Ovidio - Art d’Aimer - 1759





Ajoutez-le à vos favoris pour recevoir une notification lorsque la vente commence.

Spécialiste des livres anciens, spécialisée dans les conflits théologiques depuis 1999.
Protection des acheteurs Catawiki
Votre paiement est en sécurité chez nous jusqu’à la réception de votre objet.Voir les informations
Trustpilot 4.4 | 124625 d’avis
Noté Excellent sur Trustpilot.
Description fournie par le vendeur
L’art d’aimer au siècle des salons, quand Ovide devient galant et dangereux
Cette édition raffinée du XVIIIe siècle de l’Ars amatoria d’Ovide, présentée comme un « nouveau poème en six chants », est un exemple parfait de réécriture moderne du classique antique, filtrée à travers le goût galant et narratif de l’Illumination française. Il ne s’agit pas d’une simple traduction, mais d’un adaptation littéraire qui réinvente Ovide pour le public des salons, atténuant l’érudition latine au profit de la grâce narrative et de l’élégance sentimentale. Les gravures accompagnent le texte comme de véritables commentaires visuels, intégrant l’art d’aimer dans une scénographie théâtrale composée de jardins, de temples et de gestes codifiés. Le volume se situe à mi-chemin entre la littérature libertine et le classicisme moral, incarnant une tension typiquement du XVIIIe siècle entre désir, ironie et contrôle social.
VALEUR DE MARCHÉ
Sur le marché antiquaire, cette édition illustrée se situe généralement dans une fourchette comprise entre 300 et 500 euros pour les exemplaires complets avec les planches et la Lettre de Zulni accompagnée de sa Réponse. La présence de la reliure d'époque en pleine peau, même avec des usures, ainsi que la complétude de l'iconographie ont un impact positif sur l'évaluation.
Description physique et état
Reliure en pleine peau coeva, dos à nervures avec compartiments et décorations dorées. Frontispice avec un fleurons typographique, sept planches gravées hors texte. Exemplaire complet, comprenant la Lettre de Zulni à Zulni et sa Réponse, reliées à la fin du volume. Pages avec quelques floraisons et marques du temps ; usure générale de la reliure. Dans les livres anciens, avec une histoire pluriséculaire, il peut y avoir quelques imperfections non toujours mentionnées dans la description. Pp. (6) ; 32 ; 262 ; (6).
TITRE COMPLET ET AUTEUR
L’Art d’aimer, nouveau poème en six chants.
Londres, aux dépens de la Compagnie, 1759.
Publio Ovidio Nasone.
Contexte et importance
L'œuvre s'inscrit dans la longue tradition des réécritures modernes de l'Ars amatoria, mais se distingue par l'ambition littéraire de son auteur-éditeur, Fr.-Étienne Gouge de Cessières, qui cherche à rendre Ovide compatible avec le goût moral et narratif du XVIIIe siècle. La division en six chants, l'usage d'un français élégant et discursif, ainsi que l'appareil iconographique transforment le poème latin en un manuel sentimental cultivé, destiné à un public mondain. La présence des lettres finales, au ton pseudo-oriental et dialogique, renforce le caractère narratif et théâtral du volume, élargissant sa dimension littéraire au-delà du simple remake classique.
Biographie de l'auteur
Publio Ovidio Nasone est né à Sulmona en 43 av. J.-C. et est mort en exil à Tomi vers 17 ap. J.-C. Il fut l’un des plus grands poètes de l’époque augustéenne et l’auteur d’œuvres fondamentales telles que les Métamorphoses, les Fasti et l’Ars amatoria. Maître d’élégance formelle et d’ironie, Ovide transforma le mythe et l’amour en instruments littéraires d’une modernité exceptionnelle. C’est précisément l’Ars amatoria, avec sa vision libre et intelligente du désir, qui lui valut l’hostilité du pouvoir impérial et l’exil, contribuant toutefois à sa renommée durable dans la culture européenne.
Histoire de l'impression et circulation
Les éditions françaises de L'Art d'aimer ont connu une diffusion remarquable au XVIIIe siècle, souvent sous une forme adaptée ou paraphrasée, pour contourner les censures morales et rendre le texte plus acceptable pour le public moderne. L'édition londonienne de 1759, bien qu'en langue française, exploite la plus grande liberté éditoriale anglaise, permettant un riche appareil illustratif et une narration plus audacieuse par rapport aux estampes continentales.
Bibliographie et références
Cohen-de Ricci, M., Guide de l’amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle, Paris.
