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Titulaire d'un diplôme de troisième cycle en études africaines et 15 ans d'expérience en art africain.
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Autel portable en bronze fon, 25 × 28 × 28 cm, livré avec socle, original, provenance Jean-Michel Huguenin, Paris.
Description fournie par le vendeur
Cet autel portatif a été commandé en mémoire d'une personnalité éminente et installé dans la maison-du‑sanctuaire familial (asenho). Considéré comme un lieu où les vivants peuvent parler aux morts et interagir avec eux, un asen nécessitait des offrandes rituelles régulières pour en conserver l’efficacité. Des récits oraux situent cette tradition au règne du roi Agaja (r. 1718–40), qui aurait adapté cet usage au tribunal d’un adversaire vaincu. Les premiers asen documentés ont été créés pour la classe dirigeante du Dahomey au milieu et à la fin du XIXe siècle. À mesure que les marchands Fon amassaient richesse et influence politique, la ville portuaire de Ouidah devint un centre secondaire pour le patronage des asen soutenus par une élite en expansion.
Le tableau présenté au sommet de cet asen mêle des références visuelles et verbales à la vie d’un membre de la famille décédé. Le succès d’un asen se Mesurait à la maîtrise par son auteur à la fois de la langue fon et du travail du métal. Les formes qui composent ce poème de louange renvoient à la pensée philosophique et aux pratiques spirituelles. Une chaise courbée indique que la personne pourrait avoir été un chef ou un prêtre. Un coq et une poule, animaux couramment sacrifiés en l’honneur des ancêtres, évoquent un équilibre idéal entre attributs masculins et féminins ainsi que le début et la fin de chaque jour. Le calebassier (gourde) proéminent, utilisé comme réceptacle lors des rites liés à l’asen qui honorent et prennent soin du défunt, représente un schéma d’unité cosmique. Les quatre spirales formant la base du calebassier renvoient aux quatre points cardinaux de l’univers, à la cyclicité de la vie et de la mort, et au dieu serpent Dangbe Ayido Hwedo. Les pendants Togbe sous forme de crucifix reflètent les échanges avec le monde chrétien et les pratiques dévotionnelles locales.
Provenance : Jean-Michel Huguenin, Paris
À propos du vendeur
Cet autel portatif a été commandé en mémoire d'une personnalité éminente et installé dans la maison-du‑sanctuaire familial (asenho). Considéré comme un lieu où les vivants peuvent parler aux morts et interagir avec eux, un asen nécessitait des offrandes rituelles régulières pour en conserver l’efficacité. Des récits oraux situent cette tradition au règne du roi Agaja (r. 1718–40), qui aurait adapté cet usage au tribunal d’un adversaire vaincu. Les premiers asen documentés ont été créés pour la classe dirigeante du Dahomey au milieu et à la fin du XIXe siècle. À mesure que les marchands Fon amassaient richesse et influence politique, la ville portuaire de Ouidah devint un centre secondaire pour le patronage des asen soutenus par une élite en expansion.
Le tableau présenté au sommet de cet asen mêle des références visuelles et verbales à la vie d’un membre de la famille décédé. Le succès d’un asen se Mesurait à la maîtrise par son auteur à la fois de la langue fon et du travail du métal. Les formes qui composent ce poème de louange renvoient à la pensée philosophique et aux pratiques spirituelles. Une chaise courbée indique que la personne pourrait avoir été un chef ou un prêtre. Un coq et une poule, animaux couramment sacrifiés en l’honneur des ancêtres, évoquent un équilibre idéal entre attributs masculins et féminins ainsi que le début et la fin de chaque jour. Le calebassier (gourde) proéminent, utilisé comme réceptacle lors des rites liés à l’asen qui honorent et prennent soin du défunt, représente un schéma d’unité cosmique. Les quatre spirales formant la base du calebassier renvoient aux quatre points cardinaux de l’univers, à la cyclicité de la vie et de la mort, et au dieu serpent Dangbe Ayido Hwedo. Les pendants Togbe sous forme de crucifix reflètent les échanges avec le monde chrétien et les pratiques dévotionnelles locales.
Provenance : Jean-Michel Huguenin, Paris
