Alberto Magno - [Post Incunable] Mariale - 1507
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Spécialiste des livres anciens, spécialisée dans les conflits théologiques depuis 1999.
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Mariale Alberti Magni, attribué à Albert le Grand, édition illustrée Lyon 1507 en latin, reliure demi‑peau, miniatures colorées à la main, 172 pages, 210×141 mm, imprimée à Lyon par Johannes Clein, 1^re édition, en bon état.
Description fournie par le vendeur
[Veuillez noter que le décor de fond dans certaines images a été créé par IA afin de présenter les livres dans un environnement agréable. Ces éléments de décor n’altèrent en rien la véritable représentation et l’état des livres]
LA MINIATURE QUI CHALLENGE L’IMPRESSION: UN MARIALE LIONOIS ENTRE OR DE LA TRADITION ET NAISSANCE DU LIBRE MODERNE
Cette rare édition lyonnaise de 1507 du Mariale attribué à Albert le Grand impose non seulement comme témoignage de la persistance de la culture manuscrite, mais aussi comme objet visuel d’une raffinement extraordinaire. À la structure typographique s’ajoute en effet un système décoratif de grande qualité:initiales rubricées, une initiale miniature en couleur avec de délicats motifs floraux et un emblème xilographique marquant l’identité de l’atelier. Dans cet exemplaire, la dimension textuelle et la dimension figurative s’entrelacent profondément, transformant le livre en un dispositif de méditation visuelle autant que théologique. Les longues annotations manuscrites, ainsi que les interventions décoratives, créent un unique où le mot et l’image participent à la construction du sens, révélant une continuité vivante entre la tradition miniature médiévale et la culture typographique de la Renaissance.
VALUE DU MARCHÉ
Les éditions lyonnaises post-incunabules de textes de dévotion attribués à Albert le Grand sont relativement rares sur le marché. Les exemplaires standards se situent généralement entre 2 000 et 4 000 euros. Cependant, des copies qui conservent un appareil décoratif de qualité – initiales rubricées, interventions miniées contemporaines et marques typographiques bien imprimées – associées à un riche corpus Manuscrit, peuvent atteindre une fourchette comprise entre 5 000 et 9 000 euros, avec des hausses supplémentaires en présence de miniatures particulièrement soignées ou d’un fort impact esthétique, éléments très recherchés dans le collectage de livres anciens.
DESCRIPTION PHYSIQUE ET CONDITION
Reliure ultérieure en parchemin, tirée d’une feuille d’un ancien antifonarium, enluminée et rubricée. Texte en caractères gothiques sur deux colonnes. Riche appareillage décoratif: initiales rubricées en rouge avec repères et une grande initiale miniature en couleur avec une délicate décoration florale marginale. Présence d’une marque typographique xilographique avec les initiales “I C”, d’une remarquable qualité d’estampage. L’ensemble des composants décoratifs contribue à une forte valorisation visuelle du volume, qui se présente comme un livre non seulement à lire mais à contempler. Important corpus manuscrit: annotations latines disséminées le long du texte et environ 10 pages entièrement manuscrites supplémentaires, dont une fin “Finis Marialis Alberti”. Quelques brunissures et zones. Dans les livres anciens, avec une histoire pluriséculaire, certaines imperfections peuvent se trouver, non toujours relevées dans la description. P.p. : (2); 12 nn.; 156; (2).
TITRE COMPLET ET AUTEUR
Mariale Alberti Magni in evangelium super Missus est Gabriel angelus.
Lugduni, Johannes Clein, 1507.
Albertus Magnus (attribué).
CONTEXTE ET SIGNIFICATION
Le Mariale attribué à Saint Albert le Grand appartient à la grande tradition de la dévotion mariale médiévale, construite autour de l’exégèse du passage évangélique de l’Annonce. Dans cette édition lyonnaise, toutefois, la valeur de l’œuvre ne réside pas seulement dans le contenu théologique, mais aussi dans sa dimension visuelle: les initiales rubricées et la miniature florale ne sont pas de simples ornements, mais des instruments d’orientation et de méditation, capables de rythmer le texte et de guider l’œil et l’esprit du lecteur. La décoration miniée, encore profondément liée aux modèles manuscrits, témoigne de la manière dont, au début du XVIe siècle, le livre imprimé continue d’absorber et de réinterpréter le langage figuratif médiéval. À cela s’ajoute l’imposant apparat manuscrit, qui établit un dialogue continu avec le texte et ses composantes visuelles, transformant le volume en un espace d’interaction entre parole, image et interprétation. Le résultat est un objet complexe, dans lequel la théologie s’exprime autant par le discours que par la forme visuelle.
BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR
S. Albert le Grand (vers 1200–1280), dominicain, fut l’un des plus grands penseurs du Moyen Âge. Maître de Thomas d’Aquin, il contribua de manière décisive à la diffusion de la pensée aristotélicienne en Occident. Son œuvre encyclopédique embrasse la théologie, la philosophie et les sciences naturelles. Les textes qui lui sont attribués, comme le Mariale, eurent une large fortune au cours des siècles suivants, devenant des instruments fondamentaux pour la formation théologique et la dévotion, même lorsque l’attribution était incertaine.
