Erasmo - Éloge de la Folie - 1757






Spécialiste des livres anciens, spécialisée dans les conflits théologiques depuis 1999.
38 € | ||
|---|---|---|
31 € | ||
28 € | ||
Protection des acheteurs Catawiki
Votre paiement est en sécurité chez nous jusqu’à la réception de votre objet.Voir les informations
Trustpilot 4.4 | 144879 d’avis
Noté Excellent sur Trustpilot.
Éloge de la Folie d’Erasmo est une édition illustrée en français de 1757, avec des gravures d’après Charles Eisen et une reliure en cuir.
Description fournie par le vendeur
ERASMO CONTRE LA STUPIDITÉ HUMAINE – LE CHEF-d’ŒUVRE ILLUSTRÉ PAR CHARLES EISEN
Une édition raffinée du XVIIIe siècle, l’une des plus célèbres œuvres satiriques de la Renaissance européenne, illustrée. Publié à l’origine en 1511, l’Eloge de la folie d’Erasme dénonce avec ironie les vices de la société, de l’Église et du pouvoir. Cette précieuse édition française de 1757 présente la traduction de Nicolas Gueudeville, revue sur le texte de l’édition de Bâle. Magnifiquement illustrée par des gravures sur cuivre tirées des compositions de Charles Eisen, figure de l’art rococo français. Une rencontre fascinante entre l’humanisme d’Erasme et l’élégance figurative du XVIIIe siècle, dans une reliure antique caractéristique en plein cuir.
ABSTRACT
Élégante édition française de 1757 du L’Éloge de la folie, célèbre œuvre de Desiderius Erasmus (Désiderius Ermats) de Rotterdam, dans la traduction de Nicolas Gueudeville, révisée et corrigée sur le texte de l’édition de Bâle, avec notes et un important appareil iconographique. Cette impression du XVIIIe siècle appartient à la fertile tradition éditoriale illustrée de l’œuvre et se distingue par les compositions allégoriques de Charles Eisen, gravées sur cuivre par certains des meilleurs graveurs français de l’époque. L’illustration bibliographiquement prévue comprend une antiportée allégorique, une frise figurée en page de titre, une vignette initiale, treize planches hors texte et une gravure finale, pour un total de dix-sept compositions graphiques. La Folie, personnifiée comme protagoniste et narratrice, prononce un discours ironique en son propre laud, démystifiant les contradictions, les faiblesses et les vanités des hommes. Cibles de sa satire: les savants, les théologiens, les princes, les courtisans, les religieux, les puissants et les conventions sociales. Les illustrations d’Eisen traduisent cet univers littéraire en scènes allégoriques raffinées, caractérisées par une narration vive, une élégance rococo et un humour subtil. Une édition particulièrement intéressante pour les collectionneurs d’Erasme, les livres illustrés français, la littérature humaniste et les gravures du XVIIIe siècle.
POURQUOI ACHETER
UN CHEF-D’ŒUVRE DE L’HUMANISME – L’Éloge de la folie est l’une des œuvres fondamentales de la littérature européenne, une satire universelle de la vanité, de l’ignorance et de l’hypocrisie humaine.
ÉDITION ILLUSTRÉE DE 1757 – Impression du XVIIIe siècle appartenant à la célèbre tradition des éditions françaises décorées par les compositions de Charles Eisen.
GRAVURES DE CHARLES EISEN – Apparat figuratif raffiné tiré des dessins de l’un des plus importants illustrateurs du rococo français, présentant des scènes allégoriques et satiriques d’une qualité artistique notable.
TRADUCTION DE NICOLAS GUEUDEVILLE – L’une des versions françaises historiquement les plus importantes de l’œuvre, revue et accompagnée de notes explicatives.
FRONTSPIEZ EN ROUGE ET NOIR – Élégante composition typographique avec titre en deux couleurs, vignette figurée et date en chiffres romains, selon le goût de l’édition française du XVIIIe siècle.
ART ET PHILOSOPHIE – Une œuvre qui réunit la force intellectuelle d’Erasme et le talent des graveurs du XVIIIe siècle, particulièrement attrayante pour une bibliothèque de classiques illustrés.
