École espagnole (XX) - Trío de Manolas

08
jours
14
heures
27
minutes
53
secondes
Offre actuelle
€ 20
Prix de réserve non atteint
Caroline Bokobza
Expert
Sélectionné par Caroline Bokobza

Diplômée commissaire-priseur français, a travaillé au département expertise de Sotheby’s Paris.

Estimation  € 400 - € 500
IT
20 €

Protection des acheteurs Catawiki

Votre paiement est en sécurité chez nous jusqu’à la réception de votre objet.Voir les informations

Trustpilot 4.4 | 142358 d’avis

Noté Excellent sur Trustpilot.

Trío de Manolas, lot composé d’œuvres de la période 1900–1910 en huile sur toile d’origine espagnole, vendu avec cadre, et une autre œuvre intitulée Manola dans la cour Sevillane, fin 19e/début 20e siècle, huile sur bois, également encadrée.

Résumé assisté par IA

Description fournie par le vendeur

INTÉRÊT DU LOT
Les trois œuvres partagent le goût d’une représentation raffinée et pittoresque de la femme andalouse, bien que abordées depuis deux domaines distincts : l’Espagnolisme français de la Belle Époque et la tradition costumbriste sévillane.
Les deux Manolas d’atmosphère française incarnent le goût cosmopolite de la Belle Époque pour l’image espagnole, tandis que la Manola de l’école sévillane transpose cet imaginaire sur un décor où la figure féminine apparaît intégrée à une architecture ornementale et accompagnée des attributs traditionnels de la culture andalouse.
Les petits formats, l’exécution minutieuse en miniature et les cadres romboïdaux d’époque contribuent à l’unité visuelle de l’ensemble.

1.- Paire de Manolas de cabinet. Espagnolisme français. Portraits féminins en miniature. Belle Époque. Paris, vers 1900–1908. Oils sur toile.

Élégante paire de portraits féminins en miniature réalisés à l’huile sur toile, datables vers 1900-1908, en pleine Belle Époque, avec une ancienneté d’environ 120 ans. Au revers des deux œuvres subsistent leurs revers d’origine avec des inscriptions manuscrites à l’encre. Parmi elles semblent se distinguer la référence à Paris et les dates de 1900 et 1908, éléments qui apportent un témoignage intéressant de l’histoire matérielle et de la provenance possible de l’ensemble, bien que leur lecture ne soit pas totalement nette.

Les figures répondent à l’archétype des MANOLAS : image idéalisée de la femme andalouse qui a connu une popularité extraordinaire dans l’environnement artistique parisien de la Belle Époque, dans le phénomène connu sous le nom d’Espagnolisme. Inspirées par l’imaginaire romantique espagnol, elles combinent des éléments traditionnels de la riche indumentaire andalouse avec une interprétation raffinée et cosmopolite destinée au goût de la clientèle européenne de l’époque.

Les compositions montrent deux bustes féminins sur fond sombre : une figure représentée de face en position de trois-quarts et l’autre de profil. Les deux arborent des éléments caractéristiques de l’indumentaire traditionnel andalou, mettant en valeur le mantón de Manila et, respectivement, une peineta et un éventail.

Les boucles d’oreilles longues, les peigne-cils, les fleurs qui ornent les cheveux rassemblés en chignon bas et les délicates ondulations en eau qui encadrent le visage forment un répertoire iconographique étroitement lié à l’image de l’Andalousie diffusée dans l’imaginaire artistique européen de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
L’ensemble conserve ses cadres originaux en bois, au format élégant romboïdal et à la riche moulure en escalier, une typologie décorative très caractéristique de la production française de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, qui met en valeur le caractère intime et précieux de ces miniatures.

La conservation des cadres et des revers d’origine, associée aux annotations manuscrites au verso, constitue une valeur ajoutée pour l’ensemble, en préservant sa configuration historique et en offrant un précieux témoignage de sa trajec­toire matérielle.

DIMENSIONS
• Cadre : 13,5 × 13,5 cm.
• Zone visible de la peinture : environ 6 × 6 cm.

ÉTAT DE CONSERVATION
Très bon état de conservation pour des œuvres d’environ 120 ans. Les œuvres conservent intégralement leurs cadres et revers d’origine, y compris les inscriptions manuscrites au verso.

