Alfredo Melani - L'arte nell'industria - 1909





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Alfredo Melani, L'arte nell'industria, Quatre volumes en italien, édition 1ère (1909), langue originale, reliure toile avec surages, dimensions environ 29 × 22 cm.
Description fournie par le vendeur
Alfredo Melani, l'Art dans l'industrie. Milan, Vallardi, 1909. 4 volumes, toile éditoriale, jaquettes. Travaux de bois et pastillage. Travaux de métal. Travaux de pierre, marbre, alabastre, céramique, mosaïque, verre. Travaux d'os et d'ivoire. Travaux textiles, papiers peints et cuirs décorés. Broderies, dentelles, affiches, estampes, etc. IV tomes. Volume I Texte. Avec 405 figures dans le texte. Pages XIV, 509, 2. Volume I Atlas. Dossier éditorial contenant 73 planches en couleur et en noir et 13 détails grands pliés plusieurs fois. Volume II Texte. Avec 410 figures dans le texte. Pages 675. Volume II Atlas. Dossier éditorial contenant 160 planches en couleur et en noir et 7 détails grands pliés plusieurs fois. En excellent état avec traces normales du temps - défauts marginaux sur les surcouvertures protectrices.
Alfredo Melani (Pistoia, 23 janvier 1859 – Milan, 29 décembre 1928) a été un architecte et critique d'art italien.
Biographie
Alfredo Melani naît le 23 janvier 1859 à Pistoia, où il commence des études classiques au séminaire épiscopal et au gymnase Forteguerri, pour passer ensuite aux écoles techniques. Parmi ses professeurs figurent Francesco Bartolini, chargé de dessin ornemental et géométrique, et le professeur d’esthétique Aleardo Aleardi.[1]
En 1874 il poursuit ses études à Florence, au Regio Istituto di Belle Arti, c’est-à-dire l’académie rénovée depuis un an: il est admis directement au diplôme moyen dit d'enseignement commun et passe, durant l’année académique 1875-1876, au troisième cycle de l’enseignement spécial d’architecture. Là il rencontre, comme professeur de géométrie, perspective et architecture, le professeur Giuseppe Castellazzi, élève de Pietro Selvatico et porteur d’intérêts nouveaux, non pas le moins important l’ouverture vers l’architecture orientale, qui modifiera radicalement son rapport aux études. À l’issue de chacune des trois années scolaires, Melani remporte les prix académiques prévus et la médaille d’argent correspondante, se distinguant respectivement dans la rédaction de thèses collectives, dans le projet de baptistère de style florentin du XIVe siècle et dans le projet d’un cimetière réformiste pour une ville capitale, et obtenant lors de la dernière année (1877-1878) une mention honorable pour l’ornement modelé. Dans la période suivante 1878-1879, durant laquelle il est le seul inscrit à l’année facultative, il termine les études officielles en obtenant la licence de professeur de dessin architectural, avec une épreuve difficile relative au projet d’une prison pénitentiaire pour 400 condamnés.[1]
Dans le cadre des échanges culturels mûris pendant la période académique, on peut citer la connaissance de Camillo Boito, lors du séjour de celui-ci à Florence avec ses élèves de Brera en voyage de laurea, et, par l’intermédiaire de Castellazzi, le contact épistolaire avec l’architecte et archéologue français Jules Gailhabaud concernant les études sur l’hôtel de ville de Pistoia.[1]
En 1877, parallèlement à la période florentine, Melani remporte la bourse Dal Gallo, pension mensuelle d’une durée de neuf ans administrée par la Municipalité de Pistoia, qui au cours du septennat suivant lui permet d’approfondir les études d’architecture, aussi grâce à divers voyages en Italie et à l’étranger (il est mentionné, selon sa propre notice, un séjour à Paris et un tour qui le mènera jusqu’en Afrique).[1]