RELIURE ANTIQUE – Exemplaire conservé en plein cuir avec dos à nerfs et décorations dorées, témoignage du goût bibliographique de l’époque.
VALEUR MARCHÉE
Les éditions illustrées de l’Eloge de la folie d’Erasme occupent une place consolidée sur le marché des antiquités, notamment lorsqu’elles conservent l’appareil figuratif original. Les tirages français du XVIIIe siècle illustrés par Charles Eisen sont recherchés pour l’élégance des gravures et pour la qualité de la tradition éditoriale à laquelle ils appartiennent. La valeur dépend essentiellement de l’intégralité des treize planches hors texte, de la fraîcheur des impressions, de l’état de la reliure et de l’intégrité des papiers. Pour l’édition de 1757, on observe des offres antiquaires autour de 500 € pour des exemplaires en bon état.
DESCRIPTION PHYSIQUE ET CONDITION
Relure antique en plein cuir marron, dos à nerfs avec compartiments décorés de frises florales imprimées en or, plats simples avec signes naturels du temps. À l’intérieur, papier avec quelques florilèges physiologiques et taches. Dans les livres anciens, avec une histoire pluriséculaire, peuvent apparaître quelques imperfections, pas toujours signalées dans la description. Cette annonce contient des Visualisations IA. Reportez-vous aux photographies originales pour vérifier les conditions effectives de l’objet. Les images font partie intégrante de la description. Pp. (2); 6nn; 24; 222; (2).
TITRE COMPLET ET AUTEUR
Desiderius Erasmus Roterodamus.
L’Éloge de la folie.
1757.
Contexte et signification
Écrit en 1509 et publié pour la première fois à Paris en 1511, le Moriae Encomium, universellement connu sous le nom d’Eloge de la folie, représente l’un des sommets de la littérature humaniste européenne. Erasme conçut l’œuvre lors d’un séjour en Angleterre, la dédiant à l’ami Thomas More, futur auteur de Utopia. Par un brillant art rhétorique, la Folie prend la parole et prononce un long discours en louange apparent de ses propres mérites, révélant en réalité les faiblesses et les contradictions du comportement humain. Aucune catégorie sociale n’échappe à la satire: philosophes, grammairiens, théologiens, moines, ecclésiastiques, souverains, courtisans, marchands et hommes ordinaires sont représentés comme prisonniers de l’amour-propre, de l’ambition, de la superstition ou de la quête de prestige. La critique d’Erasme ne se limite pas au mœurs sociales, mais touche des questions morales et religieuses profondément liées au renouveau spirituel de l’Europe du début du XVIe siècle. Le texte propose une vision de la religiosité chrétienne fondée sur la simplicité évangélique et la sincérité intérieure, s’opposant au formalisme et aux prétentions d’autorité. Son succès éditorial extraordinaire accompagna les transformations culturelles de la Réforme et de la Contre-Réforme, assurant une circulation continue des siècles suivants. L’édition française de 1757 témoigne de la vitalité de l’œuvre à l’époque des Lumières, lorsque la critique de l’intolérance, de l’ignorance et de l’autoritarisme trouvait de nouvelles résonances dans la pensée européenne. Les gravures d’Eisen, avec leur langage allégorique et théâtral, restitue visuellement le caractère ludique et en même temps corrosif de la satire erasmienne.
BRÈVE BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR
Desiderius Erasmus de Rotterdam, né probablement en 1466 ou 1469 et mort à Bâle en 1536, fut l’un des plus grands humanistes de la Renaissance européenne. Moine augustinien, philologue, théologien et écrivain, il consacra sa vie à l’étude des classiques grecs et latins, à la critique des textes sacrés et à la promotion d’un christianisme fondé sur la connaissance, la modération et la liberté intellectuelle. Il voyagea largement en Europe, résidant dans les Pays-Bas, en France, en Angleterre, en Italie et en Suisse, et entretint des rapports avec les principaux savants et hommes politiques de son temps. Parmi ses œuvres les plus importantes figurent les Adagia, l’Enchiridion militis Christiani, les Colloquia et l’édition critique du Nouveau Testament grec de 1516, destinée à influencer profondément l’histoire des études bibliques. Bien qu’il critiquât sévèrement les abus ecclésiastiques, Erasme refusa d’adhérer à la rupture confessionnelle prônée par Martin Luther, défendant une perspective de réforme pacifique et la valeur du libre arbitre. Son Eloge de la folie reste le texte le plus célèbre de son œuvre et l’une des expressions les plus durables de la capacité de l’humanisme à unir érudition, ironie et critique morale.