• Les peintures présentent une légère usure superficielle et le vieillissement naturel propres à leur ancienneté.
• Les cadres conservent leur structure ferme, leur patine d’origine et ne montrent que de léguels signes d’usage compatibles avec le temps.
• L’un des cadres manque de l’anneau mobile du système d’accrochage, circonstance visible sur les photographies. Il s’agit d’un élément facilement remplaçable qui n’affecte pas la stabilité ni la correcte conservation de l’ensemble.


2. MANOLA DANS PATIO SEVILLAN / ÈCOLE SEVILLANE / JOSÉ RUBIO Y VILLEGAS
Fin du XIXe siècle – premières décennies du XXe siècle
Huile sur panneau

Ce tableau est un morceau authentique de l’histoire de la peinture et de l’illustration du XIXe siècle espagnol signé par une lignée académique reconnue.
L’œuvre représente l’essor de la peinture coûtumbriste andalouse de cabinet de la fin du XIXe siècle, dont l’origine et la valeur résident dans son appartenance à la prestigieuse école décorative et somptuaire de Séville au tournant des siècles.

Casa Rubio fut un établissement emblématique fondé à la mi-XIXe siècle à Séville, très reconnu pour la création et la vente d’articles coûteux coûtumbristes peints à la main et de grande qualité, liés à l’image de Séville.
José Rubio y Villegas est le créateur de cette œuvre de l’école sévillane et fut étroitement lié à la production artistique de souvenirs de luxe dans Séville à l’époque.

Identité dans les registres publics : Dans les catalogues officiels des biens meubles patrimoniaux de l’Andalousie (comme les fiches du Palais des Duèñas), ces petits pièces coûtumbristes et outils à l’huile (tablettes de format cabinet et pandettes) apparaissent inventoriés littéralement sous la rubrique : « Auteur : Rubio – Séville ».

DESCRIPTION
Excellente pièce de cabinet réalisée à l’huile sur panneau et signée « Rubio » avec indication « Seville » : rubriquen qui situe l’œuvre et l’auteur José Rubio de Villegas

Rubio, peintre et lithographe, a suivi les traces réussies de son père et, comme lui, a aussi étudié à l’Académie des Beaux-Arts de San Fernando, perpétuant ainsi la talentueuse dynastie artistique et académique.

Le tableau présente avec maestria de miniaturiste une scène à caractère pittoresque et ornemental protagonisée par une jeune Manola semi‑assise sur le parapet d’un grand arc qui l’encadre, avec une guitare espagnole soutenue devant le corps. La guitare établit une diagonale qui traverse le corps, tandis que l’arc la recueille et en fait le centre visuel de la scène.

La jeune femme incarne l’archétype de Manola : costume à volants avec piquillo, le visage encadré par une coiffure de vagues ondulées, les cheveux rassemblés en bas et une fleur ornant les cheveux.
La figure s’intègre dans une galerie d’inspiration mudéjar, à caractère ornemental marqué. Derrière elle s’ouvre un grand arc lobulé, à travers lequel on aperçoit le ciel bleu et une masse de végétation. De chaque côté apparaissent des surfaces architecturales décorées de motifs géométriques et végétaux, tandis que la socle vert parcourt le fond et se prolonge visuellement sous la figure.

La composition établit un contraste entre l’architecture de caractère géométrique et statique et la linéarité du pavement, face aux formes courbes de la silhouette, des volants de la robe, de la guitare, des fleurs et du mantón de Manila.

La palette est dominée par des bleus et des verts grisâtres, des blancs cassés et des tons doux de l’architecture. En contraste, dominent les rouges de la robe et des fleurs, l’ocre du mantón et les tons dorés de la guitare et la clarté du mantón de Manila posé sur une pièce.
L’éclairage est clair et uniforme. Le volume de la figure se dégage par des dégradations douces, tandis que les éléments architecturaux présentent une facture plus linéaire et décorative.
L’œuvre conserve son cadre original en bois de format romboïdal avec moulure escalonée et cristal protecteur.

DIMENSIONS
Avec cadre : 23 cm x 23 cm
Pinceau : 17 cm x 17 cm
Arrière-plan : 3 cm

L’œuvre partage les mêmes dimensions de cabinet que d’autres travaux de l’auteur.

AUTHENTICITÉ : La signature physique « Rubio / Sevilla »
DATATION : Fin du XIXe siècle / premières décennies du XXe siècle

ÉTAT DE CONSERVATION :
Excellente état général. La couche picturale est stable et conserve la vivacité des couleurs. Le cadre d’époque présente la patine naturelle propre à son ancienneté et conserve son cristal protecteur

NOTES ADDITIONNELLES:
** Les photographies font partie de la description.
** Les mesures et le poids finaux indiqués correspondent à la configuration d’un emballage sûr, indispensable pour garantir la protection adéquate des trois œuvres lors du transport.