HISTOIRE D’IMPRESSION ET CIRCULATION
Imprimé à Lyon en 1507 par Johannes Clein, cette édition se situe dans une phase de transition complète entre livre manuscrit et livre moderne. Lyon, centre typographique d’une importance primordiale, était particulièrement active dans la production de textes religieux destinés à un public érudit. Les éditions du Mariale étaient déjà largement diffusées sous forme manuscrite et incunable, mais c’est bien dans ces imprimés des premières années du Cinquecento que l’on observe une intégration significative entre éléments typographiques et décoratifs.La présence de miniatures et de rubrications manuelles démontre que le livre imprimé est encore perçu comme un objet à compléter et à valoriser visuellement. L’exemplaire, avec son appareil décoratif et manuscrit, suggère une circulation dans des milieux où le livre était non seulement lu, mais aussi enrichi et personnalisé.
BIBLIOGRAPHIE ET RÉFÉRENCES
GW (Gesamtkatalog der Wiegendrucke), entrées relatives à Albertus Magnus, Mariale, pour la tradition incunable (voir GW 1541–1548, groupes textuels affins).
Hain-Copinger, Repertorium bibliographicum, II, pp. 11–15 (Albertus Magnus, Mariale et œuvres affines).
USTC (Universal Short Title Catalogue), éditions lyonnaises 1500–1520 sous Albertus Magnus, Mariale.
ICCU / OPAC SBN, recensements d’éditions lyonnaises de textes mariaux attribués à Albertus Magnus.
Baudrier, Henri, Bibliographie lyonnaise, Lyon, 1895–1921, vol. IX–X (types lyonnais mineurs, Johannes Clein).
Gültlingen, Sybille von, Bibliographie des livres imprimés à Lyon au seizième siècle, Baden-Baden, vol. premier Cinquecento.
Alexander, J.J.G., Medieval Illuminators and Their Methods of Work, New Haven, 1992 (pour le contexte des pratiques miniatoriales tardomédiévales).
Wieck, Roger S., Painted Prayers: The Book of Hours in Medieval and Renaissance Art, New York, 1997 (pour le rôle de la décoration miniature dans la dévotion).
De Hamel, Christopher, A History of Illuminated Manuscripts, London, 1994 (continuité entre manuscrit et livre illustré).
Catalogues d’enchères Christie’s, Sotheby’s, Librairie Sourget, pour des exemplaires comparables avec décoration miniée et rubrication contemporaine.
À propos du vendeur
[Veuillez noter que le décor de fond dans certaines images a été créé par IA afin de présenter les livres dans un environnement agréable. Ces éléments de décor n’altèrent en rien la véritable représentation et l’état des livres]
LA MINIATURE QUI CHALLENGE L’IMPRESSION: UN MARIALE LIONOIS ENTRE OR DE LA TRADITION ET NAISSANCE DU LIBRE MODERNE
Cette rare édition lyonnaise de 1507 du Mariale attribué à Albert le Grand impose non seulement comme témoignage de la persistance de la culture manuscrite, mais aussi comme objet visuel d’une raffinement extraordinaire. À la structure typographique s’ajoute en effet un système décoratif de grande qualité:initiales rubricées, une initiale miniature en couleur avec de délicats motifs floraux et un emblème xilographique marquant l’identité de l’atelier. Dans cet exemplaire, la dimension textuelle et la dimension figurative s’entrelacent profondément, transformant le livre en un dispositif de méditation visuelle autant que théologique. Les longues annotations manuscrites, ainsi que les interventions décoratives, créent un unique où le mot et l’image participent à la construction du sens, révélant une continuité vivante entre la tradition miniature médiévale et la culture typographique de la Renaissance.
VALUE DU MARCHÉ
Les éditions lyonnaises post-incunabules de textes de dévotion attribués à Albert le Grand sont relativement rares sur le marché. Les exemplaires standards se situent généralement entre 2 000 et 4 000 euros. Cependant, des copies qui conservent un appareil décoratif de qualité – initiales rubricées, interventions miniées contemporaines et marques typographiques bien imprimées – associées à un riche corpus Manuscrit, peuvent atteindre une fourchette comprise entre 5 000 et 9 000 euros, avec des hausses supplémentaires en présence de miniatures particulièrement soignées ou d’un fort impact esthétique, éléments très recherchés dans le collectage de livres anciens.