BIOGRAPHIE SOMMAIRE DE L’AUTEUR
Desiderio Erasmo da Rotterdam, né probablement en 1466 ou 1469 et mort à Bâle en 1536, fut l’un des plus grands humanistes de la Renaissance européenne. Moine augustinien, philologue, théologien et écrivain, il consacra sa vie à l’étude des classiques grecs et latins, à la critique des textes sacrés et à la promotion d’un christianisme fondé sur la connaissance, la modération et la liberté intellectuelle. Il voyagea largement en Europe, résidant dans les Pays-Bas, en France, en Angleterre, en Italie et en Suisse, et entretint des rapports avec les principaux savants et hommes d’État de son temps. Parmi ses œuvres les plus importantes figurent les Adagia, l’Enchiridion militis Christiani, les Colloquia et l’édition critique du Nouveau Testament grec de 1516, destinée à influencer profondément l’histoire des études bibliques. Bien qu’il critiquât avec vigueur les abus ecclésiastiques, Erasme refusa de s’opposer à la rupture confessionnelle prônée par Martin Luther, défendant une perspective de réforme pacifique et la valeur du libre arbitre. Son Éloge de la folie demeure le texte le plus célèbre de son œuvre et l’une des expressions les plus durables de la capacité de l’humanisme à unir érudition, ironie et critique morale.
HISTOIRE D’IMPRESSION ET CIRCULATION
L’Éloge de la folie connut une fortune éditoriale exceptionnelle dès la première édition latine de 1511. Au cours du XVIe siècle apparurent de nombreuses impressions et traductions, souvent accompagnées d’appareillages figuratifs contribuant à la diffusion internationale du texte. Particulièrement célèbre demeure la tradition des illustrations de Hans Holbein le Jeune, auteur des dessins marginaux réalisés sur un exemplaire de l’édition de Bâle de 1515. Au XVIIIe siècle, l’œuvre fut relancée dans de nouvelles traductions et éditions illustrées selon les canons esthétiques contemporains. La version française de Nicolas Gueudeville gagna une diffusion considérable et fut ensuite révisée et annotée par Meusnier de Querlon. Un moment particulièrement important dans l’histoire iconographique de l’œuvre fut représenté par l’édition illustrée de 1751, ornée des dessins de Charles Eisen. L’édition de 1757 présentée ici reprend cette favorable mise en page graphique dans un format plus petit, avec des gravures adaptées au douzième. La dotation figurative comprend une antiportée, une vignette en frontispice, un fregio initial, treize planches hors texte et une gravure finale, pour un total de dix-sept éléments graphiques. Les compositions furent gravées sur cuivre par divers graveurs, parmi lesquels Noël Le Mire, Jean-Jacques Flipart, Jacques Aliamet, Jean-Baptiste Delafosse, Pierre-François Tardieu et d’autres maîtres actifs dans le milieu artistique français. Charles Eisen sut adapter le langage moral et allégorique d’Erasme à l’élégance figurative rococo, transformant l’œuvre en l’un des plus intéressants livres illustrés du XVIIIe siècle français. Cette impression constitue donc une témoignage significatif de la rencontre entre un chef-d’œuvre de la littérature renaissante et la raffinée culture visuelle de l’époque des Lumières.
BIBLIOGRAPHIE ET RÉFÉRENCES
Cohen-De Ricci, Guide de l’amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle, pp. 348–349, éditions illustrées de l’Éloge de la folie. Bibliothèque nationale de France, Catalogue général, édition de 1757 illustrée par Charles Eisen. WorldCat / OCLC, L’Éloge de la folie, traduit du latin d’Erasme par M. Gueudeville, 1757. Erasmus Online, fiche bibliographique no. 2591. Desiderius Erasmus, Moriae Encomium, Paris, 1511, première édition latine. Repertori bibliografici delle opere di Erasmo e delle edizioni francesi illustrate del XVIII secolo. Cataloghi storico-artistici dedicati à Charles Eisen et à l’incisione française rococo."