INTÉRÊT DU LOT
Les trois œuvres partagent le goût d’une représentation raffinée et pittoresque de la femme andalouse, bien que abordées depuis deux domaines distincts : l’Espagnolisme français de la Belle Époque et la tradition costumbriste sévillane.
Les deux Manolas d’atmosphère française incarnent le goût cosmopolite de la Belle Époque pour l’image espagnole, tandis que la Manola de l’école sévillane transpose cet imaginaire sur un décor où la figure féminine apparaît intégrée à une architecture ornementale et accompagnée des attributs traditionnels de la culture andalouse.
Les petits formats, l’exécution minutieuse en miniature et les cadres romboïdaux d’époque contribuent à l’unité visuelle de l’ensemble.

1.- Paire de Manolas de cabinet. Espagnolisme français. Portraits féminins en miniature. Belle Époque. Paris, vers 1900–1908. Oils sur toile.

Élégante paire de portraits féminins en miniature réalisés à l’huile sur toile, datables vers 1900-1908, en pleine Belle Époque, avec une ancienneté d’environ 120 ans. Au revers des deux œuvres subsistent leurs revers d’origine avec des inscriptions manuscrites à l’encre. Parmi elles semblent se distinguer la référence à Paris et les dates de 1900 et 1908, éléments qui apportent un témoignage intéressant de l’histoire matérielle et de la provenance possible de l’ensemble, bien que leur lecture ne soit pas totalement nette.

Les figures répondent à l’archétype des MANOLAS : image idéalisée de la femme andalouse qui a connu une popularité extraordinaire dans l’environnement artistique parisien de la Belle Époque, dans le phénomène connu sous le nom d’Espagnolisme. Inspirées par l’imaginaire romantique espagnol, elles combinent des éléments traditionnels de la riche indumentaire andalouse avec une interprétation raffinée et cosmopolite destinée au goût de la clientèle européenne de l’époque.

Les compositions montrent deux bustes féminins sur fond sombre : une figure représentée de face en position de trois-quarts et l’autre de profil. Les deux arborent des éléments caractéristiques de l’indumentaire traditionnel andalou, mettant en valeur le mantón de Manila et, respectivement, une peineta et un éventail.

Les boucles d’oreilles longues, les peigne-cils, les fleurs qui ornent les cheveux rassemblés en chignon bas et les délicates ondulations en eau qui encadrent le visage forment un répertoire iconographique étroitement lié à l’image de l’Andalousie diffusée dans l’imaginaire artistique européen de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
L’ensemble conserve ses cadres originaux en bois, au format élégant romboïdal et à la riche moulure en escalier, une typologie décorative très caractéristique de la production française de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, qui met en valeur le caractère intime et précieux de ces miniatures.

La conservation des cadres et des revers d’origine, associée aux annotations manuscrites au verso, constitue une valeur ajoutée pour l’ensemble, en préservant sa configuration historique et en offrant un précieux témoignage de sa trajec­toire matérielle.

DIMENSIONS
• Cadre : 13,5 × 13,5 cm.
• Zone visible de la peinture : environ 6 × 6 cm.

ÉTAT DE CONSERVATION
Très bon état de conservation pour des œuvres d’environ 120 ans. Les œuvres conservent intégralement leurs cadres et revers d’origine, y compris les inscriptions manuscrites au verso.

• Les peintures présentent une légère usure superficielle et le vieillissement naturel propres à leur ancienneté.
• Les cadres conservent leur structure ferme, leur patine d’origine et ne montrent que de léguels signes d’usage compatibles avec le temps.
• L’un des cadres manque de l’anneau mobile du système d’accrochage, circonstance visible sur les photographies. Il s’agit d’un élément facilement remplaçable qui n’affecte pas la stabilité ni la correcte conservation de l’ensemble.


2. MANOLA DANS PATIO SEVILLAN / ÈCOLE SEVILLANE / JOSÉ RUBIO Y VILLEGAS
Fin du XIXe siècle – premières décennies du XXe siècle
Huile sur panneau

Ce tableau est un morceau authentique de l’histoire de la peinture et de l’illustration du XIXe siècle espagnol signé par une lignée académique reconnue.
L’œuvre représente l’essor de la peinture coûtumbriste andalouse de cabinet de la fin du XIXe siècle, dont l’origine et la valeur résident dans son appartenance à la prestigieuse école décorative et somptuaire de Séville au tournant des siècles.

