Tristan DeLacour - Miroir mural - Bois de pin, Chêne

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Edouard Culot
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Œuvre sculpturale de Tristan DeLacour réalisée à partir d’un miroir ancien du XIXe siècle (style Louis‑Philippe), associant bois et acier avec des éléments brûlés, perforés et soudés, France, 128 × 97 cm (int. 101 × 65 cm), poids 22 kg, teinte Argent et Noir, bon état avec traces d’usure liées à l’âge.

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Description fournie par le vendeur

Miroir Blessé;

Œuvre sculpturale sur miroir ancien
Œuvre d'art sculpturale réalisée à partir d'un miroir ancien du XIXe siècle, dont la forme et les proportions s'inscrivent dans l'héritage des miroirs de style Louis-Philippe.
Le miroir d'origine a été utilisé comme support d'une transformation artistique complète, à la frontière entre sculpture, art contemporain et mobilier fonctionnel.
L'œuvre conserve sa fonction première : le miroir demeure utilisable et permet toujours de se regarder. Mais son cadre a été volontairement agressé, brûlé, percé, arraché et augmenté de différents éléments afin d'en modifier radicalement la lecture.

Un miroir « blessé »
Le principe de l'œuvre repose sur une idée simple : blesser l'objet qui renvoie notre propre image.
Le cadre porte physiquement les traces de cette intervention. Certaines parties du bois ont été profondément calcinées, d'autres seulement exposées à la flamme afin d'obtenir différentes nuances de noir et différentes textures.
La carbonisation fait apparaître par endroits une surface craquelée évoquant presque le cuir, tandis que les moulures et les imperfections du miroir ancien demeurent visibles.
Le bois brûlé a ensuite été stabilisé, afin de conserver visuellement les effets de la carbonisation tout en limitant les dépôts de suie et les traces noires lors de la manipulation.
Des clous, du fil barbelé, des fragments de lames de scie et différents éléments métalliques viennent pénétrer ou contraindre le cadre.
Ces matériaux empruntent directement au vocabulaire visuel punk et industriel : détournement, violence faite à l'objet, métal apparent, bricolage revendiqué et refus d'une finition trop parfaite.

À ce registre punk répond une dimension plus gothique, notamment par la présence de bougies, de cire, des noirs profonds et de l'aspect presque funéraire de la composition.
Des interventions évoquant le sang et les blessures complètent ce vocabulaire.
Le reflet comme partie intégrante de l'œuvre
La violence exercée sur le cadre n'est pas seulement décorative.
Le miroir est un objet intimement lié à celui qui l'observe.
Contrairement à une sculpture traditionnelle que l'on regarde de l'extérieur, le spectateur apparaît lui-même à l'intérieur de l'œuvre dès qu'il s'en approche.
Le cadre a été blessé, mais c'est notre propre reflet qu'il contient.
Les brûlures, perforations, arrachements et cicatrices qui entourent la glace deviennent alors symboliquement celles de la personne qui s'y regarde.
L'œuvre peut ainsi être comprise comme une représentation de la manière dont les blessures, les accidents et les expériences vécues s'accumulent autour de l'identité sans nécessairement la détruire.
Le miroir continue de remplir sa fonction malgré les interventions qu'il a subies.
Cette permanence est essentielle à la composition : l'objet est abîmé, transformé et marqué, mais il continue à renvoyer une image.
Une coulure sombre volontairement conservée sur la glace participe également à cette intervention et ne doit pas être considérée comme un défaut ou une détérioration accidentelle.

Une œuvre entre art et mobilier
Cette pièce est pensée comme une œuvre d'art à part entière, mais conserve volontairement son caractère de mobilier. Elle peut être accrochée et utilisée comme un miroir tout en fonctionnant, par sa présence et ses matériaux, comme une importante composition sculpturale murale.
Le contraste entre le miroir ancien, associé traditionnellement à l'élégance d'un intérieur bourgeois du XIXe siècle, et les interventions contemporaines — feu, métal, clous, barbelés, lames et cire — constitue une partie fondamentale de l'œuvre.
L'objectif n'était donc pas de restaurer le miroir, ni d'effacer son âge ou ses imperfections, mais au contraire d'utiliser son histoire, ses marques et sa matière comme point de départ d'une nouvelle œuvre.
Les irrégularités, brûlures, craquelures, perforations, traces de cire et interventions visibles sur le cadre font partie intégrante de la composition artistique et sont volontairement conservées.

