Comte de Caylus (1692-1765) - A Turkish Magician






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Comte de Caylus, A Turkish Magician, estampe rococo française du XVIIIe siècle, 17 × 13 cm, non signée, en bon état.
Description fournie par le vendeur
De bonnes impressions sur le Japon. Rédigées sur papier.
Anne Claude de Tubières-Grimoard de Pestels de Lévis, comte de Caylus, marquis d'Esternay, baron de Bransac (Anne Claude Philippe; 31 octobre 1692 – 5 septembre 1765),[1] était un antiquaire français, proto-archéologue et homme de lettres.
Archéologue, collectionneur, graveur amateur (signant souvent « C* ») et écrivain sur l’art; membre de l’Académie de peinture (1731), et de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (1742). L’un des premiers à illustrer la forme plutôt que simplement le motif des sceaux cylindriques de l’Orient ancien.
Jeune homme, Caylus se distingua dans les campagnes de l’armée française, de 1709 à 1714. Après la paix de Rastatt (1714) il passa quelque temps en voyage en Italie, en Grèce, au Levant, en Angleterre et en Allemagne, et consacra beaucoup d’attention à l’étude et à la collection d’antiquités. Il devint membre actif de l’Académie royale de peinture et de sculpture et de l’Académie des Inscriptions. Le plus important de ses travaux antiquaires est sans doute le Recueil d’antiquités égyptiennes, étrusques, grecques, romaines et gauloises (6 vol., Paris, 1752–1755),[2][a] qui fut une source d’inspiration pour les dessinateurs des arts néoclassiques pour le reste du siècle.[citation needed] Son Numismata Aurea Imperatorum Romanorum ne traite que de la monnaie-or des empereurs romains, celles dignes d’être collectionnées par un grand seigneur. Sa concentration sur l’objet lui-même marqua une étape vers la connoisseurship moderne, et dans son Mémoire (1755) sur la méthode de la peinture à l’encaustique, l’ancienne technique consistant à peindre avec de la cire, mentionnée par Pline l’Ancien, il affirma avoir redécouvert la méthode. Denis Diderot, qui n’était pas ami avec Caylus, soutint que la méthode propre avait été trouvée par J.-B. Bachelier.
Caylus dans Receuil d'Antiquités, Livre 7, 1767
Caylus était un graveur admirable et prolifique. Il travailla principalement à partir de dessins de maîtres italiens et français, notamment des exemples issus de la collection de Pierre Crozat et du Cabinet du Roi (la collection du Roi) ; il réalisa aussi de nombreux traits d’estampe à partir des dessins de son ami Antoine Watteau et du sculpteur Edmé Bouchardon.[4] Il fit réaliser, à ses propres frais, des gravures des copies de Bartoli à partir de peintures antiques. Ses publications Nouveaux sujets de peinture et de sculpture (1755) et Tableaux tirés de l’Iliade, de l’Odyssée, et de l’Enéide (1757)[2] consistent en des descriptions de sujets tirés de la littérature classique pour l’inspiration des artistes contemporains et de leurs mécènes.
Ses intérêts culturels ne se limitaient pas aux arts de l’Antiquité classique mais s’étendaient aux monuments gaulois, tels que les mégalithes d’Aurille (Poitou), pour lesquels il commanda des dessins en 1762.[citation needed]
Il encouragea des artistes dont la réputation était encore en devenir, et se lia d’amitié avec le connaisseur et collectionneur d’estampes et de dessins Pierre-Jean Mariette lorsque Mariette n’avait que vingt-deux ans, mais son mécénat était quelque peu capricieux. Diderot en exprima ce fait dans une épigramme de son Salon de 1765 : « La mort nous a délivrés du plus cruel des connaisseurs. »[b] Caylus avait un autre côté de son caractère. Il connaissait à fond les aspects les plus gaies et les plus dépravés de la vie parisienne, et laissa un certain nombre d’histoires plus ou moins piquantes à ce sujet. Celles-ci furent réunies (Amsterdam, 1787) sous le titre de ses Œuvres badines complètes. Le meilleur d’entre elles est l’Histoire de M. Guillaume, cocher (vers 1730).[2] Ses Contes, flirtant entre contes de fées français et fantasmes orientaux, entre charme conventionnel et satire morale, ont été réunis et publiés en 2005 ;[5] ils furent initialement publiés sous les titres Les Féeries nouvelles (1741), Les Contes orientaux (1743), Cinq contes de fées (1745), auxquels se ajoutent deux histoires posthumes publiées en 1775.
Les Souvenirs du comte de Caylus, publiés en 1805, présentent une authenticité très douteuse. Voir aussi E. et J. de Goncourt, Portraits intimes du XVIIIe siècle ; l’édition de Charles Nisard de la Correspondance du comte de Caylus avec le père Paciaudi (1877) ; et une notice par O. Uzanne préfixée à un volume de ses Facties (1879).