DESCRIPTION PHYSIQUE ET CONDITION
Reliure ultérieure en parchemin, tirée d’une feuille d’un ancien antifonarium, enluminée et rubricée. Texte en caractères gothiques sur deux colonnes. Riche appareillage décoratif: initiales rubricées en rouge avec repères et une grande initiale miniature en couleur avec une délicate décoration florale marginale. Présence d’une marque typographique xilographique avec les initiales “I C”, d’une remarquable qualité d’estampage. L’ensemble des composants décoratifs contribue à une forte valorisation visuelle du volume, qui se présente comme un livre non seulement à lire mais à contempler. Important corpus manuscrit: annotations latines disséminées le long du texte et environ 10 pages entièrement manuscrites supplémentaires, dont une fin “Finis Marialis Alberti”. Quelques brunissures et zones. Dans les livres anciens, avec une histoire pluriséculaire, certaines imperfections peuvent se trouver, non toujours relevées dans la description. P.p. : (2); 12 nn.; 156; (2).
TITRE COMPLET ET AUTEUR
Mariale Alberti Magni in evangelium super Missus est Gabriel angelus.
Lugduni, Johannes Clein, 1507.
Albertus Magnus (attribué).
CONTEXTE ET SIGNIFICATION
Le Mariale attribué à Saint Albert le Grand appartient à la grande tradition de la dévotion mariale médiévale, construite autour de l’exégèse du passage évangélique de l’Annonce. Dans cette édition lyonnaise, toutefois, la valeur de l’œuvre ne réside pas seulement dans le contenu théologique, mais aussi dans sa dimension visuelle: les initiales rubricées et la miniature florale ne sont pas de simples ornements, mais des instruments d’orientation et de méditation, capables de rythmer le texte et de guider l’œil et l’esprit du lecteur. La décoration miniée, encore profondément liée aux modèles manuscrits, témoigne de la manière dont, au début du XVIe siècle, le livre imprimé continue d’absorber et de réinterpréter le langage figuratif médiéval. À cela s’ajoute l’imposant apparat manuscrit, qui établit un dialogue continu avec le texte et ses composantes visuelles, transformant le volume en un espace d’interaction entre parole, image et interprétation. Le résultat est un objet complexe, dans lequel la théologie s’exprime autant par le discours que par la forme visuelle.
BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR
S. Albert le Grand (vers 1200–1280), dominicain, fut l’un des plus grands penseurs du Moyen Âge. Maître de Thomas d’Aquin, il contribua de manière décisive à la diffusion de la pensée aristotélicienne en Occident. Son œuvre encyclopédique embrasse la théologie, la philosophie et les sciences naturelles. Les textes qui lui sont attribués, comme le Mariale, eurent une large fortune au cours des siècles suivants, devenant des instruments fondamentaux pour la formation théologique et la dévotion, même lorsque l’attribution était incertaine.
HISTOIRE D’IMPRESSION ET CIRCULATION
Imprimé à Lyon en 1507 par Johannes Clein, cette édition se situe dans une phase de transition complète entre livre manuscrit et livre moderne. Lyon, centre typographique d’une importance primordiale, était particulièrement active dans la production de textes religieux destinés à un public érudit. Les éditions du Mariale étaient déjà largement diffusées sous forme manuscrite et incunable, mais c’est bien dans ces imprimés des premières années du Cinquecento que l’on observe une intégration significative entre éléments typographiques et décoratifs.La présence de miniatures et de rubrications manuelles démontre que le livre imprimé est encore perçu comme un objet à compléter et à valoriser visuellement. L’exemplaire, avec son appareil décoratif et manuscrit, suggère une circulation dans des milieux où le livre était non seulement lu, mais aussi enrichi et personnalisé.
BIBLIOGRAPHIE ET RÉFÉRENCES
GW (Gesamtkatalog der Wiegendrucke), entrées relatives à Albertus Magnus, Mariale, pour la tradition incunable (voir GW 1541–1548, groupes textuels affins).
Hain-Copinger, Repertorium bibliographicum, II, pp. 11–15 (Albertus Magnus, Mariale et œuvres affines).
USTC (Universal Short Title Catalogue), éditions lyonnaises 1500–1520 sous Albertus Magnus, Mariale.
ICCU / OPAC SBN, recensements d’éditions lyonnaises de textes mariaux attribués à Albertus Magnus.
Baudrier, Henri, Bibliographie lyonnaise, Lyon, 1895–1921, vol. IX–X (types lyonnais mineurs, Johannes Clein).
Gültlingen, Sybille von, Bibliographie des livres imprimés à Lyon au seizième siècle, Baden-Baden, vol. premier Cinquecento.
Alexander, J.J.G., Medieval Illuminators and Their Methods of Work, New Haven, 1992 (pour le contexte des pratiques miniatoriales tardomédiévales).
Wieck, Roger S., Painted Prayers: The Book of Hours in Medieval and Renaissance Art, New York, 1997 (pour le rôle de la décoration miniature dans la dévotion).
De Hamel, Christopher, A History of Illuminated Manuscripts, London, 1994 (continuité entre manuscrit et livre illustré).
Catalogues d’enchères Christie’s, Sotheby’s, Librairie Sourget, pour des exemplaires comparables avec décoration miniée et rubrication contemporaine.