Miroir Blessé;

Œuvre sculpturale sur miroir ancien
Œuvre d'art sculpturale réalisée à partir d'un miroir ancien du XIXe siècle, dont la forme et les proportions s'inscrivent dans l'héritage des miroirs de style Louis-Philippe.
Le miroir d'origine a été utilisé comme support d'une transformation artistique complète, à la frontière entre sculpture, art contemporain et mobilier fonctionnel.
L'œuvre conserve sa fonction première : le miroir demeure utilisable et permet toujours de se regarder. Mais son cadre a été volontairement agressé, brûlé, percé, arraché et augmenté de différents éléments afin d'en modifier radicalement la lecture.

Un miroir « blessé »
Le principe de l'œuvre repose sur une idée simple : blesser l'objet qui renvoie notre propre image.
Le cadre porte physiquement les traces de cette intervention. Certaines parties du bois ont été profondément calcinées, d'autres seulement exposées à la flamme afin d'obtenir différentes nuances de noir et différentes textures.
La carbonisation fait apparaître par endroits une surface craquelée évoquant presque le cuir, tandis que les moulures et les imperfections du miroir ancien demeurent visibles.
Le bois brûlé a ensuite été stabilisé, afin de conserver visuellement les effets de la carbonisation tout en limitant les dépôts de suie et les traces noires lors de la manipulation.
Des clous, du fil barbelé, des fragments de lames de scie et différents éléments métalliques viennent pénétrer ou contraindre le cadre.
Ces matériaux empruntent directement au vocabulaire visuel punk et industriel : détournement, violence faite à l'objet, métal apparent, bricolage revendiqué et refus d'une finition trop parfaite.

À ce registre punk répond une dimension plus gothique, notamment par la présence de bougies, de cire, des noirs profonds et de l'aspect presque funéraire de la composition.
Des interventions évoquant le sang et les blessures complètent ce vocabulaire.
Le reflet comme partie intégrante de l'œuvre
La violence exercée sur le cadre n'est pas seulement décorative.
Le miroir est un objet intimement lié à celui qui l'observe.
Contrairement à une sculpture traditionnelle que l'on regarde de l'extérieur, le spectateur apparaît lui-même à l'intérieur de l'œuvre dès qu'il s'en approche.
Le cadre a été blessé, mais c'est notre propre reflet qu'il contient.
Les brûlures, perforations, arrachements et cicatrices qui entourent la glace deviennent alors symboliquement celles de la personne qui s'y regarde.
L'œuvre peut ainsi être comprise comme une représentation de la manière dont les blessures, les accidents et les expériences vécues s'accumulent autour de l'identité sans nécessairement la détruire.
Le miroir continue de remplir sa fonction malgré les interventions qu'il a subies.
Cette permanence est essentielle à la composition : l'objet est abîmé, transformé et marqué, mais il continue à renvoyer une image.
Une coulure sombre volontairement conservée sur la glace participe également à cette intervention et ne doit pas être considérée comme un défaut ou une détérioration accidentelle.

Une œuvre entre art et mobilier
Cette pièce est pensée comme une œuvre d'art à part entière, mais conserve volontairement son caractère de mobilier. Elle peut être accrochée et utilisée comme un miroir tout en fonctionnant, par sa présence et ses matériaux, comme une importante composition sculpturale murale.
Le contraste entre le miroir ancien, associé traditionnellement à l'élégance d'un intérieur bourgeois du XIXe siècle, et les interventions contemporaines — feu, métal, clous, barbelés, lames et cire — constitue une partie fondamentale de l'œuvre.
L'objectif n'était donc pas de restaurer le miroir, ni d'effacer son âge ou ses imperfections, mais au contraire d'utiliser son histoire, ses marques et sa matière comme point de départ d'une nouvelle œuvre.
Les irrégularités, brûlures, craquelures, perforations, traces de cire et interventions visibles sur le cadre font partie intégrante de la composition artistique et sont volontairement conservées.

Détails

Époque
1400-1900
Poids
22 kg
Type de bois
Bois de pin, Chêne
Pays d’origine
France
Designer/artiste/créateur
Tristan DeLacour
Matériau
Acier, Bois
Couleur
Argent, Noir
Condition
Bon état - quelques usures et tâches dues à l’âge
Hauteur externe
128 cm
Largeur externe
97 cm
Hauteur interne
101 cm
Largeur interne
65 cm
Profondeur
10 cm
Période estimée
1850-1900
FranceVérifié
1
Objet vendu
Particulier

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