En 1881, année où il est primé à l'Exposition nationale de Milan pour le projet de restauration du palais municipal de Pistoia, il s’installe dans la capitale lombarde, où en 1883, à l’âge de vingt-quatre ans, il est nommé professeur à l'École supérieure d'arts appliqués à l'industrie, fonction qui entraînera toutefois le déclin du bénéfice Dal Gallo. Melani, ayant délibérément choisi de consacrer son temps entièrement aux études, tant d’architecture que, dans la continuité du développement contemporain des manufactures et industries italiennes, des arts appliqués, qui aboutiront à un nombre impressionnant de publications et à l’enseignement, jusqu’à devenir directeur de la même école. Parmi ses élèves figurent aussi l’architecte moderniste Giuseppe Sommaruga et le Turinois Francesco Gianotti, auteur de la célèbre Galleria Güemes à Buenos Aires.[1]
À partir de la même année 1883, sa vocation de critique d’art se consolide définitivement et il acquiert une grande notoriété grâce à l’activité publ icistique, représentée surtout par la très fortuneuse série des manuels artistiques Hoepli. Ceux-ci connaîtront une tirage notable tant par le nombre de titres que par le nombre de nouvelles éditions, toujours réactualisées, et leur valeur réside tant dans leur primauté, étant donné qu’il s’agit des premières publications italiennes de culture artistique mises sur le marché national encore limité aux répertoires en langue étrangère, que dans la perspective critique qui les anime, toujours tournée vers diriger la recherche artistique des jeunes vers l’expérimentation, au nom d’une liberté expressive qui veut s’affranchir des académismes de marque néoclassique. Dans ce registre s’inscrit aussi l’invitation, pour les architectes, à étudier l’architecture gothique non pas pour la copier mais afin d’en tirer le sens de la composition organique originale, ainsi que l’invitation à donner de la beauté aussi aux nouveaux « sujets » qui venaient étendre le programme architectural contemporain (usines industrielles, logements ouvriers, logements pour employés, garages, cinémas).[1]
Participative de manière militante au débat contemporain, sans hésiter à exprimer aussi des polémiques ouvertes, auxquelles ne s’attachent pas des noms tels que Daniele Donghi, Luca Beltrami, le même Boito, Melani collabore aussi avec assiduité à de nombreuses revues italiennes et étrangères. À l’immense volume de l’activité publicistique officielle s’ajoute celle éditée sous le pseudonyme de « Helvetius », ainsi que l’activité de conférencier.[1]
Le nombre d’architectures conçues est plutôt restreint, parmi lesquelles on rappelle : l’édicule funéraire pour le professeur Carlo Burci (1813-1875) au cimetière de la Misericordia à Florence, vers 1880; le projet de restauration, avec achèvement en style, de la façade de l’hôtel de ville de Pistoia; le projet pour la façade de San Giovanni Fuorcivitas à Pistoia et celui pour la façade du Duomo de Milan, publié dans « Ricordi di Architettura », 1886; la villa Rosa (aujourd’hui Tedeschi) à Corlanzone (Alonte), province de Vicence, 1908; la chapelle Merli-Maggi dans le cimetière monumental de Milan, publiée dans « L’Architettura italiana » de 1910.[1]
Il meurt à Milan le 29 décembre 1928.[1]
Alfredo Melani, l'Art dans l'industrie. Milan, Vallardi, 1909. 4 volumes, toile éditoriale, jaquettes. Travaux de bois et pastillage. Travaux de métal. Travaux de pierre, marbre, alabastre, céramique, mosaïque, verre. Travaux d'os et d'ivoire. Travaux textiles, papiers peints et cuirs décorés. Broderies, dentelles, affiches, estampes, etc. IV tomes. Volume I Texte. Avec 405 figures dans le texte. Pages XIV, 509, 2. Volume I Atlas. Dossier éditorial contenant 73 planches en couleur et en noir et 13 détails grands pliés plusieurs fois. Volume II Texte. Avec 410 figures dans le texte. Pages 675. Volume II Atlas. Dossier éditorial contenant 160 planches en couleur et en noir et 7 détails grands pliés plusieurs fois. En excellent état avec traces normales du temps - défauts marginaux sur les surcouvertures protectrices.
Alfredo Melani (Pistoia, 23 janvier 1859 – Milan, 29 décembre 1928) a été un architecte et critique d'art italien.
