Figure d'ancêtre - Mahafaly - Madagascar - Fragment d'une stèle funéraire






Titulaire d'un diplôme de troisième cycle en études africaines et 15 ans d'expérience en art africain.
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Description fournie par le vendeur
MF041 Fragment de la tête d'une stèle funéraire AloAlo des Mahafaly, homme accroupi, 1270 g, 30 x 22 x 17 cm, env. 1950, région d'Ampanihy, Tulear
Les stèles funéraires AloAlo sont exposées au vent et aux intempéries, parfois assez instables et provisoires sur les tombes des Mahafaly. Là-bas elles sont la plupart du temps laissées seules et soulignent ainsi la fugacité de la vie. Le climat sec conserve le bois assez longtemps, mais les éléments laissent leurs traces sur les sculptures. Des pieux pourris ou cassés sont ensuite enlevés par la famille, si elle est encore établie. La partie supérieure (la tête) de la statue est toutefois importante et est donc parfois détachée et conservée ou aussi vendue. Dans de rares cas, il y a aussi une « réécriture de l’histoire » par les membres de la famille qui suivent et des fragments des stèles des ancêtres sont découpés, complétés ou détruits.
Parfois les membres de la famille partagent aussi les totems afin de posséder l’esprit des ancêtres, d’exercer des actes de vengeance ou de bannir des personnes de la lignée des ancêtres. On racle même des morceaux de sculpture pour en faire des remèdes ou les transformer en amulettes.
Je n’ai jamais vu une scène similaire dans la représentation des totems. On distingue un homme accroupi lors d’une tâche, d’une cérémonie ou d’un travail. Le petit chapeau et la pose ne suggèrent pas une activité, même la barbe musulmane, car ils n’agissent qu’à Madagascar. L’objet dans sa main droite pourrait être un bâton funéraire, mais on ne l’actionne pas de cette façon en restant accroupi. Peut-être s’agit-il aussi d’une pose de jeu ou d’une action rituelle, cela demeure pour moi incertain.
L’exposition extérieure a fortement usé les contours, il y a du lichen. Le bois dur utilisé, le Menabe, n’est toutefois pas pourri ni friable à l’intérieur ! La pluie rare a creusé de profonds cannelures dans le bois et il y a des éclats des dernières décennies. Ce sont des indicateurs sûrs d’ancienneté qui ne peuvent pas être simulés artificiellement.
Les véritables AloAlo sont une rareté artistique, car le culte des ancêtres, qui provient de Papa Neuginea, n’a trouvé dans le monde entier qu’à Madagascar une expression corporelle dans ces stèles. L’exportation de biens culturels/antiquités est à Madagascar strictement limitée.
Nos anciens originaux sont partiellement en possession familiale depuis 1975 et, grâce à la valeur croissante auprès des collectionneurs, constituent également un placement rentable.
Cet objet convient au transport par colis normal assuré et est emballé par nos soins de manière antichoc et soignée.
À propos du vendeur
MF041 Fragment de la tête d'une stèle funéraire AloAlo des Mahafaly, homme accroupi, 1270 g, 30 x 22 x 17 cm, env. 1950, région d'Ampanihy, Tulear
Les stèles funéraires AloAlo sont exposées au vent et aux intempéries, parfois assez instables et provisoires sur les tombes des Mahafaly. Là-bas elles sont la plupart du temps laissées seules et soulignent ainsi la fugacité de la vie. Le climat sec conserve le bois assez longtemps, mais les éléments laissent leurs traces sur les sculptures. Des pieux pourris ou cassés sont ensuite enlevés par la famille, si elle est encore établie. La partie supérieure (la tête) de la statue est toutefois importante et est donc parfois détachée et conservée ou aussi vendue. Dans de rares cas, il y a aussi une « réécriture de l’histoire » par les membres de la famille qui suivent et des fragments des stèles des ancêtres sont découpés, complétés ou détruits.
Parfois les membres de la famille partagent aussi les totems afin de posséder l’esprit des ancêtres, d’exercer des actes de vengeance ou de bannir des personnes de la lignée des ancêtres. On racle même des morceaux de sculpture pour en faire des remèdes ou les transformer en amulettes.
Je n’ai jamais vu une scène similaire dans la représentation des totems. On distingue un homme accroupi lors d’une tâche, d’une cérémonie ou d’un travail. Le petit chapeau et la pose ne suggèrent pas une activité, même la barbe musulmane, car ils n’agissent qu’à Madagascar. L’objet dans sa main droite pourrait être un bâton funéraire, mais on ne l’actionne pas de cette façon en restant accroupi. Peut-être s’agit-il aussi d’une pose de jeu ou d’une action rituelle, cela demeure pour moi incertain.
L’exposition extérieure a fortement usé les contours, il y a du lichen. Le bois dur utilisé, le Menabe, n’est toutefois pas pourri ni friable à l’intérieur ! La pluie rare a creusé de profonds cannelures dans le bois et il y a des éclats des dernières décennies. Ce sont des indicateurs sûrs d’ancienneté qui ne peuvent pas être simulés artificiellement.
Les véritables AloAlo sont une rareté artistique, car le culte des ancêtres, qui provient de Papa Neuginea, n’a trouvé dans le monde entier qu’à Madagascar une expression corporelle dans ces stèles. L’exportation de biens culturels/antiquités est à Madagascar strictement limitée.
Nos anciens originaux sont partiellement en possession familiale depuis 1975 et, grâce à la valeur croissante auprès des collectionneurs, constituent également un placement rentable.
Cet objet convient au transport par colis normal assuré et est emballé par nos soins de manière antichoc et soignée.