Brunet, J.-C., Manuel du libraire et de l’amateur de livres, Paris.
Praz, M., La chair, la mort et le diable dans la littérature du XVIIIe siècle, Paris.
À propos du vendeur
Traduit par Google TraductionL’art d’aimer au siècle des salons, quand Ovide devient galant et dangereux
Cette édition raffinée du XVIIIe siècle de l’Ars amatoria d’Ovide, présentée comme un « nouveau poème en six chants », est un exemple parfait de réécriture moderne du classique antique, filtrée à travers le goût galant et narratif de l’Illumination française. Il ne s’agit pas d’une simple traduction, mais d’un adaptation littéraire qui réinvente Ovide pour le public des salons, atténuant l’érudition latine au profit de la grâce narrative et de l’élégance sentimentale. Les gravures accompagnent le texte comme de véritables commentaires visuels, intégrant l’art d’aimer dans une scénographie théâtrale composée de jardins, de temples et de gestes codifiés. Le volume se situe à mi-chemin entre la littérature libertine et le classicisme moral, incarnant une tension typiquement du XVIIIe siècle entre désir, ironie et contrôle social.
VALEUR DE MARCHÉ
Sur le marché antiquaire, cette édition illustrée se situe généralement dans une fourchette comprise entre 300 et 500 euros pour les exemplaires complets avec les planches et la Lettre de Zulni accompagnée de sa Réponse. La présence de la reliure d'époque en pleine peau, même avec des usures, ainsi que la complétude de l'iconographie ont un impact positif sur l'évaluation.
Description physique et état
Reliure en pleine peau coeva, dos à nervures avec compartiments et décorations dorées. Frontispice avec un fleurons typographique, sept planches gravées hors texte. Exemplaire complet, comprenant la Lettre de Zulni à Zulni et sa Réponse, reliées à la fin du volume. Pages avec quelques floraisons et marques du temps ; usure générale de la reliure. Dans les livres anciens, avec une histoire pluriséculaire, il peut y avoir quelques imperfections non toujours mentionnées dans la description. Pp. (6) ; 32 ; 262 ; (6).
TITRE COMPLET ET AUTEUR
L’Art d’aimer, nouveau poème en six chants.
Londres, aux dépens de la Compagnie, 1759.
Publio Ovidio Nasone.
Contexte et importance
L'œuvre s'inscrit dans la longue tradition des réécritures modernes de l'Ars amatoria, mais se distingue par l'ambition littéraire de son auteur-éditeur, Fr.-Étienne Gouge de Cessières, qui cherche à rendre Ovide compatible avec le goût moral et narratif du XVIIIe siècle. La division en six chants, l'usage d'un français élégant et discursif, ainsi que l'appareil iconographique transforment le poème latin en un manuel sentimental cultivé, destiné à un public mondain. La présence des lettres finales, au ton pseudo-oriental et dialogique, renforce le caractère narratif et théâtral du volume, élargissant sa dimension littéraire au-delà du simple remake classique.
Biographie de l'auteur
Publio Ovidio Nasone est né à Sulmona en 43 av. J.-C. et est mort en exil à Tomi vers 17 ap. J.-C. Il fut l’un des plus grands poètes de l’époque augustéenne et l’auteur d’œuvres fondamentales telles que les Métamorphoses, les Fasti et l’Ars amatoria. Maître d’élégance formelle et d’ironie, Ovide transforma le mythe et l’amour en instruments littéraires d’une modernité exceptionnelle. C’est précisément l’Ars amatoria, avec sa vision libre et intelligente du désir, qui lui valut l’hostilité du pouvoir impérial et l’exil, contribuant toutefois à sa renommée durable dans la culture européenne.
Histoire de l'impression et circulation
Les éditions françaises de L'Art d'aimer ont connu une diffusion remarquable au XVIIIe siècle, souvent sous une forme adaptée ou paraphrasée, pour contourner les censures morales et rendre le texte plus acceptable pour le public moderne. L'édition londonienne de 1759, bien qu'en langue française, exploite la plus grande liberté éditoriale anglaise, permettant un riche appareil illustratif et une narration plus audacieuse par rapport aux estampes continentales.
Bibliographie et références
Cohen-de Ricci, M., Guide de l’amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle, Paris.
Brunet, J.-C., Manuel du libraire et de l’amateur de livres, Paris.
Praz, M., La chair, la mort et le diable dans la littérature du XVIIIe siècle, Paris.
