Bouddha - Mandalay - Late 19th c. - Sculpture - Myanmar/Birmanie





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Bouddha en albâtre en Parinirvana, Mandalay, fin du XIXe siècle, Myanmar, sculpté d’un seul bloc avec traces de laque dorée; 55 cm de long, 20 cm de haut, 12 cm de profondeur; non signé; bon état; sans socle; plus de 200 ans; livré avec certificat d’authenticité.
Description fournie par le vendeur
Bouddha en Parinirvana
Birmanie, Mandalay
Fin du XIXe siècle
Albâtre sculpté d'un seul bloc, laque, traces de dorure à la feuille
Longueur : 55 cm x 20 cm hauteur
La période de Mandalay représente le chant du cygne de la monarchie birmane souveraine, s'étendant de la fondation de la nouvelle capitale royale par le roi Mindon en 1857 jusqu'à l'annexion totale de la Haute-Birmanie par l'Empire britannique en 1885. Dans un climat de pressions coloniales intenses, l'art de cette époque s'est mué en un puissant vecteur d'affirmation d'une identité bouddhique et royale forte. Le style de Mandalay synthétise et codifie les influences des époques précédentes pour créer une imagerie d'un faste inédit, caractérisée par un naturalisme humanisé et une opulence décorative royale.
Cette œuvre d'un grand raffinement, sculptée dans un albâtre de Sagyin à la translucidité crème, représente l'un des épisodes les plus solennels de la vie du Bouddha historique, son entrée dans le Parinirvana (la mort physique et la libération finale du cycle des réincarnations).
L'Éveillé est représenté couché sur le flanc droit, la tête orientée vers le nord selon la tradition canonique.
Le bras droit est replié sous le corps, le coude forme un angle net servant de support. La paume de la main droite vient soutenir délicatement la tempe et la joue droite, adoptant une pose d'un grand naturel graphique. Le bras gauche repose de manière fluide le long de la hanche et de la cuisse gauche. Les deux jambes sont superposées de façon parfaitement parallèle, les pieds légèrement décalés à l'extrémité droite.
Un large bandeau lisse court le long de la racine des cheveux, dégageant le front. C'est le marqueur stylistique indéniable de cette période. Les yeux sont clos, figurés par des incisions délicates soulignées par de fins sourcils arqués. Le nez est droit, et la bouche esquisse un léger sourire serein, détaché des souffrances terrestres. L'éminence crânienne est basse, arrondie, et se fond harmonieusement avec la coiffe, dénotant le renouveau naturaliste. Le Bouddha est revêtu de sa robe monastique. À l'avant, le drapé est sobre, marqué par quelques lignes incisées épousant la cambrure des hanches. Le revers de la pièce conserve de très importantes sections de sa polychromie d'origine. On y distingue nettement la sous-couche de laque rouge traditionnelle (thayo), qui servait de liant pour l'application des feuilles d'or. De larges plaques de dorure d'origine subsistent sur le dos, l'épaule et la base arrière.
Condition : L'albâtre présente une superbe usure d'usage, adoucie par le temps sur les zones de préhension (le visage, les pieds). Quelques éclats, sauts de matière et d'érosion naturelle sur les angles de la base n'altèrent en rien la lisibilité de la silhouette. Les lacunes de la dorure sur la face avant laissent apparaître la structure mate et brute de la pierre, créant un contraste saisissant avec la translucidité polie du corps.
Cette sculpture est un témoignage d'une remarquable fraîcheur de l'art bouddhique birman précolonial, combinant la noblesse de l'albâtre et la piété de la dorure à la feuille.
Provenance : Kanaka The Collection, Portugal
Envoyé avec certificat d'authenticité
Envoyé avec UPS
À propos du vendeur
Bouddha en Parinirvana
Birmanie, Mandalay
Fin du XIXe siècle
Albâtre sculpté d'un seul bloc, laque, traces de dorure à la feuille
Longueur : 55 cm x 20 cm hauteur
La période de Mandalay représente le chant du cygne de la monarchie birmane souveraine, s'étendant de la fondation de la nouvelle capitale royale par le roi Mindon en 1857 jusqu'à l'annexion totale de la Haute-Birmanie par l'Empire britannique en 1885. Dans un climat de pressions coloniales intenses, l'art de cette époque s'est mué en un puissant vecteur d'affirmation d'une identité bouddhique et royale forte. Le style de Mandalay synthétise et codifie les influences des époques précédentes pour créer une imagerie d'un faste inédit, caractérisée par un naturalisme humanisé et une opulence décorative royale.
Cette œuvre d'un grand raffinement, sculptée dans un albâtre de Sagyin à la translucidité crème, représente l'un des épisodes les plus solennels de la vie du Bouddha historique, son entrée dans le Parinirvana (la mort physique et la libération finale du cycle des réincarnations).
L'Éveillé est représenté couché sur le flanc droit, la tête orientée vers le nord selon la tradition canonique.
Le bras droit est replié sous le corps, le coude forme un angle net servant de support. La paume de la main droite vient soutenir délicatement la tempe et la joue droite, adoptant une pose d'un grand naturel graphique. Le bras gauche repose de manière fluide le long de la hanche et de la cuisse gauche. Les deux jambes sont superposées de façon parfaitement parallèle, les pieds légèrement décalés à l'extrémité droite.
Un large bandeau lisse court le long de la racine des cheveux, dégageant le front. C'est le marqueur stylistique indéniable de cette période. Les yeux sont clos, figurés par des incisions délicates soulignées par de fins sourcils arqués. Le nez est droit, et la bouche esquisse un léger sourire serein, détaché des souffrances terrestres. L'éminence crânienne est basse, arrondie, et se fond harmonieusement avec la coiffe, dénotant le renouveau naturaliste. Le Bouddha est revêtu de sa robe monastique. À l'avant, le drapé est sobre, marqué par quelques lignes incisées épousant la cambrure des hanches. Le revers de la pièce conserve de très importantes sections de sa polychromie d'origine. On y distingue nettement la sous-couche de laque rouge traditionnelle (thayo), qui servait de liant pour l'application des feuilles d'or. De larges plaques de dorure d'origine subsistent sur le dos, l'épaule et la base arrière.
Condition : L'albâtre présente une superbe usure d'usage, adoucie par le temps sur les zones de préhension (le visage, les pieds). Quelques éclats, sauts de matière et d'érosion naturelle sur les angles de la base n'altèrent en rien la lisibilité de la silhouette. Les lacunes de la dorure sur la face avant laissent apparaître la structure mate et brute de la pierre, créant un contraste saisissant avec la translucidité polie du corps.
Cette sculpture est un témoignage d'une remarquable fraîcheur de l'art bouddhique birman précolonial, combinant la noblesse de l'albâtre et la piété de la dorure à la feuille.
Provenance : Kanaka The Collection, Portugal
Envoyé avec certificat d'authenticité
Envoyé avec UPS

