Cassolette (2) - Bronze, Marbre - Paire à bougeoir renversé





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Maître artisan en marqueterie avec 4 ans d'expérience. Stagiaire commissaire-priseur chez Sotheby's Paris.
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Description fournie par le vendeur
Paire de cassolettes à bougeoir renversé tripodes en marbre blanc et bronze doré, style Louis XVI
Cette paire de cassolettes, hautes de 25 cm et de 10 cm de diamètre, se compose d'un corps ovoïde en marbre blanc statuaire, surmonté d'un couvercle bombé également en marbre, terminé par un fleuron piriforme en bronze doré ajouré de feuillages. Le corps repose dans une monture de bronze doré finement ciselée, ceinturée d'une frise de perles, à laquelle sont attachées trois montants effilés à cannelures torsadées, réunis en leur sommet par des feuilles d'acanthe stylisées d'où retombent de fines chaînes croisées, purement décoratives, qui viennent orner la panse de marbre. Ces montants se terminent en sabot, motif emprunté au registre animalier antique très prisé du néoclassicisme, et reposent sur une base circulaire étagée en bronze et marbre blanc, ourlée d'une torsade dorée. Le couvercle, amovible, se retourne pour former un bougeoir, qui pouvait également recevoir un pastille ou tablette parfumée.
Cette typologie d'objet, connue sous le nom de cassolette tripode ou parfois d'athénienne en raison de sa silhouette inspirée des trépieds sacrificiels de l'Antiquité grecque et romaine, appartient au vocabulaire ornemental néoclassique diffusé en France à partir des années 1760-1770, sous l'influence du goût grec puis du style Louis XVI proprement dit. La forme s'inspire directement des tripodes antiques redécouverts lors des fouilles d'Herculanum et de Pompéi, retravaillés par les bronziers parisiens en un objet d'agrément raffiné, alliant marbre statuaire et bronze doré ciselé au mercure.
Fonctionnellement, la cassolette servait à brûler ou à diffuser des parfums, pastilles aromatiques ou essences, pratique très répandue dans les intérieurs aristocratiques du XVIIIe siècle pour assainir l'air et parfumer les salons ; le couvercle réversible, transformable en coupelle à bougie ou à parfum, atteste de cette double fonction d'usage.
Si la forme, la construction tripode à têtes animalières et pieds sabot, ainsi que l'association marbre blanc et bronze doré, sont typiquement d'esprit Louis XVI, cette production a connu un immense succès de reprise tout au long du XIXe siècle, notamment sous le Second Empire, où les bronziers parisiens rééditèrent abondamment ces modèles néoclassiques pour une clientèle bourgeoise nostalgique du raffinement d'Ancien Régime.
Plusieurs fentes sur les deux couvercles, avec deux éclats sur l'un des deux.
Paire de cassolettes à bougeoir renversé tripodes en marbre blanc et bronze doré, style Louis XVI
Cette paire de cassolettes, hautes de 25 cm et de 10 cm de diamètre, se compose d'un corps ovoïde en marbre blanc statuaire, surmonté d'un couvercle bombé également en marbre, terminé par un fleuron piriforme en bronze doré ajouré de feuillages. Le corps repose dans une monture de bronze doré finement ciselée, ceinturée d'une frise de perles, à laquelle sont attachées trois montants effilés à cannelures torsadées, réunis en leur sommet par des feuilles d'acanthe stylisées d'où retombent de fines chaînes croisées, purement décoratives, qui viennent orner la panse de marbre. Ces montants se terminent en sabot, motif emprunté au registre animalier antique très prisé du néoclassicisme, et reposent sur une base circulaire étagée en bronze et marbre blanc, ourlée d'une torsade dorée. Le couvercle, amovible, se retourne pour former un bougeoir, qui pouvait également recevoir un pastille ou tablette parfumée.
Cette typologie d'objet, connue sous le nom de cassolette tripode ou parfois d'athénienne en raison de sa silhouette inspirée des trépieds sacrificiels de l'Antiquité grecque et romaine, appartient au vocabulaire ornemental néoclassique diffusé en France à partir des années 1760-1770, sous l'influence du goût grec puis du style Louis XVI proprement dit. La forme s'inspire directement des tripodes antiques redécouverts lors des fouilles d'Herculanum et de Pompéi, retravaillés par les bronziers parisiens en un objet d'agrément raffiné, alliant marbre statuaire et bronze doré ciselé au mercure.
Fonctionnellement, la cassolette servait à brûler ou à diffuser des parfums, pastilles aromatiques ou essences, pratique très répandue dans les intérieurs aristocratiques du XVIIIe siècle pour assainir l'air et parfumer les salons ; le couvercle réversible, transformable en coupelle à bougie ou à parfum, atteste de cette double fonction d'usage.
Si la forme, la construction tripode à têtes animalières et pieds sabot, ainsi que l'association marbre blanc et bronze doré, sont typiquement d'esprit Louis XVI, cette production a connu un immense succès de reprise tout au long du XIXe siècle, notamment sous le Second Empire, où les bronziers parisiens rééditèrent abondamment ces modèles néoclassiques pour une clientèle bourgeoise nostalgique du raffinement d'Ancien Régime.
Plusieurs fentes sur les deux couvercles, avec deux éclats sur l'un des deux.
