Une sculpture en terre cuite - Djenne - Mali






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Une sculpture en terre cuite Djeno (Djenné), région de Youwarou, Mali.
Cette figure en terre cuite de Djenné‑Jeno, dans le delta intérieur du Niger au Mali, se distingue par une représentation volontairement frontale et compacte du corps humain, dont la masse du torse domine une anatomie fortement stylisée : la tête, presque sphérique et légèrement inclinée vers l’arrière, présente un visage dont les traits sont réduits à quelques formes essentielles — yeux étroits en amande, nez court et triangulaire, bouche horizontale avec des lèvres épaisses — conférant à l’expression une réserve intérieure calme et distante ; les bras, exceptionnellement longs et puissants, s’étendent le long du corps de chaque côté avant de se plier vers l’avant, tandis que le modelage accentue les épaules et les articulations par de nombreux reliefs circulaires appliqués, répartis uniformément sur le torse, le dos et les membres. Ces points rehaussés, parfois présentant une indentation centrale, constituent l’un des éléments sculpturaux les plus remarquables de l’œuvre : leur fonction exacte ne peut être déterminée par l’observation seule, mais ils pourraient représenter des ornements corporels, des scarifications, des amulettes ou, plus largement, des symboles contribuant à la construction sociale et rituelle de l’individu représenté. La poitrine féminine clairement dessinée, associée au grand pendentif en forme de disque placé au centre du torse et aux rangées de motifs incisés en forme de V évoquant plusieurs colliers, souligne l’importance accordée à l’ornement et à l’identité corporelle ; cela semble relever moins d’un portrait individuel que d’une représentation socialement significative, évoquant probablement le statut, la fertilité, la protection ou l’appartenance. L’argile, allant de l’ocre rougeâtre à l’orange, conserve une surface mate, poudrée et irrégulièrement érodée, avec fissures, évents et variations chromatiques qui révèlent à la fois la technique de modélisation — probablement complétée par des éléments appliqués — et l’histoire matérielle de l’objet. D’un point de vue anthropologique, cette sculpture s’inscrit ainsi dans un ensemble de traditions anciennes de terres cuites de la région du Moyen Niger, où le corps humain sert de moyen premier pour des symboles — bijoux, reliefs, postures et proportions — dont la combinaison exprime non pas tant une représentation naturaliste qu’une véritable codification visuelle de l’individu et de sa place dans l’ordre social, ancestral et rituel.
Les figures en terre cuite de Djenné sont des œuvres sculpturales réalisées dans la région du delta intérieur du Niger, dans ce qui est aujourd’hui le Mali, principalement entre le XIe et le XVIe siècle après J.-C. Elles sont associées au site archéologique de Djenné‑Jeno (également Djenne‑Jeno), qui fut l’un des premiers centres urbains d’Afrique de l’Ouest sub‑ saharienne et est important pour comprendre l’essor de la complexité sociale dans cette région. Les figures sont souvent humaines, mais parfois aussi zoomorphes ou mythologiques dans leur sujet. Leur fonction demeure non définitivement établie, bien que des rôles rituels, ancestraux, protecteurs ou symboliques soient couramment proposés par les chercheurs.
Sur le plan structurel, les terre‑cuites de Djenné sont faites d’argile (terracotta) et cuites, généralement dans des fours ouverts ou des fosses. Les corps sont fréquemment allongés, avec des épaules carrées ou largement plates, des membres stylisés plutôt que pleinement anatomiquement naturalistes. Les visages présentent souvent des yeux en amande, des nez et bouches prononcés, et de grandes oreilles. Des ornements tels que scarifications, pastilles surélevées (petits nodules), décor incisé (motifs linéaires, motifs géométriques) ou marques ponctuées peuvent apparaître sur la surface. Certaines figures sont assises, à genoux, debout, ou en postures de génuflexion. Certaines sont assez petites (environ 10–15 cm), d’autres atteignent 30–50 cm ou plus de hauteur. Un certain nombre présentent des protubérances ou excroissances sur les surfaces cutanées, interprétées de diverses manières (comme décoratives, rituelles ou éventuellement dans certains cas reflétant une maladie physique ou une maladie symbolique).
