Textile - 27 cm - 22 cm - Panneau brodé Miao, Chine





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Panneau brodé en soie Miao, originaire du Guizhou, Chine, daté 1960–1970, mesurant 22 × 27 cm, en bon état malgré quelques usures liées à l’âge, intitulé Panneau brodé Miao, Chine.
Description fournie par le vendeur
Panneau brodé de porte-bébé, peuple Miao, province du Guizhou, Chine
Ce panneau textile, de 22 x 27 cm, est brodé de fils de soie aux couleurs vives, rouge, bleu, violet et turquoise, sur un fond de coton noir tissé serré, selon un jeu de bordures concentriques encadrant un motif central en forme de croix stylisée à crochets, composition rigoureusement symétrique typique de l'art textile des minorités du sud-ouest de la Chine. Les bordures successives alternent motifs géométriques en dents de scie, chevrons et grecques à crochets, l'ensemble exécuté dans une technique de broderie comptée et appliquée extrêmement dense, ne laissant presque rien voir du fond. Le revers du panneau est constitué d'un coton teint à l'indigo tissé de fines rayures claires et foncées, caractéristique de la production textile villageoise de la région, le panneau brodé ayant été rapporté et cousu sur cette doublure.
Cette pièce correspond au type bien documenté des panneaux de porte-bébé, utilisés par les populations Miao, et dans une moindre mesure Dong, de la province du Guizhou, en Chine du Sud-Ouest. Ce panneau carré ou rectangulaire richement brodé constituait l'élément central et le plus soigné d'un dispositif plus large, le porte-bébé traditionnel, dans lequel l'enfant était porté sur le dos de sa mère, maintenu par de longues bandes de tissu nouées autour de la taille et des épaules.
Chez les Miao, dont la culture matérielle repose sur une transmission exclusivement orale et artisanale faute d'écriture historique largement répandue, le tissage, la teinture à l'indigo, le batik à la cire et la broderie constituaient le principal vecteur de mémoire collective, les motifs géométriques et les spirales étant traditionnellement chargés de significations protectrices, censées éloigner les esprits malveillants de l'enfant porté. La confection d'un tel panneau, qui pouvait demander plusieurs mois de travail, relevait d'un savoir-faire transmis de mère en fille dès le plus jeune âge, et le porte-bébé achevé constituait souvent un cadeau offert à l'occasion de la naissance d'un enfant ou du mariage de la mère.
Bel état de conservation.
Panneau brodé de porte-bébé, peuple Miao, province du Guizhou, Chine
Ce panneau textile, de 22 x 27 cm, est brodé de fils de soie aux couleurs vives, rouge, bleu, violet et turquoise, sur un fond de coton noir tissé serré, selon un jeu de bordures concentriques encadrant un motif central en forme de croix stylisée à crochets, composition rigoureusement symétrique typique de l'art textile des minorités du sud-ouest de la Chine. Les bordures successives alternent motifs géométriques en dents de scie, chevrons et grecques à crochets, l'ensemble exécuté dans une technique de broderie comptée et appliquée extrêmement dense, ne laissant presque rien voir du fond. Le revers du panneau est constitué d'un coton teint à l'indigo tissé de fines rayures claires et foncées, caractéristique de la production textile villageoise de la région, le panneau brodé ayant été rapporté et cousu sur cette doublure.
Cette pièce correspond au type bien documenté des panneaux de porte-bébé, utilisés par les populations Miao, et dans une moindre mesure Dong, de la province du Guizhou, en Chine du Sud-Ouest. Ce panneau carré ou rectangulaire richement brodé constituait l'élément central et le plus soigné d'un dispositif plus large, le porte-bébé traditionnel, dans lequel l'enfant était porté sur le dos de sa mère, maintenu par de longues bandes de tissu nouées autour de la taille et des épaules.
Chez les Miao, dont la culture matérielle repose sur une transmission exclusivement orale et artisanale faute d'écriture historique largement répandue, le tissage, la teinture à l'indigo, le batik à la cire et la broderie constituaient le principal vecteur de mémoire collective, les motifs géométriques et les spirales étant traditionnellement chargés de significations protectrices, censées éloigner les esprits malveillants de l'enfant porté. La confection d'un tel panneau, qui pouvait demander plusieurs mois de travail, relevait d'un savoir-faire transmis de mère en fille dès le plus jeune âge, et le porte-bébé achevé constituait souvent un cadeau offert à l'occasion de la naissance d'un enfant ou du mariage de la mère.
Bel état de conservation.