À propos du vendeur
ERASMO CONTRE LA STUPIDITÉ HUMAINE – LE CHEF-d’ŒUVRE ILLUSTRÉ PAR CHARLES EISEN
Une édition raffinée du XVIIIe siècle, l’une des plus célèbres œuvres satiriques de la Renaissance européenne, illustrée. Publié à l’origine en 1511, l’Eloge de la folie d’Erasme dénonce avec ironie les vices de la société, de l’Église et du pouvoir. Cette précieuse édition française de 1757 présente la traduction de Nicolas Gueudeville, revue sur le texte de l’édition de Bâle. Magnifiquement illustrée par des gravures sur cuivre tirées des compositions de Charles Eisen, figure de l’art rococo français. Une rencontre fascinante entre l’humanisme d’Erasme et l’élégance figurative du XVIIIe siècle, dans une reliure antique caractéristique en plein cuir.
ABSTRACT
Élégante édition française de 1757 du L’Éloge de la folie, célèbre œuvre de Desiderius Erasmus (Désiderius Ermats) de Rotterdam, dans la traduction de Nicolas Gueudeville, révisée et corrigée sur le texte de l’édition de Bâle, avec notes et un important appareil iconographique. Cette impression du XVIIIe siècle appartient à la fertile tradition éditoriale illustrée de l’œuvre et se distingue par les compositions allégoriques de Charles Eisen, gravées sur cuivre par certains des meilleurs graveurs français de l’époque. L’illustration bibliographiquement prévue comprend une antiportée allégorique, une frise figurée en page de titre, une vignette initiale, treize planches hors texte et une gravure finale, pour un total de dix-sept compositions graphiques. La Folie, personnifiée comme protagoniste et narratrice, prononce un discours ironique en son propre laud, démystifiant les contradictions, les faiblesses et les vanités des hommes. Cibles de sa satire: les savants, les théologiens, les princes, les courtisans, les religieux, les puissants et les conventions sociales. Les illustrations d’Eisen traduisent cet univers littéraire en scènes allégoriques raffinées, caractérisées par une narration vive, une élégance rococo et un humour subtil. Une édition particulièrement intéressante pour les collectionneurs d’Erasme, les livres illustrés français, la littérature humaniste et les gravures du XVIIIe siècle.
POURQUOI ACHETER
UN CHEF-D’ŒUVRE DE L’HUMANISME – L’Éloge de la folie est l’une des œuvres fondamentales de la littérature européenne, une satire universelle de la vanité, de l’ignorance et de l’hypocrisie humaine.
ÉDITION ILLUSTRÉE DE 1757 – Impression du XVIIIe siècle appartenant à la célèbre tradition des éditions françaises décorées par les compositions de Charles Eisen.
GRAVURES DE CHARLES EISEN – Apparat figuratif raffiné tiré des dessins de l’un des plus importants illustrateurs du rococo français, présentant des scènes allégoriques et satiriques d’une qualité artistique notable.
TRADUCTION DE NICOLAS GUEUDEVILLE – L’une des versions françaises historiquement les plus importantes de l’œuvre, revue et accompagnée de notes explicatives.
FRONTSPIEZ EN ROUGE ET NOIR – Élégante composition typographique avec titre en deux couleurs, vignette figurée et date en chiffres romains, selon le goût de l’édition française du XVIIIe siècle.
ART ET PHILOSOPHIE – Une œuvre qui réunit la force intellectuelle d’Erasme et le talent des graveurs du XVIIIe siècle, particulièrement attrayante pour une bibliothèque de classiques illustrés.
RELIURE ANTIQUE – Exemplaire conservé en plein cuir avec dos à nerfs et décorations dorées, témoignage du goût bibliographique de l’époque.