Casa Rubio fut un établissement emblématique fondé à la mi-XIXe siècle à Séville, très reconnu pour la création et la vente d’articles coûteux coûtumbristes peints à la main et de grande qualité, liés à l’image de Séville.
José Rubio y Villegas est le créateur de cette œuvre de l’école sévillane et fut étroitement lié à la production artistique de souvenirs de luxe dans Séville à l’époque.

Identité dans les registres publics : Dans les catalogues officiels des biens meubles patrimoniaux de l’Andalousie (comme les fiches du Palais des Duèñas), ces petits pièces coûtumbristes et outils à l’huile (tablettes de format cabinet et pandettes) apparaissent inventoriés littéralement sous la rubrique : « Auteur : Rubio – Séville ».

DESCRIPTION
Excellente pièce de cabinet réalisée à l’huile sur panneau et signée « Rubio » avec indication « Seville » : rubriquen qui situe l’œuvre et l’auteur José Rubio de Villegas

Rubio, peintre et lithographe, a suivi les traces réussies de son père et, comme lui, a aussi étudié à l’Académie des Beaux-Arts de San Fernando, perpétuant ainsi la talentueuse dynastie artistique et académique.

Le tableau présente avec maestria de miniaturiste une scène à caractère pittoresque et ornemental protagonisée par une jeune Manola semi‑assise sur le parapet d’un grand arc qui l’encadre, avec une guitare espagnole soutenue devant le corps. La guitare établit une diagonale qui traverse le corps, tandis que l’arc la recueille et en fait le centre visuel de la scène.

La jeune femme incarne l’archétype de Manola : costume à volants avec piquillo, le visage encadré par une coiffure de vagues ondulées, les cheveux rassemblés en bas et une fleur ornant les cheveux.
La figure s’intègre dans une galerie d’inspiration mudéjar, à caractère ornemental marqué. Derrière elle s’ouvre un grand arc lobulé, à travers lequel on aperçoit le ciel bleu et une masse de végétation. De chaque côté apparaissent des surfaces architecturales décorées de motifs géométriques et végétaux, tandis que la socle vert parcourt le fond et se prolonge visuellement sous la figure.

La composition établit un contraste entre l’architecture de caractère géométrique et statique et la linéarité du pavement, face aux formes courbes de la silhouette, des volants de la robe, de la guitare, des fleurs et du mantón de Manila.

La palette est dominée par des bleus et des verts grisâtres, des blancs cassés et des tons doux de l’architecture. En contraste, dominent les rouges de la robe et des fleurs, l’ocre du mantón et les tons dorés de la guitare et la clarté du mantón de Manila posé sur une pièce.
L’éclairage est clair et uniforme. Le volume de la figure se dégage par des dégradations douces, tandis que les éléments architecturaux présentent une facture plus linéaire et décorative.
L’œuvre conserve son cadre original en bois de format romboïdal avec moulure escalonée et cristal protecteur.

DIMENSIONS
Avec cadre : 23 cm x 23 cm
Pinceau : 17 cm x 17 cm
Arrière-plan : 3 cm

L’œuvre partage les mêmes dimensions de cabinet que d’autres travaux de l’auteur.

AUTHENTICITÉ : La signature physique « Rubio / Sevilla »
DATATION : Fin du XIXe siècle / premières décennies du XXe siècle

ÉTAT DE CONSERVATION :
Excellente état général. La couche picturale est stable et conserve la vivacité des couleurs. Le cadre d’époque présente la patine naturelle propre à son ancienneté et conserve son cristal protecteur

NOTES ADDITIONNELLES:
** Les photographies font partie de la description.
** Les mesures et le poids finaux indiqués correspondent à la configuration d’un emballage sûr, indispensable pour garantir la protection adéquate des trois œuvres lors du transport.

Détails

Artiste
École espagnole (XX)
Vendu avec cadre
Oui
Vendu(e) par
Propriétaire ou revendeur
Édition
Original
Titre de l'œuvre d'art
Trío de Manolas
Technique
Peinture à l’huile
Signature
Signé à la main
Pays d’origine
Espagne
Condition
Bon état
Hauteur
23 cm
Largeur
23 cm
Représentation/thème
Portrait
Style
Art populaire
Période
1900-1910
EspagneVérifié
14
Objets vendus
100%
Particulier

Objets similaires

  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​

Pour vous

Art classique et impressionnisme

  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​
  • ​
    ​
    ​