Scuola veneta (XVIII) - Capriccio con Figure






Master en peinture italienne de la Renaissance avec stage chez Sotheby’s et 15 ans d’expérience.
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Caprice avec figures, XVIIIe siècle, huile sur papier italienne, vendu avec cadre.
Description fournie par le vendeur
Caprice architecturale avec figures.
École vénitienne – seconde moitié du XVIIIe siècle. Huile sur papier appliqué sur carton.
Le raffiné tableau ici présenté constitue une heureuse témoin du caprice paysager, genre qui au XVIIe siècle vénitien trouve l’une de ses saisons les plus poétiques. La composition met en scène une vue idéalisée cultivée, où la rigoureuse symétrie d’inspiration néoclassique dialogue avec une sensibilité lyrique. Le centre visuel est occupé par un élégant temple circulaire — le monotéro — qui émerge d’une fontaine, scénographiquement accosté à un monument équestre célébratif. L’élégante monumentalité de l’architecture est habilement humanisée par l’insertion de figures, avec des costumes de l’époque : se détachent une paire patricienne en promenade et un personnage pensif au tricorne vénitien caractéristique. En arrière-plan, la chaîne de montagnes évoque les Préalpes vénètes, rappelant les célèbres villas delizia de la Sérénissime.
L’œuvre se distingue par l’usage de l’huile sur papier, support historiquement privilégié par les maîtres vénitiens, capable de fixer avec immédiateté l’intuition lumineuse, conférant à la touche une fraîcheur vibrante et un trait rapide.
La palette, jouée sur des accords d’ocres chauds, de verts poussiéreux et de bleus limpides, dégage une luminosité diffuse et atmosphérique. Le spectateur perçoit presque la pierre chauffée par le soleil et la fraîcheur dégagée par les miroirs d’eau. Toute la scène est envahie d’une musicalité silencieuse: on semble entendre le doux murmure de la fontaine et le bruissement des vêtements sur le gravier, plongés dans une atmosphère d’Arcadie suspendue, miroir d’une élégance cultivée dans son crépuscule.
Le tableau conserve sa stabilité structurelle grâce au montage de la feuille originale sur carton. La surface picturale présente une patine noble et historisée qui atteste de son authenticité et de son époque, préservant intacte une délicieuse douceur chromatique.
Le tableau provient d’une collection privée émilienne.
Il a été restauré au cours du siècle dernier.
En hommage, en accompagnement de l’œuvre, est présente une caisse à coffre en ébénisterie du XIXe siècle, à guilloché.
Dimensions : 43 cm × 41 cm.
Caprice architecturale avec figures.
École vénitienne – seconde moitié du XVIIIe siècle. Huile sur papier appliqué sur carton.
Le raffiné tableau ici présenté constitue une heureuse témoin du caprice paysager, genre qui au XVIIe siècle vénitien trouve l’une de ses saisons les plus poétiques. La composition met en scène une vue idéalisée cultivée, où la rigoureuse symétrie d’inspiration néoclassique dialogue avec une sensibilité lyrique. Le centre visuel est occupé par un élégant temple circulaire — le monotéro — qui émerge d’une fontaine, scénographiquement accosté à un monument équestre célébratif. L’élégante monumentalité de l’architecture est habilement humanisée par l’insertion de figures, avec des costumes de l’époque : se détachent une paire patricienne en promenade et un personnage pensif au tricorne vénitien caractéristique. En arrière-plan, la chaîne de montagnes évoque les Préalpes vénètes, rappelant les célèbres villas delizia de la Sérénissime.
L’œuvre se distingue par l’usage de l’huile sur papier, support historiquement privilégié par les maîtres vénitiens, capable de fixer avec immédiateté l’intuition lumineuse, conférant à la touche une fraîcheur vibrante et un trait rapide.
La palette, jouée sur des accords d’ocres chauds, de verts poussiéreux et de bleus limpides, dégage une luminosité diffuse et atmosphérique. Le spectateur perçoit presque la pierre chauffée par le soleil et la fraîcheur dégagée par les miroirs d’eau. Toute la scène est envahie d’une musicalité silencieuse: on semble entendre le doux murmure de la fontaine et le bruissement des vêtements sur le gravier, plongés dans une atmosphère d’Arcadie suspendue, miroir d’une élégance cultivée dans son crépuscule.
Le tableau conserve sa stabilité structurelle grâce au montage de la feuille originale sur carton. La surface picturale présente une patine noble et historisée qui atteste de son authenticité et de son époque, préservant intacte une délicieuse douceur chromatique.
Le tableau provient d’une collection privée émilienne.
Il a été restauré au cours du siècle dernier.
En hommage, en accompagnement de l’œuvre, est présente une caisse à coffre en ébénisterie du XIXe siècle, à guilloché.
Dimensions : 43 cm × 41 cm.