VALEUR MARCHÉE
Les éditions illustrées de l’Eloge de la folie d’Erasme occupent une place consolidée sur le marché des antiquités, notamment lorsqu’elles conservent l’appareil figuratif original. Les tirages français du XVIIIe siècle illustrés par Charles Eisen sont recherchés pour l’élégance des gravures et pour la qualité de la tradition éditoriale à laquelle ils appartiennent. La valeur dépend essentiellement de l’intégralité des treize planches hors texte, de la fraîcheur des impressions, de l’état de la reliure et de l’intégrité des papiers. Pour l’édition de 1757, on observe des offres antiquaires autour de 500 € pour des exemplaires en bon état.
DESCRIPTION PHYSIQUE ET CONDITION
Relure antique en plein cuir marron, dos à nerfs avec compartiments décorés de frises florales imprimées en or, plats simples avec signes naturels du temps. À l’intérieur, papier avec quelques florilèges physiologiques et taches. Dans les livres anciens, avec une histoire pluriséculaire, peuvent apparaître quelques imperfections, pas toujours signalées dans la description. Cette annonce contient des Visualisations IA. Reportez-vous aux photographies originales pour vérifier les conditions effectives de l’objet. Les images font partie intégrante de la description. Pp. (2); 6nn; 24; 222; (2).
TITRE COMPLET ET AUTEUR
Desiderius Erasmus Roterodamus.
L’Éloge de la folie.
1757.
Contexte et signification
Écrit en 1509 et publié pour la première fois à Paris en 1511, le Moriae Encomium, universellement connu sous le nom d’Eloge de la folie, représente l’un des sommets de la littérature humaniste européenne. Erasme conçut l’œuvre lors d’un séjour en Angleterre, la dédiant à l’ami Thomas More, futur auteur de Utopia. Par un brillant art rhétorique, la Folie prend la parole et prononce un long discours en louange apparent de ses propres mérites, révélant en réalité les faiblesses et les contradictions du comportement humain. Aucune catégorie sociale n’échappe à la satire: philosophes, grammairiens, théologiens, moines, ecclésiastiques, souverains, courtisans, marchands et hommes ordinaires sont représentés comme prisonniers de l’amour-propre, de l’ambition, de la superstition ou de la quête de prestige. La critique d’Erasme ne se limite pas au mœurs sociales, mais touche des questions morales et religieuses profondément liées au renouveau spirituel de l’Europe du début du XVIe siècle. Le texte propose une vision de la religiosité chrétienne fondée sur la simplicité évangélique et la sincérité intérieure, s’opposant au formalisme et aux prétentions d’autorité. Son succès éditorial extraordinaire accompagna les transformations culturelles de la Réforme et de la Contre-Réforme, assurant une circulation continue des siècles suivants. L’édition française de 1757 témoigne de la vitalité de l’œuvre à l’époque des Lumières, lorsque la critique de l’intolérance, de l’ignorance et de l’autoritarisme trouvait de nouvelles résonances dans la pensée européenne. Les gravures d’Eisen, avec leur langage allégorique et théâtral, restitue visuellement le caractère ludique et en même temps corrosif de la satire erasmienne.
BRÈVE BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR
Desiderius Erasmus de Rotterdam, né probablement en 1466 ou 1469 et mort à Bâle en 1536, fut l’un des plus grands humanistes de la Renaissance européenne. Moine augustinien, philologue, théologien et écrivain, il consacra sa vie à l’étude des classiques grecs et latins, à la critique des textes sacrés et à la promotion d’un christianisme fondé sur la connaissance, la modération et la liberté intellectuelle. Il voyagea largement en Europe, résidant dans les Pays-Bas, en France, en Angleterre, en Italie et en Suisse, et entretint des rapports avec les principaux savants et hommes politiques de son temps. Parmi ses œuvres les plus importantes figurent les Adagia, l’Enchiridion militis Christiani, les Colloquia et l’édition critique du Nouveau Testament grec de 1516, destinée à influencer profondément l’histoire des études bibliques. Bien qu’il critiquât sévèrement les abus ecclésiastiques, Erasme refusa d’adhérer à la rupture confessionnelle prônée par Martin Luther, défendant une perspective de réforme pacifique et la valeur du libre arbitre. Son Eloge de la folie reste le texte le plus célèbre de son œuvre et l’une des expressions les plus durables de la capacité de l’humanisme à unir érudition, ironie et critique morale.