En termes de style, il existe à la fois des variations et certains traits formels récurrents. Par exemple, certaines figures présentent des surfaces lisses, d’autres sont richement décorées. Certaines ont peu de détails corporels, ne suggérant que les doigts ou les orteils, tandis que d’autres sont plus spécifiquement modellées. La répartition des torses, l’allongement du cou, la taille de la tête et les traits du visage montrent à la fois une variation individuelle et des conventions communes, suggérant à la fois une liberté artisanale et des normes culturelles.
Chronologiquement, les tests par thermoluminescence et la comparaison stylistique situent bon nombre de ces figures de manière fiable du XIIe au XVe siècle, ou du XVe au XVIIe siècle après J.-C. Un exemple : une petite figure (environ 11,4 cm) a été testée à Cambridge et datée de 1485‑1615 ap. J.-C. (±65 ans). D’autres, en revanche, présentent des dates plus anciennes basées sur le contexte des phases II et III de Djenné‑Jeno.
Quant à la signification sociale ou rituelle de ces figures, les chercheurs ont proposé qu’elles pourraient représenter des ancêtres, des esprits ou des divinités domestiques ; certaines ont peut‑être servi dans des sanctuaires ou des contextes dévotionnels privés. Certaines figures se trouvent associées à des offrandes ou situées sur les sols des maisons, dans des contextes qui suggèrent une interface entre le domestique et le sacré. Les motifs ou marques surélevés peuvent identifier le statut, l’affiliation ou une expérience (par exemple des signes de maladie), mais il n’existe pas de consensus scientifique.
L’iconographie de certains motifs tels que les serpents ou les serpents est présente sur certaines statues, notamment au niveau de la poitrine ou du torse, parfois entrelardée avec la forme humaine, suggérant des couches symboliques (guérison, force spirituelle, seuils vie/mort). Par ailleurs, des attitudes corporelles telles que agenouiller, se baisser ou supplier, ainsi que l’absence de vêtements élaborés et la prééminence de l’ornement corporel, contribuent à l’interprétation en termes de posture rituelle, de deuil ou de communication avec les ancêtres.
La conservation et la provenance varient. De nombreuses figures ont été extraites de leurs contextes originels avant des travaux archéologiques systématiques, compliquant la datation et l’interprétation. Certaines ont été soumises à des tests de thermoluminescence ; beaucoup ont perdu des membres ou des appendices ; des traces de pigment restent dans quelques cas. La décoration de surface (scarification, incisions, pastilles) est souvent le meilleur indice conservé de l’apparence originelle.
Références:
Musée National de Szczecin. « Figure MNS/AF/2902 – Objets en terre cuite de l’ancienne cité de Djenne‑Jeno … » données de la collection Szczecin.
Conseil international des musées (CIAM/ICOM). « Statuette en terre cuite, Djenné (vallée du Niger), fin XIIe‑XVe s. ap. J.-C., 37 cm. »
Christie’s. « Figure en terre cuite de Djenné assise, bras libres … » description de lot.
Conseil international des musées (CIAM/ICOM). « Statue en terre cuite, Djenné (vallée du Niger), XIIIe s. ap. J.-C., 27 cm. »
Conseil international des musées (CIAM/ICOM). « Statuette en terre cuite recouverte de pastilles, Djenné‑Djeno, XIIIe s. ap. J.-C., 17 cm. »
Sotheby’s. « Figurine en terre cuite de Djenné, Mali, vers XIVe–XVIe s. » avec analyse de thermoluminescence.
Smarthistory. « Figure assise (peuples de Djenné), XIIIe siècle, Mali, région du delta intérieur du Niger … » incluant analyse stylistique.
Sotheby’s / Hélène Leloup. Statue, Djennenké, description détaillée du motif de serpent et de la coiffure.
Certaines des informations sont générées par intelligence artificielle et se basent sur des sources publiées dans les domaines de l’ethnographie, de l’archéologie et de l’histoire de l’art.
Informant : Yoro
Inv. No. MAZ21462
Le vendeur garantit et peut prouver que l’objet a été obtenu légalement. Le vendeur a été informé par Catawiki qu’il devait fournir la documentation requise par les lois et règlements de son pays de résidence. Le vendeur garantit et est autorisé à vendre/exporter cet objet. Le vendeur fournira toutes les informations sur la provenance connues de l’objet à l’acheteur. Le vendeur veille à ce que les autorisations nécessaires soient / seront obtenues. Le vendeur informera l’acheteur immédiatement de tout retard dans l’obtention de ces autorisations.
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Une sculpture en terre cuite Djeno (Djenné), région de Youwarou, Mali.
