l’impression d’une immédiateté — comme si ces instants avaient été capturés d’une manière éphémère, presque accidentelle — et pourtant la précision émotionnelle qui les sous-tend est indéniable.

Ce qui rend ce livre particulièrement captivant, c’est son courant autobiographique. Le travail d’Araki brouille souvent la frontière entre journal personnel et expression artistique, et *Yoishirete* n’en fait pas exception. On a le sentiment que les images sont des fragments d’expérience vécue, façonnées par les obsessions, les relations et le chagrin du photographe. Cela confère au livre un ton confessionnel, comme si le spectateur avait accès à quelque chose de privé et non résolu.

En même temps, *Yoishirete* peut être saisissant, voire dérangeant. Le traitement du corps féminin par Araki a longtemps été sujet à controverse, et cette œuvre n’y échappe pas. Certains spectateurs peuvent trouver l’imagerie objectivante, tandis que d’autres l’interprètent comme une exploration du pouvoir, de la vulnérabilité et des aspects performatifs de l’intimité. Cette ambiguïté est au cœur de l’impact du livre : il résiste à une catégorisation facile ou à une clarté morale.

Le rythme du photobook contribue fortement à son effet émotionnel. Des images calmes, presque méditatives, se juxtaposent à des scènes plus explicites ou intenses, créant une dynamique d’aller-retour qui maintient l’attention du spectateur. Ce rythme reflète l’imprévisibilité de l’émotion humaine, où des instants de calme peuvent rapidement céder à l’intensité.

En fin de compte, *Yoishirete* ne vise pas à donner des réponses mais à évoquer un état de ressenti. Il invite le spectateur à s’asseoir avec l’inconfort, la beauté et la contradiction, tout à la fois. Le travail d’Araki ne cherche pas à résoudre ces tensions ; au contraire, il les amplifie, transformant l’acte de regarder en une expérience profondément personnelle et parfois déroutante.

Pour ceux qui connaissent l’ensemble de l’œuvre d’Araki, *Yoishirete* ressemble à une continuité de son exploration tout au long de sa vie de l’amour, du sexe et de la mort — des thèmes indissociables de son univers artistique. Pour les nouveaux venus, il constitue une introduction puissante, bien que intense, à l’une des figures les plus polarisantes de la photographie.

En fin de compte, *Yoishirete* se dresse comme un témoignage de la capacité d’Araki à transformer le quotidien et l’intime en quelque chose de poétiquement hanté. Ce n’est pas un livre facile, et il n’a pas vocation à l’être. Mais pour ceux qui souhaitent s’attaquer à sa complexité, il offre un aperçu profondément touchant des profondeurs de l’expérience humaine.

À propos du vendeur

Dartbooks est une librairie spécialisée de photographie basée à Barcelone, dédiée aux photobooks, éditions rares et épuisées, et publications historiquement significatives. Avec un fort accent sur la photographie japonaise, Dartbooks a été fondée pour assurer la continuité d’un domaine qui exige profondeur, expertise et une sélection soignée. La librairie a été créée après la fermeture de Kowasa, référence emblématique pour les livres de photographie en Espagne. Sa disparition a laissé un vide manifeste pour les photographes, les collectionneurs et les institutions qui avaient besoin d’un espace avec une approche sérieuse et experte du photobook. Dartbooks est apparue en réponse à ce besoin, non comme un remplacement, mais comme une partie de l’évolution naturelle d’un écosystème culturel. Dartbooks opère avec une mentality curatoriale, façonnée par un engagement à long terme envers la photographie et la collecte de livres. Le projet fonctionne comme une plateforme de chasse aux livres pour les collectionneurs, professionnels et bibliothèques du monde entier, et apporte également un soutien consultatif à d’autres librairies cherchant à développer des collections de photographie cohérentes et spécialisées. Le catalogue comprend des publications récentes, des titres rares et épuisés, des monographies, des rétrospectives, des œuvres auto-éditées, des copies signées et des éditions produites directement par les photographes via leurs propres imprints. La sélection reflète un engagement soutenu envers la photographie comme forme de narration visuelle, où les images construisent le sens au-delà du texte. Bien que rooted dans le quartier Gràcia de Barcelone, Dartbooks s’adresse à un public international. Sa communauté inclut des collectionneurs, des professionnels et des institutions de France, du Royaume-Uni, du Japon et au-delà, tant à travers l’espace physique que la plateforme en ligne. Dartbooks comprend le photobook non pas comme un simple objet de consommation, mais comme un artefact culturel qui documente des pratiques artistiques, des contextes historiques et des visions personnelles. La librairie fonctionne simultanément comme un lieu de découverte, une archive en croissance constante, et un point de connexion entre photographes, éditeurs et lecteurs.
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Nobuyoshi Araki’s Yoishirete est un livre de photographies profondément intime, provocant et émotionnellement nuancé qui reflète la signature de l’artiste—un mélange d’érotisme, de mélancolie et de narration diariste. Connu pour repousser les frontières de la photographie, Araki utilise cette œuvre pour explorer les intersections fragiles entre désir, mémoire et mortalité.

Au cœur, *Yoishirete* (qui peut se traduire librement par « ivrement imbibé » ou « imprégné d’alcool ») ressemble à un flux de conscience visuel. La mise en page des images est intentionnellement lâche et poétique plutôt que linéaire, permettant au spectateur de dériver à travers des moments qui oscillent entre tendresse et exposition brute. Araki ne se contente pas de documenter ses sujets ; il les immerge — et nous avec eux — dans une atmosphère où vulnérabilité émotionnelle et physicalité coexistent.