Biographie
Alfredo Melani naît le 23 janvier 1859 à Pistoia, où il commence des études classiques au séminaire épiscopal et au gymnase Forteguerri, pour passer ensuite aux écoles techniques. Parmi ses professeurs figurent Francesco Bartolini, chargé de dessin ornemental et géométrique, et le professeur d’esthétique Aleardo Aleardi.[1]
En 1874 il poursuit ses études à Florence, au Regio Istituto di Belle Arti, c’est-à-dire l’académie rénovée depuis un an: il est admis directement au diplôme moyen dit d'enseignement commun et passe, durant l’année académique 1875-1876, au troisième cycle de l’enseignement spécial d’architecture. Là il rencontre, comme professeur de géométrie, perspective et architecture, le professeur Giuseppe Castellazzi, élève de Pietro Selvatico et porteur d’intérêts nouveaux, non pas le moins important l’ouverture vers l’architecture orientale, qui modifiera radicalement son rapport aux études. À l’issue de chacune des trois années scolaires, Melani remporte les prix académiques prévus et la médaille d’argent correspondante, se distinguant respectivement dans la rédaction de thèses collectives, dans le projet de baptistère de style florentin du XIVe siècle et dans le projet d’un cimetière réformiste pour une ville capitale, et obtenant lors de la dernière année (1877-1878) une mention honorable pour l’ornement modelé. Dans la période suivante 1878-1879, durant laquelle il est le seul inscrit à l’année facultative, il termine les études officielles en obtenant la licence de professeur de dessin architectural, avec une épreuve difficile relative au projet d’une prison pénitentiaire pour 400 condamnés.[1]
Dans le cadre des échanges culturels mûris pendant la période académique, on peut citer la connaissance de Camillo Boito, lors du séjour de celui-ci à Florence avec ses élèves de Brera en voyage de laurea, et, par l’intermédiaire de Castellazzi, le contact épistolaire avec l’architecte et archéologue français Jules Gailhabaud concernant les études sur l’hôtel de ville de Pistoia.[1]
En 1877, parallèlement à la période florentine, Melani remporte la bourse Dal Gallo, pension mensuelle d’une durée de neuf ans administrée par la Municipalité de Pistoia, qui au cours du septennat suivant lui permet d’approfondir les études d’architecture, aussi grâce à divers voyages en Italie et à l’étranger (il est mentionné, selon sa propre notice, un séjour à Paris et un tour qui le mènera jusqu’en Afrique).[1]
En 1881, année où il est primé à l'Exposition nationale de Milan pour le projet de restauration du palais municipal de Pistoia, il s’installe dans la capitale lombarde, où en 1883, à l’âge de vingt-quatre ans, il est nommé professeur à l'École supérieure d'arts appliqués à l'industrie, fonction qui entraînera toutefois le déclin du bénéfice Dal Gallo. Melani, ayant délibérément choisi de consacrer son temps entièrement aux études, tant d’architecture que, dans la continuité du développement contemporain des manufactures et industries italiennes, des arts appliqués, qui aboutiront à un nombre impressionnant de publications et à l’enseignement, jusqu’à devenir directeur de la même école. Parmi ses élèves figurent aussi l’architecte moderniste Giuseppe Sommaruga et le Turinois Francesco Gianotti, auteur de la célèbre Galleria Güemes à Buenos Aires.[1]
À partir de la même année 1883, sa vocation de critique d’art se consolide définitivement et il acquiert une grande notoriété grâce à l’activité publ icistique, représentée surtout par la très fortuneuse série des manuels artistiques Hoepli. Ceux-ci connaîtront une tirage notable tant par le nombre de titres que par le nombre de nouvelles éditions, toujours réactualisées, et leur valeur réside tant dans leur primauté, étant donné qu’il s’agit des premières publications italiennes de culture artistique mises sur le marché national encore limité aux répertoires en langue étrangère, que dans la perspective critique qui les anime, toujours tournée vers diriger la recherche artistique des jeunes vers l’expérimentation, au nom d’une liberté expressive qui veut s’affranchir des académismes de marque néoclassique. Dans ce registre s’inscrit aussi l’invitation, pour les architectes, à étudier l’architecture gothique non pas pour la copier mais afin d’en tirer le sens de la composition organique originale, ainsi que l’invitation à donner de la beauté aussi aux nouveaux « sujets » qui venaient étendre le programme architectural contemporain (usines industrielles, logements ouvriers, logements pour employés, garages, cinémas).[1]
Participative de manière militante au débat contemporain, sans hésiter à exprimer aussi des polémiques ouvertes, auxquelles ne s’attachent pas des noms tels que Daniele Donghi, Luca Beltrami, le même Boito, Melani collabore aussi avec assiduité à de nombreuses revues italiennes et étrangères. À l’immense volume de l’activité publicistique officielle s’ajoute celle éditée sous le pseudonyme de « Helvetius », ainsi que l’activité de conférencier.[1]
Le nombre d’architectures conçues est plutôt restreint, parmi lesquelles on rappelle : l’édicule funéraire pour le professeur Carlo Burci (1813-1875) au cimetière de la Misericordia à Florence, vers 1880; le projet de restauration, avec achèvement en style, de la façade de l’hôtel de ville de Pistoia; le projet pour la façade de San Giovanni Fuorcivitas à Pistoia et celui pour la façade du Duomo de Milan, publié dans « Ricordi di Architettura », 1886; la villa Rosa (aujourd’hui Tedeschi) à Corlanzone (Alonte), province de Vicence, 1908; la chapelle Merli-Maggi dans le cimetière monumental de Milan, publiée dans « L’Architettura italiana » de 1910.[1]
Il meurt à Milan le 29 décembre 1928.[1]

