Apollinaire / Pablo Picasso - Calligrammes - 1925





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Description fournie par le vendeur
Guillaume Apollinaire, Calligrammes, NRF, 1925. Avec un portrait de l’auteur par Pablo Picasso, gravé sur bois par R. Jaudon. Manque au bas du dos. Intérieur très frais. In-8, 228 pages,
Rare seconde édition de ce recueil emblématique de Guillaume Apollinaire. Un des 200 exemplaires numérotés sur papier pur Fil Lafuma-Navarre.
En frontispice, la reproduction du portrait représentant Apollinaire signé Pablo Picasso et accompagnant l’édition originale paru au Mercure de France en 1918.
Apollinaire avait prévu pour cet ouvrage un « Avertissement de l’auteur » resté inédit :
« Voici la plus grande partie de mes poèmes de guerre jusqu’au moment où j’ai été grièvement blessé. Je les adressais à mes amis dans des lettres d’où ceux-ci ont bien voulu les tirer. Il m’en manque encore beaucoup. J’ai laissé de côté pour ne la publier que plus tard ma production poétique d’avant la guerre. Les idéogrammes lyriques qui ouvrent le recueil avaient été faits peu de temps avant que n’éclatât le grand conflit et allaient paraître sous le titre d’Et moi aussi je suis peintre, lorsque la mobilisation fut décidée. L’édition disparut dans la tourmente… »
Une première version du recueil fut finalement soumise au Mercure de France.
Fin 1917, la fabrication tardait cependant à cause des difficultés typographiques à reproduire les Calligrammes. Apollinaire, constatant la mauvaise qualité des épreuves, décida alors de réaliser lui-même une maquette pour l’éditeur, à partir de pages d'épreuves corrigées, de copies de poèmes publiés en revues et de versions manuscrites d'autres poèmes écrits ou remaniés.
Calligrammes paru finalement en avril 1918. La première édition contient en frontispice la reproduction d'un portrait représentant Apollinaire signé Pablo Picasso. Le recueil est dédié à René Dalize, ami d'enfance d'Apollinaire, mort à la guerre, à qui il rend hommage dans sa dédicace: « À la mémoire / du plus ancien de mes camarades / René Dalize / mort au champ d’honneur / le 7 mai 1917 ».
Apollinaire l'évoque dans les calligrammes La Colombe poignardée et le Jet d'eau :
« Où sont Raynal Billy Dalize
O mes amis partis en guerre
Dont les noms se mélancolisent »
L’accueil du recueil a été mitigé lors de sa première publication : l'innovation formelle est mal comprise et les poèmes paraissent tantôt trop légers tantôt pas assez critiques vis-à-vis de la Première Guerre mondiale.
Le temps passé, Calligrammes est devenu un recueil mythique de la poésie française.
Guillaume Apollinaire, Calligrammes, NRF, 1925. Avec un portrait de l’auteur par Pablo Picasso, gravé sur bois par R. Jaudon. Manque au bas du dos. Intérieur très frais. In-8, 228 pages,
Rare seconde édition de ce recueil emblématique de Guillaume Apollinaire. Un des 200 exemplaires numérotés sur papier pur Fil Lafuma-Navarre.
En frontispice, la reproduction du portrait représentant Apollinaire signé Pablo Picasso et accompagnant l’édition originale paru au Mercure de France en 1918.
Apollinaire avait prévu pour cet ouvrage un « Avertissement de l’auteur » resté inédit :
« Voici la plus grande partie de mes poèmes de guerre jusqu’au moment où j’ai été grièvement blessé. Je les adressais à mes amis dans des lettres d’où ceux-ci ont bien voulu les tirer. Il m’en manque encore beaucoup. J’ai laissé de côté pour ne la publier que plus tard ma production poétique d’avant la guerre. Les idéogrammes lyriques qui ouvrent le recueil avaient été faits peu de temps avant que n’éclatât le grand conflit et allaient paraître sous le titre d’Et moi aussi je suis peintre, lorsque la mobilisation fut décidée. L’édition disparut dans la tourmente… »
Une première version du recueil fut finalement soumise au Mercure de France.
Fin 1917, la fabrication tardait cependant à cause des difficultés typographiques à reproduire les Calligrammes. Apollinaire, constatant la mauvaise qualité des épreuves, décida alors de réaliser lui-même une maquette pour l’éditeur, à partir de pages d'épreuves corrigées, de copies de poèmes publiés en revues et de versions manuscrites d'autres poèmes écrits ou remaniés.
Calligrammes paru finalement en avril 1918. La première édition contient en frontispice la reproduction d'un portrait représentant Apollinaire signé Pablo Picasso. Le recueil est dédié à René Dalize, ami d'enfance d'Apollinaire, mort à la guerre, à qui il rend hommage dans sa dédicace: « À la mémoire / du plus ancien de mes camarades / René Dalize / mort au champ d’honneur / le 7 mai 1917 ».
Apollinaire l'évoque dans les calligrammes La Colombe poignardée et le Jet d'eau :
« Où sont Raynal Billy Dalize
O mes amis partis en guerre
Dont les noms se mélancolisent »
L’accueil du recueil a été mitigé lors de sa première publication : l'innovation formelle est mal comprise et les poèmes paraissent tantôt trop légers tantôt pas assez critiques vis-à-vis de la Première Guerre mondiale.
Le temps passé, Calligrammes est devenu un recueil mythique de la poésie française.