Un thème récurrent du livre est la tension entre intimité et distance. Bon nombre des photographies dépeignent des femmes dans des contextes privés, souvent érotiques, et pourtant il se dégage une solitude indiscernable qui imprègne les images. Plutôt que de présenter un érotisme simple, Araki le complique avec une mélancolie discrète, suggérant que le désir n’est jamais totalement séparé de la solitude ou de la perte.

Le langage esthétique de *Yoishirete* est indiscutablement celui d’Araki. Son usage du noir et blanc à haut contraste, combiné à des éclats de couleur occasionnels, crée un rythme qui paraît à la fois chaotique et délibéré. Le grain, le cadrage et la spontanéité donnent l’impression d’une immédiateté — comme si ces instants avaient été capturés d’une manière éphémère, presque accidentelle — et pourtant la précision émotionnelle qui les sous-tend est indéniable.

Ce qui rend ce livre particulièrement captivant, c’est son courant autobiographique. Le travail d’Araki brouille souvent la frontière entre journal personnel et expression artistique, et *Yoishirete* n’en fait pas exception. On a le sentiment que les images sont des fragments d’expérience vécue, façonnées par les obsessions, les relations et le chagrin du photographe. Cela confère au livre un ton confessionnel, comme si le spectateur avait accès à quelque chose de privé et non résolu.

En même temps, *Yoishirete* peut être saisissant, voire dérangeant. Le traitement du corps féminin par Araki a longtemps été sujet à controverse, et cette œuvre n’y échappe pas. Certains spectateurs peuvent trouver l’imagerie objectivante, tandis que d’autres l’interprètent comme une exploration du pouvoir, de la vulnérabilité et des aspects performatifs de l’intimité. Cette ambiguïté est au cœur de l’impact du livre : il résiste à une catégorisation facile ou à une clarté morale.

Le rythme du photobook contribue fortement à son effet émotionnel. Des images calmes, presque méditatives, se juxtaposent à des scènes plus explicites ou intenses, créant une dynamique d’aller-retour qui maintient l’attention du spectateur. Ce rythme reflète l’imprévisibilité de l’émotion humaine, où des instants de calme peuvent rapidement céder à l’intensité.

En fin de compte, *Yoishirete* ne vise pas à donner des réponses mais à évoquer un état de ressenti. Il invite le spectateur à s’asseoir avec l’inconfort, la beauté et la contradiction, tout à la fois. Le travail d’Araki ne cherche pas à résoudre ces tensions ; au contraire, il les amplifie, transformant l’acte de regarder en une expérience profondément personnelle et parfois déroutante.

Pour ceux qui connaissent l’ensemble de l’œuvre d’Araki, *Yoishirete* ressemble à une continuité de son exploration tout au long de sa vie de l’amour, du sexe et de la mort — des thèmes indissociables de son univers artistique. Pour les nouveaux venus, il constitue une introduction puissante, bien que intense, à l’une des figures les plus polarisantes de la photographie.

En fin de compte, *Yoishirete* se dresse comme un témoignage de la capacité d’Araki à transformer le quotidien et l’intime en quelque chose de poétiquement hanté. Ce n’est pas un livre facile, et il n’a pas vocation à l’être. Mais pour ceux qui souhaitent s’attaquer à sa complexité, il offre un aperçu profondément touchant des profondeurs de l’expérience humaine.

À propos du vendeur

Dartbooks est une librairie spécialisée de photographie basée à Barcelone, dédiée aux photobooks, éditions rares et épuisées, et publications historiquement significatives. Avec un fort accent sur la photographie japonaise, Dartbooks a été fondée pour assurer la continuité d’un domaine qui exige profondeur, expertise et une sélection soignée. La librairie a été créée après la fermeture de Kowasa, référence emblématique pour les livres de photographie en Espagne. Sa disparition a laissé un vide manifeste pour les photographes, les collectionneurs et les institutions qui avaient besoin d’un espace avec une approche sérieuse et experte du photobook. Dartbooks est apparue en réponse à ce besoin, non comme un remplacement, mais comme une partie de l’évolution naturelle d’un écosystème culturel. Dartbooks opère avec une mentality curatoriale, façonnée par un engagement à long terme envers la photographie et la collecte de livres. Le projet fonctionne comme une plateforme de chasse aux livres pour les collectionneurs, professionnels et bibliothèques du monde entier, et apporte également un soutien consultatif à d’autres librairies cherchant à développer des collections de photographie cohérentes et spécialisées. Le catalogue comprend des publications récentes, des titres rares et épuisés, des monographies, des rétrospectives, des œuvres auto-éditées, des copies signées et des éditions produites directement par les photographes via leurs propres imprints. La sélection reflète un engagement soutenu envers la photographie comme forme de narration visuelle, où les images construisent le sens au-delà du texte. Bien que rooted dans le quartier Gràcia de Barcelone, Dartbooks s’adresse à un public international. Sa communauté inclut des collectionneurs, des professionnels et des institutions de France, du Royaume-Uni, du Japon et au-delà, tant à travers l’espace physique que la plateforme en ligne. Dartbooks comprend le photobook non pas comme un simple objet de consommation, mais comme un artefact culturel qui documente des pratiques artistiques, des contextes historiques et des visions personnelles. La librairie fonctionne simultanément comme un lieu de découverte, une archive en croissance constante, et un point de connexion entre photographes, éditeurs et lecteurs.
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Détails

Nombre de livres
1
Sujet
Photographie
Titre du livre
Yoishirete / Drunkenly Soaked
Auteur/ Illustrateur
Araki Nobuyoshi
Condition
Très bon
Année de publication de l’ouvrage le plus ancien
1987
Édition
1ère édition
Langue
Japonais(e)
Langue originale
Oui
Éditeur
Byakuya Shobo
Reliure
Couverture souple
Nombre de pages
20
Vendu par
EspagneVérifié
669
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