Eugène Isabey - LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE D'EUGÈNE ISABEY (1803-1886) - 1850





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Lettre autographe signée d'Eugène Isabey (1803–1886), intitulée LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE D'EUGÈNE ISABEY, datée 1850, signée « E. Isabey », en bon état.
Description fournie par le vendeur
Artiste / Auteur : Eugène Isabey (1803-1886), célèbre peintre orientaliste, mariniste et figure majeure du romantisme français.
Destinataire : Amaury-Duval (1808-1885), peintre de renom et élève d'Ingres (mentionné « Mon vieux Duval »).
Type de document : Lettre Autographe Signée (L.A.S.)
Signature : Signée « E. Isabey » en fin de document.
État : Très bon état général. Lettre complète, papier d'époque avec plis d'usage. Excellente lisibilité de l'encre.
Présentation historique et intérêt du document
Cette lettre historique exceptionnelle plonge le lecteur directement au cœur des tractations mondaines et artistiques du Paris du XIXe siècle. Eugène Isabey y sollicite l'appui de son confrère et ami, le peintre Amaury-Duval, pour influencer une transaction majeure auprès de la haute noblesse russe.
Isabey y explique avoir reçu dans son atelier la visite d'une cliente prestigieuse : la Princesse Kalitzin (Galitzine), membre d'une des plus illustres et fortunées familles de l'aristocratie russe, connue pour son immense rôle de mécénat.
La lettre mentionne un intermédiaire clé du marché de l'art de l'époque : Monsieur Léopold Chéradam (issu d'une célèbre famille d'artistes parisiens), qui a personnellement introduit et accompagné la Princesse dans l'atelier d'Isabey pour lui faire découvrir deux tableaux fraîchement terminés au printemps.
D'une plume alerte et amicale, Isabey demande à Duval d'utiliser son influence et sa bonne réputation auprès du couple princier en y plaçant « un bon mot bien appuyé » pour sceller la vente. Un témoignage unique et captivant sur les réseaux d'influence, le rôle des intermédiaires comme Chéradam, et les stratégies commerciales des grands maîtres romantiques.
Transcription complète :
« Mon vieux Duval, tu es très obligeant, ta réputation est bien établie de ce côté là, aussi je ne lui donne pas un démenti ; j'ai entendu dire dans le monde que tu étais bien avec le Prince et la Princesse Kalitzin.
Elle est venue l'autre jour chez moi, amenée par Mr Léopold Chéradam, pour voir deux tableaux que j'ai terminés au Printemps. Si elle les achetait cela me ferait assez plaisir, un bon mot bien appuyé de toi et la chose serait bien avancée, les deux tableaux sont bons ne crains donc pas de te compromettre. Si tu avais un instant à toi, viens donc les voir, adieu mon bon Duval excuse la liberté que je prends mais dans pareilles circonstances c'est de mon amitié, et tu ne la trouveras pas en défaut.
tout à toi
E Isabey
Artiste / Auteur : Eugène Isabey (1803-1886), célèbre peintre orientaliste, mariniste et figure majeure du romantisme français.
Destinataire : Amaury-Duval (1808-1885), peintre de renom et élève d'Ingres (mentionné « Mon vieux Duval »).
Type de document : Lettre Autographe Signée (L.A.S.)
Signature : Signée « E. Isabey » en fin de document.
État : Très bon état général. Lettre complète, papier d'époque avec plis d'usage. Excellente lisibilité de l'encre.
Présentation historique et intérêt du document
Cette lettre historique exceptionnelle plonge le lecteur directement au cœur des tractations mondaines et artistiques du Paris du XIXe siècle. Eugène Isabey y sollicite l'appui de son confrère et ami, le peintre Amaury-Duval, pour influencer une transaction majeure auprès de la haute noblesse russe.
Isabey y explique avoir reçu dans son atelier la visite d'une cliente prestigieuse : la Princesse Kalitzin (Galitzine), membre d'une des plus illustres et fortunées familles de l'aristocratie russe, connue pour son immense rôle de mécénat.
La lettre mentionne un intermédiaire clé du marché de l'art de l'époque : Monsieur Léopold Chéradam (issu d'une célèbre famille d'artistes parisiens), qui a personnellement introduit et accompagné la Princesse dans l'atelier d'Isabey pour lui faire découvrir deux tableaux fraîchement terminés au printemps.
D'une plume alerte et amicale, Isabey demande à Duval d'utiliser son influence et sa bonne réputation auprès du couple princier en y plaçant « un bon mot bien appuyé » pour sceller la vente. Un témoignage unique et captivant sur les réseaux d'influence, le rôle des intermédiaires comme Chéradam, et les stratégies commerciales des grands maîtres romantiques.
Transcription complète :
« Mon vieux Duval, tu es très obligeant, ta réputation est bien établie de ce côté là, aussi je ne lui donne pas un démenti ; j'ai entendu dire dans le monde que tu étais bien avec le Prince et la Princesse Kalitzin.
Elle est venue l'autre jour chez moi, amenée par Mr Léopold Chéradam, pour voir deux tableaux que j'ai terminés au Printemps. Si elle les achetait cela me ferait assez plaisir, un bon mot bien appuyé de toi et la chose serait bien avancée, les deux tableaux sont bons ne crains donc pas de te compromettre. Si tu avais un instant à toi, viens donc les voir, adieu mon bon Duval excuse la liberté que je prends mais dans pareilles circonstances c'est de mon amitié, et tu ne la trouveras pas en défaut.
tout à toi
E Isabey

