Two betel nut crackers - Laiton - Inde - Début du XXe siècle






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Lot de 2 coupe-noix d'arec en laiton, Inde, début du XXe siècle, bon état, intitulé Two betel nut crackers; cavalier 13 cm sur 9 cm et perroquet 16 cm sur 8 cm.
Description fournie par le vendeur
Lot de 2 coupe-noix d'arec (sarota) en laiton, Inde, debut XXe siècle
Ces deux objets en laiton coulé, long de 13 cm sur 9 cm de hauteur (cavalier) et de 16 cm sur 8 cm (perroquet), sont des coupe-noix d'arec, appelés en hindi sarota ou saroti, conçus pour trancher la noix d'arec séchée, arille du fruit de l'aréquier, consommée en Inde depuis des millénaires enveloppée dans une feuille de bétel avec de la chaux et diverses épices pour former le paan, préparation masticatoire aux effets légèrement stimulants. Ils se composent de deux branches articulées par un rivet central, fonctionnant selon le principe des ciseaux ou du casse-noix : la branche supérieure, moulée en haut-relief, s'emboîte sur la branche inférieure en miroir, dont la lame intérieure en métal ferreux assure la coupe par cisaillement lors de la pression des deux branches. La patine dorée est caractéristique du laiton ancien bien entretenu.
Le sarota est l'un des ustensiles les plus répandus dans toute l'Inde, présent dans chaque foyer depuis au moins le Moyen Âge, et sa fabrication en laiton ou en bronze constitue depuis des siècles une spécialité artisanale de plusieurs régions, notamment du Rajasthan, du Gujarat, du Kutch et du Bengale, où les fondeurs et ciseleurs locaux rivalisaient d'inventivité pour en faire des objets d'apparat autant que des outils quotidiens. Les sarota à décor de cheval au galop, thème iconographique extrêmement répandu dans l'artisanat indien du XIXe siècle, sont généralement attribués aux ateliers du Rajasthan ou du Kutch, où la figure du cheval, associée à la royauté, à la vaillance et au dieu solaire Surya, occupe une place centrale dans le répertoire décoratif populaire. La présence d'un cavalier rappelle les représentations de héros épiques ou de divinités équestres de la tradition hindoue, tels Khandoba, Ayyappan ou Revanta, divinité hindoue patronne des chasseurs à cheval.
Le perroquet, en sanskrit suka, est l'un des animaux les plus emblématiques de la culture indienne classique et populaire. Il est l'animal de compagnie de Kama, dieu de l'amour, dont il tient le perchoir, et figure en bonne place dans la poésie amoureuse sanskrite et dans les miniatures mogholes et rajpoutes comme messager des amants. Dans la culture populaire hindoue et jaïne, il symbolise l'éloquence, la mémoire et la transmission du savoir sacré. Associer le perroquet à un outil aussi quotidien et intime que le sarota était donc une manière d'en sublimer l'usage, de rappeler que la préparation du paan, cette offrande végétale consommée lors des réunions sociales et des cérémonies, participait d'un registre symbolique qui dépassait la simple habitude digestive.
Dans les foyers indiens, le sarota était un objet de première nécessité, utilisé plusieurs fois par jour lors de la préparation du paan, mais aussi un cadeau de mariage traditionnel et un symbole d'hospitalité. Sa qualité d'exécution variait du modèle le plus humble en fer forgé aux versions en argent massif de la haute aristocratie moghole et rajpoute, en passant par cette catégorie intermédiaire en laiton ouvragé, destinée à la bourgeoisie aisée, dont cet exemplaire est représentatif.
Lot de 2 coupe-noix d'arec (sarota) en laiton, Inde, debut XXe siècle
Ces deux objets en laiton coulé, long de 13 cm sur 9 cm de hauteur (cavalier) et de 16 cm sur 8 cm (perroquet), sont des coupe-noix d'arec, appelés en hindi sarota ou saroti, conçus pour trancher la noix d'arec séchée, arille du fruit de l'aréquier, consommée en Inde depuis des millénaires enveloppée dans une feuille de bétel avec de la chaux et diverses épices pour former le paan, préparation masticatoire aux effets légèrement stimulants. Ils se composent de deux branches articulées par un rivet central, fonctionnant selon le principe des ciseaux ou du casse-noix : la branche supérieure, moulée en haut-relief, s'emboîte sur la branche inférieure en miroir, dont la lame intérieure en métal ferreux assure la coupe par cisaillement lors de la pression des deux branches. La patine dorée est caractéristique du laiton ancien bien entretenu.
Le sarota est l'un des ustensiles les plus répandus dans toute l'Inde, présent dans chaque foyer depuis au moins le Moyen Âge, et sa fabrication en laiton ou en bronze constitue depuis des siècles une spécialité artisanale de plusieurs régions, notamment du Rajasthan, du Gujarat, du Kutch et du Bengale, où les fondeurs et ciseleurs locaux rivalisaient d'inventivité pour en faire des objets d'apparat autant que des outils quotidiens. Les sarota à décor de cheval au galop, thème iconographique extrêmement répandu dans l'artisanat indien du XIXe siècle, sont généralement attribués aux ateliers du Rajasthan ou du Kutch, où la figure du cheval, associée à la royauté, à la vaillance et au dieu solaire Surya, occupe une place centrale dans le répertoire décoratif populaire. La présence d'un cavalier rappelle les représentations de héros épiques ou de divinités équestres de la tradition hindoue, tels Khandoba, Ayyappan ou Revanta, divinité hindoue patronne des chasseurs à cheval.
Le perroquet, en sanskrit suka, est l'un des animaux les plus emblématiques de la culture indienne classique et populaire. Il est l'animal de compagnie de Kama, dieu de l'amour, dont il tient le perchoir, et figure en bonne place dans la poésie amoureuse sanskrite et dans les miniatures mogholes et rajpoutes comme messager des amants. Dans la culture populaire hindoue et jaïne, il symbolise l'éloquence, la mémoire et la transmission du savoir sacré. Associer le perroquet à un outil aussi quotidien et intime que le sarota était donc une manière d'en sublimer l'usage, de rappeler que la préparation du paan, cette offrande végétale consommée lors des réunions sociales et des cérémonies, participait d'un registre symbolique qui dépassait la simple habitude digestive.
Dans les foyers indiens, le sarota était un objet de première nécessité, utilisé plusieurs fois par jour lors de la préparation du paan, mais aussi un cadeau de mariage traditionnel et un symbole d'hospitalité. Sa qualité d'exécution variait du modèle le plus humble en fer forgé aux versions en argent massif de la haute aristocratie moghole et rajpoute, en passant par cette catégorie intermédiaire en laiton ouvragé, destinée à la bourgeoisie aisée, dont cet exemplaire est représentatif.
