Ornement décoratif - Népal - Conque rituelle et argent





Protection des acheteurs Catawiki
Votre paiement est en sécurité chez nous jusqu’à la réception de votre objet.Voir les informations
Trustpilot 4.4 | 142317 d’avis
Noté Excellent sur Trustpilot.
Conque rituelle montée en argent, dungkar, originaire du Népal et datée approximativement de 1950–1960, longue de 19 cm et large de 9 cm pour un poids de 540 g, bon état avec quelques usures dues à l’âge.
Description fournie par le vendeur
Conque rituelle montée en argent (dungkar), Tibet ou Himalaya
Cette conque marine naturelle, probablement un gastéropode du genre Turbinella ou Charonia, a les deux extrémités revêtues d'une monture en argent repoussé et ciselé. Le pavillon large de la coquille est cerclé d'une bande d'argent ornée d'un décor floral dense, tandis que la pointe effilée, entièrement gainée d'argent, est travaillée de registres successifs mêlant motifs géométriques en grecque, frises de pétales de lotus et figures stylisées. Un petit orifice percé au sommet permet le passage du souffle, transformant la coquille en instrument à vent.
Cet objet relève de la tradition des conques rituelles bouddhistes tibétaines et himalayennes, connues en tibétain sous le nom de dungkar et en sanskrit sous celui de shankha. La conque figure parmi les huit symboles auspicieux, ashtamangala, du bouddhisme, où elle représente le son profond et universel du Dharma, l'enseignement du Bouddha censé éveiller les êtres de l'ignorance et se propager dans toutes les directions comme le son de l'instrument lui-même. Les coquilles à enroulement dextrogyre, plus rares dans la nature que les senestrogyres, sont particulièrement vénérées et considérées comme des présages de bon augure.
Fonctionnellement, la conque montée servait d'instrument à vent liturgique, soufflée lors des cérémonies monastiques pour marquer le début et la fin des rituels, accompagner les processions, ou annoncer certains moments de la liturgie collective. Dans un usage plus domestique, elle pouvait également servir de récipient à eau lustrale, utilisée pour les aspersions purificatoires. La monture en argent n'est pas seulement décorative : elle protège la coquille naturelle, rehausse son caractère précieux et l'inscrit dans le registre des objets rituels richement parés que l'on retrouve sur les autels tibétains, aux côtés des cloches, vajra et tambours damaru.
Sur le plan de l'histoire des arts himalayens, ce type de monture, souvent réalisée par des artisans newar de la vallée de Katmandou réputés pour leur maîtrise de l'orfèvrerie sur argent, illustre la porosité constante entre bouddhisme tibétain et hindouisme népalais, deux traditions religieuses qui partagent nombre de symboles et d'ateliers.
19 cm de long x 9 cm au plus large. Poids de l'ensemble : 540 g. Patine du temps sur l'argent et le coquillage.
Conque rituelle montée en argent (dungkar), Tibet ou Himalaya
Cette conque marine naturelle, probablement un gastéropode du genre Turbinella ou Charonia, a les deux extrémités revêtues d'une monture en argent repoussé et ciselé. Le pavillon large de la coquille est cerclé d'une bande d'argent ornée d'un décor floral dense, tandis que la pointe effilée, entièrement gainée d'argent, est travaillée de registres successifs mêlant motifs géométriques en grecque, frises de pétales de lotus et figures stylisées. Un petit orifice percé au sommet permet le passage du souffle, transformant la coquille en instrument à vent.
Cet objet relève de la tradition des conques rituelles bouddhistes tibétaines et himalayennes, connues en tibétain sous le nom de dungkar et en sanskrit sous celui de shankha. La conque figure parmi les huit symboles auspicieux, ashtamangala, du bouddhisme, où elle représente le son profond et universel du Dharma, l'enseignement du Bouddha censé éveiller les êtres de l'ignorance et se propager dans toutes les directions comme le son de l'instrument lui-même. Les coquilles à enroulement dextrogyre, plus rares dans la nature que les senestrogyres, sont particulièrement vénérées et considérées comme des présages de bon augure.
Fonctionnellement, la conque montée servait d'instrument à vent liturgique, soufflée lors des cérémonies monastiques pour marquer le début et la fin des rituels, accompagner les processions, ou annoncer certains moments de la liturgie collective. Dans un usage plus domestique, elle pouvait également servir de récipient à eau lustrale, utilisée pour les aspersions purificatoires. La monture en argent n'est pas seulement décorative : elle protège la coquille naturelle, rehausse son caractère précieux et l'inscrit dans le registre des objets rituels richement parés que l'on retrouve sur les autels tibétains, aux côtés des cloches, vajra et tambours damaru.
Sur le plan de l'histoire des arts himalayens, ce type de monture, souvent réalisée par des artisans newar de la vallée de Katmandou réputés pour leur maîtrise de l'orfèvrerie sur argent, illustre la porosité constante entre bouddhisme tibétain et hindouisme népalais, deux traditions religieuses qui partagent nombre de symboles et d'ateliers.
19 cm de long x 9 cm au plus large. Poids de l'ensemble : 540 g. Patine du temps sur l'argent et le coquillage.