Cette figure en terre cuite de Djenné‑Jeno, dans le delta intérieur du Niger au Mali, se distingue par une représentation volontairement frontale et compacte du corps humain, dont la masse du torse domine une anatomie fortement stylisée : la tête, presque sphérique et légèrement inclinée vers l’arrière, présente un visage dont les traits sont réduits à quelques formes essentielles — yeux étroits en amande, nez court et triangulaire, bouche horizontale avec des lèvres épaisses — conférant à l’expression une réserve intérieure calme et distante ; les bras, exceptionnellement longs et puissants, s’étendent le long du corps de chaque côté avant de se plier vers l’avant, tandis que le modelage accentue les épaules et les articulations par de nombreux reliefs circulaires appliqués, répartis uniformément sur le torse, le dos et les membres. Ces points rehaussés, parfois présentant une indentation centrale, constituent l’un des éléments sculpturaux les plus remarquables de l’œuvre : leur fonction exacte ne peut être déterminée par l’observation seule, mais ils pourraient représenter des ornements corporels, des scarifications, des amulettes ou, plus largement, des symboles contribuant à la construction sociale et rituelle de l’individu représenté. La poitrine féminine clairement dessinée, associée au grand pendentif en forme de disque placé au centre du torse et aux rangées de motifs incisés en forme de V évoquant plusieurs colliers, souligne l’importance accordée à l’ornement et à l’identité corporelle ; cela semble relever moins d’un portrait individuel que d’une représentation socialement significative, évoquant probablement le statut, la fertilité, la protection ou l’appartenance. L’argile, allant de l’ocre rougeâtre à l’orange, conserve une surface mate, poudrée et irrégulièrement érodée, avec fissures, évents et variations chromatiques qui révèlent à la fois la technique de modélisation — probablement complétée par des éléments appliqués — et l’histoire matérielle de l’objet. D’un point de vue anthropologique, cette sculpture s’inscrit ainsi dans un ensemble de traditions anciennes de terres cuites de la région du Moyen Niger, où le corps humain sert de moyen premier pour des symboles — bijoux, reliefs, postures et proportions — dont la combinaison exprime non pas tant une représentation naturaliste qu’une véritable codification visuelle de l’individu et de sa place dans l’ordre social, ancestral et rituel.
Les figures en terre cuite de Djenné sont des œuvres sculpturales réalisées dans la région du delta intérieur du Niger, dans ce qui est aujourd’hui le Mali, principalement entre le XIe et le XVIe siècle après J.-C. Elles sont associées au site archéologique de Djenné‑Jeno (également Djenne‑Jeno), qui fut l’un des premiers centres urbains d’Afrique de l’Ouest sub‑ saharienne et est important pour comprendre l’essor de la complexité sociale dans cette région. Les figures sont souvent humaines, mais parfois aussi zoomorphes ou mythologiques dans leur sujet. Leur fonction demeure non définitivement établie, bien que des rôles rituels, ancestraux, protecteurs ou symboliques soient couramment proposés par les chercheurs.
Sur le plan structurel, les terre‑cuites de Djenné sont faites d’argile (terracotta) et cuites, généralement dans des fours ouverts ou des fosses. Les corps sont fréquemment allongés, avec des épaules carrées ou largement plates, des membres stylisés plutôt que pleinement anatomiquement naturalistes. Les visages présentent souvent des yeux en amande, des nez et bouches prononcés, et de grandes oreilles. Des ornements tels que scarifications, pastilles surélevées (petits nodules), décor incisé (motifs linéaires, motifs géométriques) ou marques ponctuées peuvent apparaître sur la surface. Certaines figures sont assises, à genoux, debout, ou en postures de génuflexion. Certaines sont assez petites (environ 10–15 cm), d’autres atteignent 30–50 cm ou plus de hauteur. Un certain nombre présentent des protubérances ou excroissances sur les surfaces cutanées, interprétées de diverses manières (comme décoratives, rituelles ou éventuellement dans certains cas reflétant une maladie physique ou une maladie symbolique).
En termes de style, il existe à la fois des variations et certains traits formels récurrents. Par exemple, certaines figures présentent des surfaces lisses, d’autres sont richement décorées. Certaines ont peu de détails corporels, ne suggérant que les doigts ou les orteils, tandis que d’autres sont plus spécifiquement modellées. La répartition des torses, l’allongement du cou, la taille de la tête et les traits du visage montrent à la fois une variation individuelle et des conventions communes, suggérant à la fois une liberté artisanale et des normes culturelles.