BIOGRAPHIE SOMMAIRE DE L’AUTEUR
Desiderio Erasmo da Rotterdam, né probablement en 1466 ou 1469 et mort à Bâle en 1536, fut l’un des plus grands humanistes de la Renaissance européenne. Moine augustinien, philologue, théologien et écrivain, il consacra sa vie à l’étude des classiques grecs et latins, à la critique des textes sacrés et à la promotion d’un christianisme fondé sur la connaissance, la modération et la liberté intellectuelle. Il voyagea largement en Europe, résidant dans les Pays-Bas, en France, en Angleterre, en Italie et en Suisse, et entretint des rapports avec les principaux savants et hommes d’État de son temps. Parmi ses œuvres les plus importantes figurent les Adagia, l’Enchiridion militis Christiani, les Colloquia et l’édition critique du Nouveau Testament grec de 1516, destinée à influencer profondément l’histoire des études bibliques. Bien qu’il critiquât avec vigueur les abus ecclésiastiques, Erasme refusa de s’opposer à la rupture confessionnelle prônée par Martin Luther, défendant une perspective de réforme pacifique et la valeur du libre arbitre. Son Éloge de la folie demeure le texte le plus célèbre de son œuvre et l’une des expressions les plus durables de la capacité de l’humanisme à unir érudition, ironie et critique morale.
HISTOIRE D’IMPRESSION ET CIRCULATION
L’Éloge de la folie connut une fortune éditoriale exceptionnelle dès la première édition latine de 1511. Au cours du XVIe siècle apparurent de nombreuses impressions et traductions, souvent accompagnées d’appareillages figuratifs contribuant à la diffusion internationale du texte. Particulièrement célèbre demeure la tradition des illustrations de Hans Holbein le Jeune, auteur des dessins marginaux réalisés sur un exemplaire de l’édition de Bâle de 1515. Au XVIIIe siècle, l’œuvre fut relancée dans de nouvelles traductions et éditions illustrées selon les canons esthétiques contemporains. La version française de Nicolas Gueudeville gagna une diffusion considérable et fut ensuite révisée et annotée par Meusnier de Querlon. Un moment particulièrement important dans l’histoire iconographique de l’œuvre fut représenté par l’édition illustrée de 1751, ornée des dessins de Charles Eisen. L’édition de 1757 présentée ici reprend cette favorable mise en page graphique dans un format plus petit, avec des gravures adaptées au douzième. La dotation figurative comprend une antiportée, une vignette en frontispice, un fregio initial, treize planches hors texte et une gravure finale, pour un total de dix-sept éléments graphiques. Les compositions furent gravées sur cuivre par divers graveurs, parmi lesquels Noël Le Mire, Jean-Jacques Flipart, Jacques Aliamet, Jean-Baptiste Delafosse, Pierre-François Tardieu et d’autres maîtres actifs dans le milieu artistique français. Charles Eisen sut adapter le langage moral et allégorique d’Erasme à l’élégance figurative rococo, transformant l’œuvre en l’un des plus intéressants livres illustrés du XVIIIe siècle français. Cette impression constitue donc une témoignage significatif de la rencontre entre un chef-d’œuvre de la littérature renaissante et la raffinée culture visuelle de l’époque des Lumières.
BIBLIOGRAPHIE ET RÉFÉRENCES
Cohen-De Ricci, Guide de l’amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle, pp. 348–349, éditions illustrées de l’Éloge de la folie. Bibliothèque nationale de France, Catalogue général, édition de 1757 illustrée par Charles Eisen. WorldCat / OCLC, L’Éloge de la folie, traduit du latin d’Erasme par M. Gueudeville, 1757. Erasmus Online, fiche bibliographique no. 2591. Desiderius Erasmus, Moriae Encomium, Paris, 1511, première édition latine. Repertori bibliografici delle opere di Erasmo e delle edizioni francesi illustrate del XVIII secolo. Cataloghi storico-artistici dedicati à Charles Eisen et à l’incisione française rococo."
