Octavio Paz - Le singe grammairien - 1972





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Octavio Paz underskriver og illustrerer Le singe grammairien, første franske udgave udgivet af Éditions Skira i 1972, softcover, 170 sider, målene 21,5 × 16,6 cm, i meget god stand med 79 illustrationer i sort-hvid og farver.
Beskrivelse fra sælger
Octavio Paz. LE SINGE GRAMMAIRIEN
Éditions Skira, coll. “Les sentiers de la création”, Genève, 1972, (21,5 x 16,6 cm), 170 pages, couverture illustrée à rabats.
79 illustrations noir et couleurs, la plupart hors-texte.
Édition originale en très bon état, petits défauts d'usage concernant le pelliculage comme habituellement pour cette collection.
Le Singe grammairien, publié en 1972, est une œuvre majeure du poète et essayiste mexicain Octavio Paz, lauréat du prix Nobel de littérature en 1990. Ce texte, à la croisée du poème en prose, de l’essai philosophique et de la méditation sur la création, a été écrit à Cambridge après un long séjour en Inde, où Paz était ambassadeur du Mexique. Il a démissionné de ce poste en 1968 en signe de protestation contre le massacre de la Plaza de Tlatelolco.
Le Singe grammairien est souvent décrit comme un "récit-essai-poème en prose". Il fusionne plusieurs genres pour explorer la nature du langage, de la pensée et du processus créatif. Paz y décrit son propre cheminement d’écriture, initialement conçu comme un parcours linéaire vers Galta, une ville en ruine près de Jaipur, mais qui se transforme en une spirale de répétitions, de métaphores et d’analogies.
« Au lieu d’avancer, le texte tournait sur lui-même et à chaque tournant se dédoublait en un autre texte, à la fois sa traduction et sa transposition : une spirale de répétitions et de réitérations qui ont abouti à la négation de l’écriture comme chemin. »
Ce mouvement reflète la quête de sens dans l’écriture, où le langage ne mène pas à une vérité extérieure, mais à une rencontre avec soi-même.
Le personnage central, Hanumân, est une figure empruntée à l’épopée indienne du Ramayana : un singe divin, messager, guerrier et dévot. Chez Paz, il devient le "seigneur des signes", une métaphore du poète ou de l’écrivain, habité par le langage. Hanumân contemple le jardin de Râvana comme une page de calligraphie, révélant l’idée que le monde est langage, et que la lecture du monde est une lecture textuelle.
La collection Les Sentiers de la création, publiée par les Éditions d’Art Albert Skira entre 1969 et 1976, représente une aventure éditoriale unique à la croisée des arts, de la littérature et de la pensée visuelle. Dirigée par Albert Skira en collaboration avec Gaëtan Picon, cette collection rassemble des œuvres inédites d’écrivains, d’artistes et de penseurs majeurs de l’époque, invités à explorer leur propre cheminement créatif en mêlant texte et image.
L’originalité de la collection réside dans son principe fondateur : chaque auteur est non seulement invité à écrire, mais aussi à illustrer lui-même son ouvrage, soit en créant des images originales, soit en sélectionnant des reproductions existantes. Ce geste d’auto-illustration transforme l’image en un moyen d’expression complémentaire au texte, parfois même en tension avec lui, créant un dialogue singulier entre le verbal et le visuel.
Les auteurs participaient activement à la conception de la maquette, en étroite collaboration avec l’équipe éditoriale, ce qui renforçait l’unité artistique de chaque volume.
Octavio Paz. LE SINGE GRAMMAIRIEN
Éditions Skira, coll. “Les sentiers de la création”, Genève, 1972, (21,5 x 16,6 cm), 170 pages, couverture illustrée à rabats.
79 illustrations noir et couleurs, la plupart hors-texte.
Édition originale en très bon état, petits défauts d'usage concernant le pelliculage comme habituellement pour cette collection.
Le Singe grammairien, publié en 1972, est une œuvre majeure du poète et essayiste mexicain Octavio Paz, lauréat du prix Nobel de littérature en 1990. Ce texte, à la croisée du poème en prose, de l’essai philosophique et de la méditation sur la création, a été écrit à Cambridge après un long séjour en Inde, où Paz était ambassadeur du Mexique. Il a démissionné de ce poste en 1968 en signe de protestation contre le massacre de la Plaza de Tlatelolco.
Le Singe grammairien est souvent décrit comme un "récit-essai-poème en prose". Il fusionne plusieurs genres pour explorer la nature du langage, de la pensée et du processus créatif. Paz y décrit son propre cheminement d’écriture, initialement conçu comme un parcours linéaire vers Galta, une ville en ruine près de Jaipur, mais qui se transforme en une spirale de répétitions, de métaphores et d’analogies.
« Au lieu d’avancer, le texte tournait sur lui-même et à chaque tournant se dédoublait en un autre texte, à la fois sa traduction et sa transposition : une spirale de répétitions et de réitérations qui ont abouti à la négation de l’écriture comme chemin. »
Ce mouvement reflète la quête de sens dans l’écriture, où le langage ne mène pas à une vérité extérieure, mais à une rencontre avec soi-même.
Le personnage central, Hanumân, est une figure empruntée à l’épopée indienne du Ramayana : un singe divin, messager, guerrier et dévot. Chez Paz, il devient le "seigneur des signes", une métaphore du poète ou de l’écrivain, habité par le langage. Hanumân contemple le jardin de Râvana comme une page de calligraphie, révélant l’idée que le monde est langage, et que la lecture du monde est une lecture textuelle.
La collection Les Sentiers de la création, publiée par les Éditions d’Art Albert Skira entre 1969 et 1976, représente une aventure éditoriale unique à la croisée des arts, de la littérature et de la pensée visuelle. Dirigée par Albert Skira en collaboration avec Gaëtan Picon, cette collection rassemble des œuvres inédites d’écrivains, d’artistes et de penseurs majeurs de l’époque, invités à explorer leur propre cheminement créatif en mêlant texte et image.
L’originalité de la collection réside dans son principe fondateur : chaque auteur est non seulement invité à écrire, mais aussi à illustrer lui-même son ouvrage, soit en créant des images originales, soit en sélectionnant des reproductions existantes. Ce geste d’auto-illustration transforme l’image en un moyen d’expression complémentaire au texte, parfois même en tension avec lui, créant un dialogue singulier entre le verbal et le visuel.
Les auteurs participaient activement à la conception de la maquette, en étroite collaboration avec l’équipe éditoriale, ce qui renforçait l’unité artistique de chaque volume.