Chronologiquement, les tests par thermoluminescence et la comparaison stylistique situent bon nombre de ces figures de manière fiable du XIIe au XVe siècle, ou du XVe au XVIIe siècle après J.-C. Un exemple : une petite figure (environ 11,4 cm) a été testée à Cambridge et datée de 1485‑1615 ap. J.-C. (±65 ans). D’autres, en revanche, présentent des dates plus anciennes basées sur le contexte des phases II et III de Djenné‑Jeno.
Quant à la signification sociale ou rituelle de ces figures, les chercheurs ont proposé qu’elles pourraient représenter des ancêtres, des esprits ou des divinités domestiques ; certaines ont peut‑être servi dans des sanctuaires ou des contextes dévotionnels privés. Certaines figures se trouvent associées à des offrandes ou situées sur les sols des maisons, dans des contextes qui suggèrent une interface entre le domestique et le sacré. Les motifs ou marques surélevés peuvent identifier le statut, l’affiliation ou une expérience (par exemple des signes de maladie), mais il n’existe pas de consensus scientifique.
L’iconographie de certains motifs tels que les serpents ou les serpents est présente sur certaines statues, notamment au niveau de la poitrine ou du torse, parfois entrelardée avec la forme humaine, suggérant des couches symboliques (guérison, force spirituelle, seuils vie/mort). Par ailleurs, des attitudes corporelles telles que agenouiller, se baisser ou supplier, ainsi que l’absence de vêtements élaborés et la prééminence de l’ornement corporel, contribuent à l’interprétation en termes de posture rituelle, de deuil ou de communication avec les ancêtres.
La conservation et la provenance varient. De nombreuses figures ont été extraites de leurs contextes originels avant des travaux archéologiques systématiques, compliquant la datation et l’interprétation. Certaines ont été soumises à des tests de thermoluminescence ; beaucoup ont perdu des membres ou des appendices ; des traces de pigment restent dans quelques cas. La décoration de surface (scarification, incisions, pastilles) est souvent le meilleur indice conservé de l’apparence originelle.
Références:
Musée National de Szczecin. « Figure MNS/AF/2902 – Objets en terre cuite de l’ancienne cité de Djenne‑Jeno … » données de la collection Szczecin.
Conseil international des musées (CIAM/ICOM). « Statuette en terre cuite, Djenné (vallée du Niger), fin XIIe‑XVe s. ap. J.-C., 37 cm. »
Christie’s. « Figure en terre cuite de Djenné assise, bras libres … » description de lot.
Conseil international des musées (CIAM/ICOM). « Statue en terre cuite, Djenné (vallée du Niger), XIIIe s. ap. J.-C., 27 cm. »
Conseil international des musées (CIAM/ICOM). « Statuette en terre cuite recouverte de pastilles, Djenné‑Djeno, XIIIe s. ap. J.-C., 17 cm. »
Sotheby’s. « Figurine en terre cuite de Djenné, Mali, vers XIVe–XVIe s. » avec analyse de thermoluminescence.
Smarthistory. « Figure assise (peuples de Djenné), XIIIe siècle, Mali, région du delta intérieur du Niger … » incluant analyse stylistique.
Sotheby’s / Hélène Leloup. Statue, Djennenké, description détaillée du motif de serpent et de la coiffure.
Certaines des informations sont générées par intelligence artificielle et se basent sur des sources publiées dans les domaines de l’ethnographie, de l’archéologie et de l’histoire de l’art.
Informant : Yoro
Inv. No. MAZ21462
Le vendeur garantit et peut prouver que l’objet a été obtenu légalement. Le vendeur a été informé par Catawiki qu’il devait fournir la documentation requise par les lois et règlements de son pays de résidence. Le vendeur garantit et est autorisé à vendre/exporter cet objet. Le vendeur fournira toutes les informations sur la provenance connues de l’objet à l’acheteur. Le vendeur veille à ce que les autorisations nécessaires soient / seront obtenues. Le vendeur informera l’acheteur immédiatement de tout retard dans l’obtention de ces autorisations.
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- Jaenicke Njoya GmbH
- Repräsentant:
- Wolfgang Jaenicke
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- Jaenicke Njoya GmbH
Klausenerplatz 7
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GERMANY - Telefonnummer:
- +493033951033
- Email:
- w.jaenicke@jaenicke-njoya.com
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- DE241193499
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