Condition est bonne. Papier chiffonné. Pattage diffus.
De bonnes impressions sur le Japon. Rédigées sur papier.
Anne Claude de Tubières-Grimoard de Pestels de Lévis, comte de Caylus, marquis d'Esternay, baron de Bransac (Anne Claude Philippe; 31 octobre 1692 – 5 septembre 1765),[1] était un antiquaire français, proto-archéologue et homme de lettres.
Archéologue, collectionneur, graveur amateur (signant souvent « C* ») et écrivain sur l’art; membre de l’Académie de peinture (1731), et de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (1742). L’un des premiers à illustrer la forme plutôt que simplement le motif des sceaux cylindriques de l’Orient ancien.
Jeune homme, Caylus se distingua dans les campagnes de l’armée française, de 1709 à 1714. Après la paix de Rastatt (1714) il passa quelque temps en voyage en Italie, en Grèce, au Levant, en Angleterre et en Allemagne, et consacra beaucoup d’attention à l’étude et à la collection d’antiquités. Il devint membre actif de l’Académie royale de peinture et de sculpture et de l’Académie des Inscriptions. Le plus important de ses travaux antiquaires est sans doute le Recueil d’antiquités égyptiennes, étrusques, grecques, romaines et gauloises (6 vol., Paris, 1752–1755),[2][a] qui fut une source d’inspiration pour les dessinateurs des arts néoclassiques pour le reste du siècle.[citation needed] Son Numismata Aurea Imperatorum Romanorum ne traite que de la monnaie-or des empereurs romains, celles dignes d’être collectionnées par un grand seigneur. Sa concentration sur l’objet lui-même marqua une étape vers la connoisseurship moderne, et dans son Mémoire (1755) sur la méthode de la peinture à l’encaustique, l’ancienne technique consistant à peindre avec de la cire, mentionnée par Pline l’Ancien, il affirma avoir redécouvert la méthode. Denis Diderot, qui n’était pas ami avec Caylus, soutint que la méthode propre avait été trouvée par J.-B. Bachelier.
Caylus dans Receuil d'Antiquités, Livre 7, 1767
Caylus était un graveur admirable et prolifique. Il travailla principalement à partir de dessins de maîtres italiens et français, notamment des exemples issus de la collection de Pierre Crozat et du Cabinet du Roi (la collection du Roi) ; il réalisa aussi de nombreux traits d’estampe à partir des dessins de son ami Antoine Watteau et du sculpteur Edmé Bouchardon.[4] Il fit réaliser, à ses propres frais, des gravures des copies de Bartoli à partir de peintures antiques. Ses publications Nouveaux sujets de peinture et de sculpture (1755) et Tableaux tirés de l’Iliade, de l’Odyssée, et de l’Enéide (1757)[2] consistent en des descriptions de sujets tirés de la littérature classique pour l’inspiration des artistes contemporains et de leurs mécènes.
Ses intérêts culturels ne se limitaient pas aux arts de l’Antiquité classique mais s’étendaient aux monuments gaulois, tels que les mégalithes d’Aurille (Poitou), pour lesquels il commanda des dessins en 1762.[citation needed]
Il encouragea des artistes dont la réputation était encore en devenir, et se lia d’amitié avec le connaisseur et collectionneur d’estampes et de dessins Pierre-Jean Mariette lorsque Mariette n’avait que vingt-deux ans, mais son mécénat était quelque peu capricieux. Diderot en exprima ce fait dans une épigramme de son Salon de 1765 : « La mort nous a délivrés du plus cruel des connaisseurs. »[b] Caylus avait un autre côté de son caractère. Il connaissait à fond les aspects les plus gaies et les plus dépravés de la vie parisienne, et laissa un certain nombre d’histoires plus ou moins piquantes à ce sujet. Celles-ci furent réunies (Amsterdam, 1787) sous le titre de ses Œuvres badines complètes. Le meilleur d’entre elles est l’Histoire de M. Guillaume, cocher (vers 1730).[2] Ses Contes, flirtant entre contes de fées français et fantasmes orientaux, entre charme conventionnel et satire morale, ont été réunis et publiés en 2005 ;[5] ils furent initialement publiés sous les titres Les Féeries nouvelles (1741), Les Contes orientaux (1743), Cinq contes de fées (1745), auxquels se ajoutent deux histoires posthumes publiées en 1775.
Les Souvenirs du comte de Caylus, publiés en 1805, présentent une authenticité très douteuse. Voir aussi E. et J. de Goncourt, Portraits intimes du XVIIIe siècle ; l’édition de Charles Nisard de la Correspondance du comte de Caylus avec le père Paciaudi (1877) ; et une notice par O. Uzanne préfixée à un volume de ses Facties (1879).
Condition est bonne. Papier chiffonné. Pattage diffus.
